Les nouvelles aventures de Lapinot, T4 : Un peu d’amour


Titre : Les nouvelles aventures de Lapinot, T4 : Un peu d’amour
Scénariste : Lewis Trondheim
Dessinateur : Lewis Trondheim
Parution : Août 2020


Un peu déçu par le dernier « Lapinot », je concluais ma critique en espérant une publication des strips que montraient Lewis Trondheim sur Instagram. Quelques mois plus tard, c’est chose faite avec ce « Un peu d’amour », quatrième tome à sortir depuis la résurrection de Lapinot. Le tout est publié à l’association dans la collection 48cc.

Un Lapinot plein de fraîcheur

« Un peu d’amour », de par sa construction en strips, ne possède pas la même unité que les autres albums de Lapinot. Cependant, un fil rouge se dégage clairement quand notre lapin préféré se lie d’amitié avec un SDF fan de littérature. Cela va entraîner sa rencontre avec une bibliothécaire… particulière ?

Cette histoire se base réellement sur quatre personnages, puisque Richard est évidemment de la partie. Le reste de la galaxie Lapinot reste discret, voire inexistant. Ce choix de centrer cette série sur le duo Richard/Lapinot est compréhensible, puisque c’est ce duo qui la porte réellement, mais elle l’assèche aussi en réduisant les protagonistes. Cependant, les deux personnages spécifiques à cette histoire sont très réussis et suffisent amplement à faire oublier l’absence de Titi, Nadia et autres personnages « historiques ».

Cet ouvrage confirme que Lewis Trondheim se lâche au niveau des formats sur « Lapinot ». Sur les 4 derniers tomes, l’un est muet et celui-ci est en strips. Cela redonne un côté « expérimental » à son œuvre, comme une seconde jeunesse. Car « Un peu d’amour » est très réussi. Trondheim a toujours maîtrisé l’art du strip et cela fonctionne très bien avec le duo Lapinot/Richard. Cela en fait aussi un ouvrage moins bavard que le précédent. Et le fil rouge développé amène sa petite dose de suspense.

« Un peu d’amour », au-delà de l’humour, s’évertue à observer notre société et ses dérives. Sans aller aussi loin que des albums plus conceptuels (« Prosélytisme & morts-vivants »), il est sans doute plus léger, moins touchant aussi, que d’autres « Lapinot ». L’utilisation des strips rend vraiment le résultat différent. En soit, c’est plutôt positif, l’album étant plein de fraîcheur.

Au niveau du dessin, pas de surprise. Le dessin de Trondheim est toujours au service de la narration et de l’efficacité. Les couleurs sont bien choisies, donnant une unité à chaque strip.

« Un peu d’amour », avec l’utilisation de strips, est avant tout basé sur l’humour. Les multiples chutes donnent le sourire et si le livre est parfois un peu disparate, le fil rouge reste suffisamment solide pour inciter à avancer et connaître la suite. Un bon cru de « Lapinot », un peu unique par sa construction intrinsèque.

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