Les Forêts d’Opale, T4 : Les Geôles de Nénuphe – Christophe Arleston & Philippe Pellet

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Titre : Les Forêts d’Opale, T4 : Les Geôles de Nénuphe
Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Philippe Pellet
Parution : Mai 2005


« Les Geôles de Nenuphe » est le quatrième tome de « Les forêts d’Opale ». Cette série de fantasy, actuellement composée de sept opus, est scénarisée par Christophe Arleston et dessinée par Philippe Pellet. Le premier est un spécialiste du genre. Il possède à son actif des sagas telles que « Lanfeust de Troy », « Les maîtres cartographes » ou « Les naufragés d’Ythaq ». L’album que j’évoque aujourd’hui date de mai deux mille cinq. Edité chez Soleil, il se compose assez classiquement d’une cinquantaine de pages. La couverture nous présente un serpent de mer assez impressionnant qui, la gueule grande ouverte, s’attaque à deux de nos héros.

La série est présentée de la manière suivante sur la quatrième de couverture : « Opale est le monde des forêts. Le clergé de la Lumière y fait régner un pouvoir assis sur la puissance de Pierres Magiques. Mais Darko est celui qui doit réaliser la Prophétie et faire revenir les Titans pour libérer les Cinq Royaumes… Aidé du barde Urfold, de la jolie jongleuse Sleilo et du monstrueux Ghörg, Darko est plongé dans une aventure où se joue le destin d’un monde… Une grande saga vivante, de la pure fantasy !»

« Les Geôles de Nenuphe » est le quatrième opus de la saga. L’histoire a donc avancé depuis la présentation qui en est faite à l’arrière du bouquin. Notre trio s’est vu rejoindre par un quatrième membre qui prend les traits de la ravissante Tara, général paladin. Son apport n’est pas anecdotique. Sa plastique est en opposition avec son caractère froid et militaire alors qu’on pourrait l’attendre féminine. Le groupe des personnages ont pris leurs repères entre eux et avec le lecteur. Cela doit donc donner lieu à de vrais moments de complicité et d’humour. Ce n’est hélas pas le cas. Je trouve que cet album est le plus pauvre des quatre sur ce plan là. On rit rarement. La légèrement de propos a plutôt disparu et c’est bien dommage car il s’agit d’un des attraits de la série.

Les enjeux secondaires prennent les devants

J’espérais donc que le fait de négliger l’humour aurait pour conséquence une intrigue plus dense. Par conséquent, j’espérai que la trame principale avancerait plus rapidement dans que dans les opus précédents. En effet, Arleston a la mauvaise habitude dans ses séries de fantasy de privilégier les enjeux secondaires au fil conducteur central. Hélas, c’est encore ici le cas. Si je dois résumer ce qui se déroule sur les cinquante pages, cela se fait en une seule phrase. Ils s’évadent d’une prison dans laquelle on les avait jetés au début de l’histoire. Cela reste quand même succinct. Alors certes, l’évasion est haute en couleur. On a la course contre la montre, le suspense, de grandes scènes d’action, des personnages secondaires colorés… Mais cela reste à mes yeux légers pour occuper un album entier. Les dernières pages nous font apparaître le grand méchant, histoire de marquer le coup mais sans intérêt réel également.

Je suis donc sorti déçu de ma lecture. Une fois l’ouvrage terminé, je me suis dit « C’est tout ? ». Quelque part, les cinquante pages de l’album aurait pu se résumer en une grosse vingtaine de pages. Cela aurait pour conséquence de densifier l’intrigue et de voir notre intérêt grandir au fur et à mesure. Je ne me suis pas ennuyé en lisant cet album. Je suis curieux de savoir ce que vont devenir les héros pour qui j’ai de la sympathie. Par contre, je me rappelle que lors de ma première lecture, j’avais été déçu de voir que l’histoire avait si peu avancée pour un bouquin dont j’avais attendu la parution un an. Espérons donc que le cinquième opus intitulé « Onze racines » sera d’un meilleur acabit. Mais cela est une autre histoire…

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Note : 10/20

Les Forêts d’Opale, T3 : La Cicatrice Verte – Christophe Arleston & Philippe Pellet

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Titre : Les Forêts d’Opale, T3 : La cicatrice verte
Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Philippe Pellet
Parution : Avril 2003


« La cicatrice verte » est le troisième tome de « Les forêts d’Opale ». Cette série de « heroïc fantasy », actuellement composée de sept tomes, est édité chez Soleil. Sa parution date d’avril deux mille trois. Il est scénarisé par Christophe Arleston, auteur entre autre de « Lanfeust de Troy », « Les maîtres cartographes » et « Les naufragés d’Ythaq ». Les dessins sont confiés à Philippe Pellet. Les couleurs sont l’œuvre de Goussale. Le format de l’album est classique et son prix avoisine les quatorze euros.

