L’atelier


Titre : L’atelier
Scénariste : Etienne Davodeau
Dessinateur : Etienne Davodeau
Parution : Mai 2002


L’avant-propos présente un auteur de bande-dessinée bousculé lors d’une rencontre avec des élèves d’un collège. L’un deux, insolent, n’hésite pas à lancer : « pourquoi vous prenez toutes ces précautions pour faire vos bouquins ? Vous avez peur ou quoi ? » Sans réponse et piqué au vif, Etienne Davodeau se lance alors dans la réalisation d’un ouvrage spontané, « directement à l’encre et sans retouche », appelé « L’atelier ».  Continuer la lecture de « L’atelier »

Djinn, T2 : Les 30 Clochettes


Titre : Djinn, T2 : Les 30 Clochettes
Scénariste : Jean Dufaux
Dessinatrice : Ana Mirallès
Parution : Mai 2002


« Djinn » est une série que j’ai découverte récemment. C’est le nom de son scénariste qui m’avait attiré vers elle. En effet, Jean Dufaux est un écrivain que j’apprécie depuis que j’ai lu « Murena » et « Barracuda ». Les dessins sont confiés à Miralles. Editée chez Dargaud, cette saga est composée de dix tomes. Mon avis d’aujourd’hui porte sur le deuxième d’entre eux intitulé « Les 30 clochettes ». Sa parution date presque d’une dizaine d’années.  Continuer la lecture de « Djinn, T2 : Les 30 Clochettes »

Les incidents de la nuit, T3

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Titre : Les incidents de la nuit, T3
Scénariste : David B.
Dessinateur : David B.
Parution : Août 2002


« Les incidents de la nuit » est une revue créée au 19ème siècle par Emile Travers afin de favoriser le retour au pouvoir de Napoléon Bonaparte, bien que ce dernier soit déjà mort… 150 ans plus tard, David B. se met en scène étudiant ce journal dans un monde onirique où les repères vacillent en permanence. Après un deuxième tome consacré aux massacres dans l’humanité, on reprend l’enquête proprement dite. Petite précision : édité dans la collection Mimolette de l’Association, l’ouvrage ne fait que 30 pages. Cependant, la densité de l’ensemble compense amplement ce que certaines pourraient considérer comme un problème.  Continuer la lecture de « Les incidents de la nuit, T3 »

La valse des alliances

LaValseDesAlliances


Titre : La valse des alliances
Scénariste : Will Eisner
Dessinateur : Will Eisner
Parution : Janvier 2002


Will Eisner est sans conteste l’un des plus grands auteurs de bande-dessinée qui ait existé. Et pourtant, je n’avais encore rien lu de lui. Au détour d’un rayon de ma bibliothèque, voilà que je tombe sur « La valse des alliances ». Ni une, ni deux, voilà que je m’empare de l’ouvrage. Bien que j’eusse préféré commencer par sa série culte, « The Spirit », cela était l’occasion de commencer à découvrir un auteur tant reconnu, qu’il porte un nom de récompense bédéistique !  Continuer la lecture de « La valse des alliances »

Breakfast after noon

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Titre : Breakfast after noon
Scénariste : Andi Watson
Dessinateur : Andi Watson
Parution : Septembre 2002


Les romans graphiques ont explosé dans les années 2000, révélant à la fois des pépites comme des œuvres sans grand intérêt. L’allongement de la pagination a permis aux auteurs de s’exprimer plus longuement et de travailler à la psychologie de leurs personnages plus en profondeur. Atteignant près de 200 pages, « Breakfast after noon » d’Andi Watson saura-t-il titiller l’intérêt jusqu’au bout de la lecture ? Surtout que c’est le trait au pinceau de l’auteur qui m’a au premier abord attiré. Le tout est publié chez Casterman dans la collection écritures. Continuer la lecture de « Breakfast after noon »

De cape et de crocs, T5 : Jean sans lune – Alain Ayroles & Jean-Luc Masbou

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Titre : De cape et de crocs, T5 : Jean sans lune
Scénariste : Alain Ayroles
Dessinateur : Jean-Luc Masbou
Parution : Septembre 2002


