Voyage en Satanie, T1


Titre : Voyage en Satanie, T1
Scénariste : Fabien Vehlmann
Dessinateurs : Kerascoët
Parution : Août 2011


« Voyage en Satanie » a connu une vie mouvementée. Prévu comme un diptyque, le premier tome sort en 2011. Puis sortira une intégrale en 2016… Sympa pour les acheteurs du premier bouquin qui ont dû l’avoir mauvaise… On peut remercier Dargaud qui n’est pas allé au bout du projet, ou plutôt Soleil qui a eu le mérite d’offrir une fin à l’histoire… Le tout est scénarisé par Fabien Vehlmann et dessiné par Kerascoët, un duo de choc pourtant ! Continuer la lecture de « Voyage en Satanie, T1 »

Le crépuscule des idiots


Titre : Le crépuscule des idiots
Scénariste : Krassinsky
Dessinateur : Krassinsky
Parution : Août 2016


Le monde animalier a souvent servi de miroir pour notre société dans la bande dessinée. Ainsi, pour parler théologie, Krassinsky a décidé d’utiliser une peuplade de singes vivant dans les glaces, près d’une source chaude. Une forme de fable pour nous raconter combien le peuple est idiot et capable de croire tout et n’importe quoi… Le tout est publié chez Casterman et pèse pas loin de 300 pages. Continuer la lecture de « Le crépuscule des idiots »

Djinn, T8 – Fièvres


Titre : Djinn, T8 : Fièvres
Scénariste : Jean Dufaux
Dessinatrice : Ana Mirallès
Parution : Novembre 2008


« Fièvres » est le huitième tome de la série « Djinn ». Sa parution chez Dargaud date de deux mille huit. Cette célèbre série est scénarisée par Jean Dufaux et dessinée par Ana Miralles. Le premier est célèbre pour des séries telles que « Barracuda » ou « Murena ». De son côté, Ana Miralles est dans l’actualité avec la parution du premier opus d’une série intitulée « Muraqqa » que je n’ai pas encore découverte. « Fièvres » est un album de format classique dont l’histoire se compose d’une petite cinquantaine de pages et est vendu pour environ douze euros.  Continuer la lecture de « Djinn, T8 – Fièvres »

Djinn, T7 : Pipiktu


Titre : Djinn, T7 : Pipiktu
Scénariste : Jean Dufaux
Dessinatrice : Ana Mirallès
Parution : Octobre 2007


« Pipiktu » est le septième tome de « Djinn ». Sa parution chez Dargaud date d’il y a environ cinq ans. Comme les albums précédents, Jean Dufaux s’occupe du scénario et Ana Miralles des dessins. Cet opus est le troisième du cycle africain de la série. Ce dernier succès au cycle ottoman qui se composait des quatre premiers ouvrages. Ce sont les conseils de mon frère associés à la présence de Dufaux sur la couverture qui m’avait guidé vers cette célèbre saga du neuvième art.

Continuer la lecture de « Djinn, T7 : Pipiktu »

Djinn, T6 : La perle noire


Titre : Djinn, T6 : La perle noire
Scénariste : Jean Dufaux
Dessinateur : Ana Mirallès
Parution : Novembre 2006


« La perle noire » est le sixième tome de « Djinn ». Sa parution date d’un petit peu plus de cinq ans. Edité chez Dargaud, il est scénarisé par Jean Dufaux et dessiné par Ana Miralles. Cette série se décompose en cycle. Le premier, l’ottoman, comprenait les quatre premiers tomes. Le deuxième, l’africain, a débuté lors du cinquième album. Le bouquin dont je vous parle aujourd’hui est donc le deuxième de ce nouveau cycle qui s’étalera sur cinq ouvrages. J’avais été attiré vers cette saga pour deux raisons principales. La première était le nom du scénariste. Dufaux est un auteur référencé dont j’avais lu avec un plaisir intense « Murena ». La seconde est les critiques positives et enthousiastes qui accompagnent cette œuvre depuis de longues années. Continuer la lecture de « Djinn, T6 : La perle noire »

