Les chant des stryges, T18 : Mythes


Titre : Les chant des stryges, T18 : Mythes
Scénariste : Éric Corbeyran
Dessinateur : Richard Guérineau
Parution : Juin 2018


Le chant des stryges est une série que j’ai vu naître il y a maintenant plus de vingt ans. Je me suis tout de suite passionné pour cette histoire fantastique qui faisait exister dans notre réalité des créatures ailées intimement liées au devenir de l’humanité. J’ai été tout autant captivé par les différents spin-off (Le clan des chimères, Le maitre de jeu et Le siècle des ombres)qui ont alimenté cet univers envoutant. Vous comprendrez donc aisément que la parution du dix-huitièmes tome intitulé Mythes. Cet album clôture une grande aventure bédéphile à mes yeux.

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Le culte de Mars


Titre : Le culte de Mars
Scénariste : Mobidic
Dessinatrice : Mobidic
Parution : Juin 2020


« Roi Ours Â» avait Ă©tĂ© une première bande-dessinĂ©e très rĂ©ussie. Mobidic avait su allier une histoire originale avec un style graphique maĂ®trisĂ© et personnel. C’est avec plaisir que nous la retrouvons 5 ans plus tard pour un nouveau one-shot intitulĂ© « Le Culte de Mars Â». Rien qu’avec la couverture, on reconnaĂ®t la patte de l’auteure, tant dans les couleurs que dans le trait. Le tout pèse une petite centaine de pages et est paru chez Delcourt.

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Mécanique céleste


Titre : Mécanique céleste
Scénariste : Merwan
Dessinateur : Merwan
Parution : Septembre 2019


J’ai dĂ©couvert Merwan par le biais de son Instagram. Je ne connaissais pas ses ouvrages prĂ©cĂ©dents. Il publiait alors les recherches et extraits de sa prochaine bande-dessinĂ©e, rĂ©alisĂ©e en solo, « MĂ©canique cĂ©leste Â». J’ai Ă©tĂ© sĂ©duit immĂ©diatement par le dynamisme des dessins et la mise en couleur. Lors de la sortie du livre, les critiques allaient dans le mĂŞme sens : si le scĂ©nario n’était pas le plus intĂ©ressant, les dessins valaient vraiment le coup. Devant la taille de l’objet (200 pages bien Ă©paisses), j’ai longtemps hĂ©sitĂ© Ă  me le procurer. Maintenant que c’est chose faite, je ne le regrette pas !

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Solo, T3 : Le monde cannibale


Titre : Solo, T3 : Le monde cannibale
Scénariste : Oscar Martin
Dessinateur : Oscar Martin
Parution : Octobre 2017


« Solo » d’Oscar Martin a Ă©tĂ© un de mes grands coups de cĹ“ur graphiques de ces dernières annĂ©es. Son anthropomorphisme Ă  la Disney boostĂ© aux hormones est de toute beautĂ©, enrichi par un sens de l’animation qui dynamise (dynamite ?) ses planches. HĂ©las, le scĂ©nario manquait d’originalitĂ©. Avec « Le monde cannibale », l’auteur clĂ´t ce qui sera un triptyque. Le tout paraĂ®t chez Delcourt pour 120 pages de tueries sanguinaires. Continuer la lecture de « Solo, T3 : Le monde cannibale »

Le reste du monde, T2 : Le monde d’après


Titre : Le reste du monde, T2 : Le monde d’après
Scénariste : Jean-Christophe Chauzy
Dessinateur : Jean-Christophe Chauzy
Parution : Octobre 2016


« Le reste du monde » de Jean-Christophe Chauzy m’avait laissĂ© un goĂ»t amer. PrĂ©sentĂ© comme un one-shot, sa fin laissait prĂ©sager une suite puisque rien n’était rĂ©solu. Mes craintes sont confirmĂ©es avec ce « Monde d’après ». Suite directe du « Reste du monde », il n’en porte aucune marque Ă©ditoriale… Que ce soit un choix de Chauzy ou de Casterman, ce genre de procĂ©dĂ© est particulièrement gĂŞnant sur le principe… Continuer la lecture de « Le reste du monde, T2 : Le monde d’après »