« Jean sans lune » est le cinquième opus de « De Cape et de Crocs ». Sa parution date d’une dizaine d’années maintenant chez les éditions Delcourt. Il appartient à la collection « Terres de Légende », se compose d’une grosse quarantaine de pages et a un prix proche de quatorze euros. Comme pour les autres tomes de la série, il est le fruit de la collaboration d’Alain Ayroles et de Jean-Luc Masbou. Le premier se charge du scénario et le second des dessins. La couverture possède une dimension féérique. On découvre messire Maupertuis en train de voler avec l’élue de son cœur au beau milieu d’une belle nuit étoilée éclairée par la lune. La surprise réside dans la présence également d’un navire dans cet endroit peu approprié pour lui. Mais je compte sur ma lecture pour apporter une explication à ses événements peu orthodoxes…

decapeetdecrocs5bLa quatrième de couverture nous offre une présentation succincte de ce cinquième acte : « Où l’on verra Messieurs de Maupertuis et Villalobos percer enfin le secret des îles Tangerines et de leurs hôtes mystérieux, affronter le lunatique prince Jean, élaborer d’improbables machines, retrouver l’ombrageux Raïs Kader, l’infâme Mendoza, le fourbe Cenile, la belle Séléné et le fougueux Eusèbe, avant d’embarquer pour un fabuleux voyage… »

Pour ceux qui ont lu mes critiques sur les quatre premiers tomes, vous savez que je suis un grand fan de cette série. Je lui trouve toutes les qualités. Une des plus importantes est de voir que chaque épisode s’avère passionnant et que rien n’a été négligé malgré la parution régulière des différents albums. J’étais donc confiant en découvrant « Jean sans lune ». Ma curiosité était plutôt forte à l’idée de me plonger de ma lecture. En effet, l’acte précédent avait vu apparaitre de curieux habitants sur les îles Tangerines qui présentaient ainsi une version bien originale du trésor tant recherché par les protagonistes. Ce nouvel ouvrage devait donc finaliser de clarifier la situation et de nous remettre les idées en place quant à ces curieuses nouvelles rencontres.

Un tome de transition.

 « Jean sans lune » s’avère être un tome de transition. Je tiens à préciser qu’il ne faut rien y voir de péjoratif. En effet, cet album clôt la quête des îles Tangerines et de leur secret. Parallèlement, il sert d’introduction vers un voyage d’une toute autre ampleur. C’est en ce sens qu’il joue le rôle de liant entre ces deux quêtes. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il ne passe rien et que l’heure est au farniente sur le plan scénaristique. Ayroles est plein d’idées et fait en sorte que l’histoire ne souffre d’aucun temps mort. Néanmoins, on ne retrouve pas autant de pics d’intensité que dans les autres épisodes. Ce n’est pas bien grave. On a le sentiment de vivre le calme qui précède une tempête d’une grande ampleur.

decapeetdecrocs5cLes premières pages de l’album nous présentent les « habitants » des îles Tangerines. Ils sont des habitants de la Lune ayant été banni de leur planète. Ils avaient besoin d’une pierre de lune pour rentrer chez eux. Pour l’obtenir, ils décidaient de disséminer à travers le monde des fausses cartes au trésor dont la seule requête était de venir accompagné du précieux bijou. C’est ainsi que nos amis permettront à l’insu de leur plein gré à ces sélénites de rentrer chez eux. Mais cette aventure ne s’arrête pas là. Nos héros voient dans ce merveilleux voyage l’occasion de vivre une épopée légendaire. C’est cet objectif dont on suit l’avancée tout au long de cet ouvrage au rythme de la conception de leur nouveau vaisseau.

Une des forces de cet album est de, malgré l’unité de lieu quasi permanente, parvenir à ne jamais tomber dans le creux ou l’ennui. La richesse des dialogues et la profondeur des personnages permettent cette performance narrative. On est curieux de suivre les réflexions de Bombastus, ce génial inventeur. De plus, l’auteur arrive faire exister les nombreux membres de ce remarquable casting. Il arrive même à tous les regrouper au moment où se clôt cet ouvrage. Ce choix confirme que « Jean sans lune » est la fin de la première étape de cette grande saga.

Les dessins de Masbou sont une nouvelle fois parfaitement adapté à l’esprit de la série. Que ce soit les scènes nocturnes ou le quotidien sur une île paradisiaque, le dessinateur arrive à donner vie à tous les décors. De plus, sa capacité à faire exister chaque protagoniste physiquement et par ses expressions est indispensable au plaisir généré par cette lecture. Les couleurs souvent pastelles agrémentent l’ensemble avec une subtilité agréable.

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En conclusion, « Jean sans lune » confirme le talent qui se dégage de chacune des pages de « De Cape et de crocs ». La richesse du scénario et des dialogues sont particulièrement bien mis en forme par le trait de Masbou. Son absence d’intensité du fait de l’histoire ne pénalise absolument pas la qualité de la lecture. Il ne me reste donc plus qu’à me plonger au plus vite dans le prochain opus intitulé « Luna Incognita ». Il marque le début d’un voyage vers l’inconnu qui devrait être du condensé de bonheur pour chaque lecture. Mais cela est une autre histoire… 

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Note : 15/20