Djinn, T5 : Africa


Titre : Djinn, T5 : Africa
Scénariste : Jean Dufaux
Dessinatrice : Ana Mirallès
Parution : Octobre 2005


« Africa » est le cinquième tome de « Djinn ». Cette saga est actuellement composée de dix albums scénarisés par Jean Dufaux et dessinés par Ana Miralles. Les quatre premiers composaient le cycle ottoman. Avec « Africa », c’est un deuxième cycle qui démarre. Il est toujours édité chez Dargaud. D’un format standard, le bouquin est composé d’une petite cinquantaine de pages. Son prix tourne autour de douze euros.  Continuer la lecture de « Djinn, T5 : Africa »

Christ


Titre : Christ
Dessinateur : Pascal Croci
Scénariste : Pascal Croci
Parution : Janvier 2010


Pascal Croci est un scénariste et dessinateur ayant démarré dans la bande-dessinée catholique. Après plusieurs œuvres en coopération avec sa compagne au scénario, il sort seul « Christ », un one-shot sur le thème de la rédemption. Continuer la lecture de « Christ »

Archétype

archetype


Titre : Archétype
Scénariste : Ralf König
Dessinateur : Ralf König
Parution : Juillet 2012


Après un « Prototype » consacré à Adam et Ève, Ralf König continue sa réécriture de la bible avec « Archétype », une version nouvelle de l’épisode de l’Arche de Noé. En délaissant (un peu) les thématiques gays, l’auteur allemand prend des risques. Surtout que les adaptations humoristiques de la Bible sont nombreuses et il n’est pas évident de faire du neuf. Le tout pèse 140 pages et est publié chez Glénat. Continuer la lecture de « Archétype »

Goliath

Goliath


Titre : Goliath
Scénariste : Tom Gauld
Dessinateur : Tom Gauld
Parution : Mai 2013


Ayant beaucoup entendu parler de Tom Gauld ces derniers temps ainsi que de son dernier ouvrage intitulé « Goliath », je me suis décidé à découvrir l’univers de cet auteur britannique. Son livre est paru à L’Association, dans la collection Espôlette. C’est un format A5 qui nous est proposé, avec près de 90 pages de lecture.  Continuer la lecture de « Goliath »

Le troisième testament, Julius, T4 : Livre IV – Alex Alice & Thimothée Montaigne

Julius4


Titre : Le troisième testament, Julius, T4 : Livre IV
Scénariste : Alex Alice
Dessinateur : Thimothée Montaigne
Parution : Avril 2015


« Le Troisième Testament » est, à mes yeux, un monument du neuvième art. Sa dimension ésotérique développée dans cette époque médiévale est envoutante. De plus, la richesse du scénario mis en valeur par un dessin soigné et précis fait que chaque nouvelle lecture de cette série est un plaisir. La naissance il y a cinq ans d’une nouvelle branche à ce solide chêne qu’était cette saga m’a ravi. En effet, apparaissait dans les rayons de librairie le premier tome de « Le Troisième Testament – Julius ». Son intrigue était bien antérieure à celle du Comte de Marbourg. Néanmoins, la perspective de découvrir la vie de Julius ne pouvait pas laisser indifférent un adepte de l’histoire scénarisée par Xavier Dorison.