Solo, T2 : Le cœur et le sang

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Titre : Solo, T2 : Le cœur et le sang
Scénariste : Oscar Martin
Dessinateur : Oscar Martin
Parution : Janvier 2016


Oscar Martin avait marquĂ© nombre de lecteurs avec le premier tome de « Solo ». Cette histoire de rat mutant, dans un futur apocalyptique, Ă©tait surtout puissante par son dessin d’une grande beautĂ© et d’un sens du mouvement incroyable. HĂ©las, la redondance des combats empĂŞchait de vraiment adhĂ©rer Ă  la dĂ©marche. Avec ce tome 2, intitulĂ© « Le cĹ“ur et le sang », l’auteur cherche Ă  dĂ©velopper la psychologie de son personnage. Le tout est publiĂ© chez Delcourt pour une centaine de pages. Continuer la lecture de « Solo, T2 : Le cĹ“ur et le sang »

Le reste du monde

LeResteDuMonde


Titre : Le reste du monde
Scénariste : Jean-Christophe Chauzy
Dessinateur : Jean-Christophe Chauzy
Parution : Mars 2015


La mode du post-apocalyptique actuelle est plutôt basée sur les zombies. Jean-Christophe Chauzy décide de l’orienter sur une catastrophe naturelle, à savoir une série de séismes. Comment une famille, coincée dans une vallée, va-t-elle survivre dans cet environnement où tout commence à manquer ? Ce one-shot d’une centaine de pages est publié chez Casterman.

Marie, enseignante, termine ses vacances avec ses deux fils. Pendant ce temps-là, son mari la trompe, l’ayant quitté quelques semaines auparavant. C’est donc aigri qu’elle s’apprête à quitter le chalet. Mais voilà que des séries de séismes viennent tout bouleverser, coupant la vallée du reste du monde. Commence alors la difficile tentative de survie en attendant d’hypothétiques secours.

Un survival franchouillard.

LeResteDuMonde1b« Le reste du monde » a tout du récit catastrophe classique. Des individus ordinaires se retrouvent perdus face à une situation inconnue et doivent se débrouiller. Certains dépérissent, d’autres s’aguerrissent. Jean-Christophe Chauzy, en prenant pour personnage principal une femme, fait preuve d’originalité. Ce n’est pas une pin-up, elle est mère de famille trompée et n’est pas préparée à ce qu’elle va vivre. Hélas, c’est la seule véritable originalité du livre. Les étapes qui s’enchaînent sont très classiques et on devine sans peine ce qu’il va se passer pour les pages suivantes. Après un premier intérêt en début de lecture, le soufflet retombe un peu dans la deuxième partie.

La grande catastrophe touchant un petit village montagnard, « Le reste du monde » prend un aspect « survival franchouillard ». En soit, ce n’est pas forcément désagréable, mais pas passionnant non plus. L’auteur ancre fortement son récit dans un lieu donné, où chaque non de ville parle aux protagonistes, chacun connaissant parfaitement la région. La fin, ouverte, laisse un goût amer au lecteur. Présenté comme un one-shot, « Le reste du monde » se laisse clairement la possibilité d’une suite. Or, après un constat assez moyen en première lecture (et globalement sans réponse), difficile d’être catégorique. Car s’il y a une suite, cela pourrait donner (un peu) plus de matière à ce premier tome. Voilà qui laisse un peu perplexe.

Le dessin de Jean-Christophe Chauzy est des plus convaincants. Optant pour une absence de noir à l’encrage, son trait fait preuve de dynamisme, dans un réalisme expressif. Il prend plaisir à réaliser de grandes cases et les scènes de séismes sont très réussies. Les couleurs se veulent tantôt vives, tantôt beaucoup plus désaturées, renforçant efficacement les ambiances. Un bilan des plus positifs concernant le dessin.