La série est présentée de la manière suivante sur la quatrième de couverture : « Opale est le monde des forêts. Le clergé de la Lumière y fait régner un pouvoir assis sur la puissance des Pierres Magiques. Mais Darko est celui qui doit réaliser la Prophétie et faire revenir les Titans pour libérer les Cinq Royaumes… Aidé du barde Urfold, de la jolie jongleuse Sleilo et du monstrueux Ghörg, Darko est plongé dans une aventure où se joue le destin d’un monde… Une grande saga vivante, de la pure fantasy ! »

Le premier tome avait servi de présentation des protagonistes et de l’univers qui les entoure. Dans le deuxième, on suivait la quête de nos héros partis à la recherche du grimoire de Cahors. Ce dernier avait pour intérêt de permettre à Darko d’apprendre à maîtriser le bracelet éponyme censé posséder un pouvoir immense. Cette mission réussie avait conclu l’opus. En bonus, notre petite communauté avait un gagné un nouveau membre. Il s’agit de Tara, un général paladin, qui a décidé de les suivre par fidélité pour la Lumière…

La trame ne prend pas beaucoup d’ampleur

J’espérai que maintenant que Darko était en possession du grimoire et que les deux camps s’étaient mutuellement identifiés, la trame allait prendre une autre ampleur. On ne pas dire que ce soit trop le cas. Le rythme reste proche de celui de l’album précédent. En effet, nos héros sont devenus des cibles pour tout le monde du fait que leurs têtes sont mises à prix. Parallèlement, ils font une rencontre originale avec un être assez unique dans son genre qui sera le thème central de l’histoire de cet opus. Du côté des méchants, un nouveau personnage assez réussi apparait. Son physique inquiétant et marqué semble être à la hauteur de son caractère. On fait également connaissance avec Tara qui était la nouvelle venue des dernières pages de l’opus précédent.

L’histoire se construit donc sur une succession d’événements et de rencontres plutôt intéressants. Cela nous offre ainsi une lecture sans temps morts et qui voit son intérêt régulièrement relancé. Les différentes étapes du voyage et les personnages qu’on y croise offrent des moments dépaysant et divertissants. Malgré tout, je regrette que le fil conducteur avant finalement assez peu. On en est plus ou moins au même point qu’au début de l’album et je trouve cela dommage. Je pense que cette série gagnerait à ne pas tendre vers une parution type « épisodes » plutôt que de rester une entité unique comme devrait l’être une saga de ce type-là.

Malgré ce bémol, Arleston ne tombe pas dans quelques pièges classiques de ce type d’ouvrage. En effet, les scènes de combat ne parasitent pas la narration. On ne passe pas son temps à se battre ou à se poursuivre et c’est une bonne chose. Le fait d’alterner les scènes d’action et des scènes plutôt narratives ou légères fait que le rythme de notre lecture fluctue et cela a pour conséquence de ne pas nous lasser. A cela s’ajoute la dimension humoristique des personnages qui ne disparait pas. Chacun des protagonistes donne lieu à des moments drôles du fait de sa personnalité, de sa maladresse ou de ses caractéristiques. Il s’agit d’un aspect qui n’est pas bâclé. Heureusement car il s’agit d’un attrait incontestable de cette série.

J’ai énormément évoqué les attraits scénaristiques de cet album. Mais je me dois d’évoquer rapidement les dessins. Ils sont dans la lignée des opus précédents. C’est logique car il n’y a pas de raison que Pellet change radicalement de style au beau milieu d’une série. Les décors sont toujours aussi chatoyants et les personnages possèdent chacun une vraie personnalité graphique. En conclusion, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire cet album. Les bémols que je peux trouver à la trame principale sont compensés par une bonne humeur et un dynamisme qui se dégage de la lecture. Cette lancée se poursuivra-t-elle dans « Les geôles de Nénuphe », quatrième tome de la saga ? Ceci est une autre histoire…

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Note : 14/20

Les Forêts d’Opale, T2 : L’Envers du Grimoire – Christophe Arleston & Philippe Pellet

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Titre : Les Forêts d’Opale, T2 : L’Envers du Grimoire
Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Philippe Pellet
Parution : Septembre 2001


« L’envers du grimoire » est le deuxième tome de « Les forêts d’Opale ». Cette série, actuellement composée de sept tomes, est scénarisée par Christophe Arleston et dessinée par Philippe Pellet. C’est la présence du premier nommé sur la couverture qui m’avait attiré vers cette nouvelle saga éditée chez Soleil. En effet, « Lanfeust de Troy », « Les maîtres cartographes » ou « Les naufragés d’Ythaq » sont des histoires du même auteur que j’ai toujours pris beaucoup de plaisir à découvrir. « L’envers du grimoire » date d’une dizaine d’années.