Julius4a« Le Troisième Testament… Le livre ultime de la parole de Dieu. Au cœur des légendes médiévales qui entourent ce manuscrit, le nom d’un prophète oublié : Julius de Samarie. Son histoire s’est perdue dans les brumes du temps… jusqu’à aujourd’hui. » Voici les mots que nous pouvons lire sur la quatrième de couverture. Ce prophète occupe une place non négligeable dans la tétralogie initiale. Néanmoins, cette nouvelle aventure peut se lire de manière complètement indépendante. Il n’est pas nécessaire d’avoir suivi les pérégrinations de Conrad de Marbourg pour profiter pleinement de cette nouvelle histoire. Toute personne attirée par les intrigues mystiques à l’époque de la toute-puissance romaine devrait se laisser charmer par le destin de Julius…

Ma critique d’aujourd’hui porte sur le quatrième épisode de la série. Il s’agit du dernier en date. Il est paru chez Glénat en avril dernier. Le scénario est l’œuvre d’Alex Alice et les dessins comme pour les deux opus précédents sont le fruit du travail de Thimothée Montaigne. Il est évident que se plonger dans ce tome sans avoir lu les trois premiers me semble complexe. L’intrigue se construit autour d’un long voyage. Il est dommage de prendre le train en route. Certaines informations primordiales vous auraient échappé.

Julius4bL’intrigue se construit autour du Sar Ha Sarim. Il est perçu par son peuple comme le Messie. Il entame un voyage vers l’Orient pour ouvrir les portes du Royaume des Cieux. Il entame un long périple avec un petit groupe de disciples. Son trajet se clôt à la fin de l’album précédent. Proche du but, il arrête sa quête et décide de revenir sur ses pas en Judée. Il se sert de son aura pour unifier les rebelles et libérer son peuple de l’oppression romaine. Pendant ce temps, Julius, son ami est retourné dans la montagne à la recherche de la révélation…

Une rupture d’atmosphère.

Jusqu’alors, toute l’histoire s’était construite autour d’un petit groupe de personnes qui parcourait les routes. La narration était assez linéaire. Les embûches se succédaient. Les moments de doute étaient nombreux. Bref, cette aventure était une succession d’épreuves. La construction scénaristique faisait que le lecteur se laissait aisément porté par cette mission. En effet, l’empathie dégagée par cette communauté permettait à la curiosité d’être entretenue.

Ce « Livre IV » marque une rupture d’atmosphère. Le héros n’est plus en recherche divine. Il est retombé dans son costume humain. Il mène une guerre. Il est complètement possédé par sa volonté de vaincre. Il n’est plus un guide spirituel mais un général d’armée. L’évolution est bien montrée. Le personnage que nous connaissions jusqu’alors semble avoir disparu. Il a laissé place à une machine à tuer. Je trouve intéressant cette évolution. Elle chamboule la routine agréable dans laquelle le lecteur était blotti. Malgré tout, l’ouvrage en lui-même n’est pas un condensé de rebondissements. Il se décline davantage comme une fuite en avant.

Julius4c

Le personnage de Julius est moins présent dans les planches de ce quatrième tome. Néanmoins, l’issue de son voyage est centrale dans l’évolution de la trame. Chacune de ses apparitions est un moment fondamental de la lecture. Les dernières pages sont dans ce domaine un modèle du genre. Le lecteur sent l’Histoire en train de s’écrire. La dimension divine de sa quête prend ici tout son sens. La progression de son personnage depuis le premier épisode est passionnante. Il s’agit d’une belle réussite.

Toute cette aventure est mise en valeur par le trait de Thimothée Montaigne. Il confirme le talent mis en lumière précédemment. Je trouve vraiment remarquable sa capacité à faire exister des lieux et les protagonistes qui s’y trouvent. Ils alternent les points de vue et les différents plans pour offrir un dynamisme intéressant dans la lecture. Ce travail permet une immersion très forte du lecteur dans un monde et une époque difficiles. Les couleurs de François La Pierre subliment l’ensemble.

Julius4d

Au final, ce « Livre IV » offre une suite sérieuse au destin de Sar Ha Sarim. Je regrette la faible présence de Julius tant son rôle est le plus intéressant de la saga. En tout cas, la lecture a été suffisamment plaisante pour que je me plonge à nouveau dans la série initiale. Suivre à nouveau les pas du Comte de Marbourg me permettra de supporter plus aisément l’attente de la parution du « Livre V ».

gravatar_eric

note4