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Optant pour un récit classique sans grandes surprises ni réponses, Jean-Christophe Chauzy laisse son lecteur sur sa faim. « Le reste du monde », comme one-shot, manque d’originalité pour séduire. Et sa fin ouverte, présageant une suite, laisse un peu dubitatif devant la démarche. Bref, il faudra attendre de voir si suite il y a pour avoir un avis définitif. Et c’est un peu dommage…

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note3

Solo, T1 : Les survivants au chaos – Oscar Martin

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Titre : Solo, T1 : Les survivants du chaos
Scénariste : Oscar Martin
Dessinateur : Oscar Martin
Parution : Septembre 2014


Un auteur espagnol venu de l’animation qui fait de la bande-dessinée… Cela vous dit quelque chose ? On pense à Guarnido bien sûr. Il faudra désormais ajouter le nom d’Oscar Martin. Après un passage dans le dessin-animé, l’auteur se lance dans la bande-dessinée. « Solo » est l’une de ses histoires, qui paraît en 2014 chez Delcourt dans la collection Contrebande. Le dessin anthropomorphe rappelle immanquablement Disney, même si l’univers en est bien éloigné… Le tout semble être une édition regroupant deux premiers tomes parus précédemment. L’ensemble pèse une centaine de pages et se nomme « Les survivants du chaos ».

Solo1d« Solo » s’intègre dans une logique post-apocalyptique. La vie est rude, le gibier est rare tout comme la technologie. Fils aîné d’une famille de rats, Solo décide de quitter le foyer pour permettre à ses petits frères et sœurs de survivre. Son père a forgé en lui un formidable guerrier prêt à abattre n’importe quelle bestiole, fut-elle trois fois plus grande.

Le monde de « Solo » mélange de nombreux style. Les factions sont humaines ou animales, voire fantastiques. Il y a relativement peu d’explications sur le monde et l’univers, si ce n’est en version texte dans les dernières pages de l’ouvrage, une fois l’histoire terminée. Le scénario se concentre sur l’action et les combats, très nombreux et, finalement, peu décrits.

Ultra-violent sans ĂŞtre gore.

« Solo », outre l’action, joue sur l’ambiance. La narration est menĂ©e par le personnage principal. Bien qu’auto-centrĂ©e, elle apporte une empathie vĂ©ritable pour le personnage et son Ă©volution. Car Solo devient ultra-violent et y perd le sens de la vie. L’auteur ne fait cependant pas dans le gore pour tant. MalgrĂ© tout, le scĂ©nario est assez rĂ©pĂ©titif et peu original. Il plaira aux amateurs de mondes violents et dĂ©sespĂ©rĂ©s. L’auteur a cependant posĂ© des jalons qui mĂ©riteraient d’être dĂ©veloppĂ©s dans la suite. « Solo » peut cependant se lire comme un one-shot tant on a l’impression que la boucle est bouclĂ©e Ă  la fin du livre.

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L’ambiance et l’action sont magnifiĂ©es par le dessin splendide de l’auteur. Oscar Martin vient de l’animation et cela se voit. Il n’hĂ©site pas Ă  utiliser des dessins chronophotographiques, dĂ©composant les mouvements de ses personnages. Ses paysages sont du mĂŞme niveau et nous plonge dans l’univers en rien de temps. Les couleurs sont bien pensĂ©es et renforcent d’autant plus l’immersion et l’ambiance. Il est Ă  noter que le dĂ©coupage est parfaitement maĂ®trisĂ©, avec de belles trouvailles graphiques. Du grand art ! Clairement, Oscar Martin a tout pour devenir un grand de la bande-dessinĂ©e.

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Malgré un scénario finalement peu original, on se prend au jeu de ce « Solo ». La voix off nous implique et le dessin met magistralement en scène cette histoire. Difficile de rester indifférent devant tant de maîtrise. Il ne reste plus qu’à espérer que la suite proposera un scénario plus touffu. Car après cent pages de lecture, on est finalement pas loin d’une fable post-apocalyptique, plus que d’une grande histoire.

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note4