Dans le premier opus, on découvrait Darko. Jeune homme vivant dans un village éloigné apprend de son oncle qu’il a un destin exceptionnel. Pour cela, il se voit remettre un bracelet dit « de Cohars ». Poursuivi par les prêtres de Lumière qui ne voit pas d’un bon œil son nouveau pouvoir, il part en quête avec Urfold son oncle et de sa sœur la ravissante Sleïlo du grimoire dont la lecture lui permettra de maîtriser les pouvoirs de ce bijou…

C’est ce voyage que nous conte cet ouvrage. On retrouve notre trio dans les rues de Le Havre de la Lumière, capitale des cinq Royaumes. Leur objectif est de pénétrer dans la Grande Bibliothèque. Mais il n’est pas simple d’y entrer et comment se loger et se sustenter dans une telle ville sans argent ? A cela, s’ajoute le fait de ne pas se faire remarquer par les autorités locales. Bref, tout n’est pas si simple…

La dimension humoristique de l’histoire prend la place de la trame principale.

Dans le précédent tome, on avait découvert les personnages et les grandes lignes de la trame. Dans « L’envers du grimoire », la narration est plus pragmatique. L’intrigue a un objectif qui est de s’emparer du grimoire et toute l’histoire est consacrée à cette quête. Cette dernière ne s’avère pas effrénée. En effet, la première partie du bouquin nous présente la cité dans laquelle on erre. Le but des premières pages est de nous faire découvrir le monde qui nous entoure au détriment de l’avancée des événements. On pourrait regretter que l’un ne puisse pas se faire sans l’autre. Dans le cas contraire, cela nous aurait offert une trame plus dense. A contrario, ce choix scénaristique a pour conséquence de laisser la dimension humoristique de l’histoire prendre sa place. Ce n’est pas désagréable car cela rend la lecture divertissante et agréable. Certains moments font sourire et ce n’est pas une mauvaise chose.

Dans un second temps, nos héros tentent leur immersion dans la bibliothèque. On entre donc dans la partie « action » de l’album. La lecture se veut plus rythmée. On se pose la question de savoir s’ils vont y arriver, s’ils vont se faire attraper. Quelle va être l’issue de leur plan ? Je trouve que cette partie-là est bien construite. Elle se découpe en plusieurs temps et alternent assez bien les temps morts et les moments plus actifs. Les batailles sont entrecoupées par des temps de pause qui donnent lieu d’ailleurs à des informations sur l’intrigue. En conclusion, on découvre l’apparition, à la manière des mousquetaires, d’un quatrième membre à notre trio.

Les dessins accompagnent bien la lecture. Les décors sont plutôt réussis mais restent malgré tout en retrait des personnages. Cela s’explique par le choix scénaristique de l’histoire qui se construit davantage sur les protagonistes que sur l’univers qui les entourent. Dans la deuxième partie, les scènes de combat et de poursuite sont bien dessinées. On n’a aucun mal à s’y retrouver et un rythme soutenu se dégage de la lecture. Les couleurs sont l’œuvre de Goussale. A défaut d’être mémorables, elles accompagnent parfaitement l’histoire. Leur côté vif crée un vrai plaisir de lecture en découvrant les premières pages. L’immersion dans l’album y est simple.

En conclusion, cet album se lit avec plaisir. Son principal défaut est de, finalement, faire peu avancer la trame. En effet, presque cinquante page pour récupérer un bouquin alors qu’on est déjà sur place dès la première d’entre elles. Il faut faire attention à ne pas donner trop d’importance aux personnages au détriment de la trame. Dans ce type d’ouvrage, la quête reste un aspect important de la lecture. Les protagonistes nous sont très sympathiques. Mais on aimerait bien les voir avancer plus vite…

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Note : 13/20

Les Forêts d’Opale, T1 : Le Bracelet de Cohars – Christophe Arleston & Philippe Pellet

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Titre : Les Forêts d’Opale, T1 : Le Bracelet de Cohars
Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Philippe Pellet
Parution : Mars 2004


Mes premières aventures dans la fantasy ont eu lieu lors de ma rencontre avec « Lanfeust de Troy ». Je garde d’ailleurs toujours une affection particulière pour cette série. Le plaisir qu’avait fait naitre cette grande saga m’incitait à m’intéresser à toutes les séries nées de la plume de son scénariste, Christophe Arleston. C’est ainsi qu’il y a dix ans, j’ai assisté à la parution du premier tome de « Les forêts d’Opale ». A découvrir sa couverture, il était évident que la fantasy serait encore la thématique de cette nouvelle histoire. Edité chez Soleil, cet ouvrage s’intitule « Le bracelet de Cohars ». Arleston s’est associé au dessinateur Pellin.

La trame nous est présentée de la manière suivante par la quatrième de couverture suivant : « Opale est le monde des forêts. Le clergé de la Lumière y fait régner un pouvoir assis sur la puissance des Pierres Magiques. Mais Darko est celui qui doit réaliser la Prophétie et fait revenir les Titans pour libérer les Cinq Royaumes… Aidé du barde Urfold, de la folie jongleuse Sleilo et du monstrueux Ghörg, Darko est plongé dans une aventure où se joue le destin d’un monde… »

La trame générale utilise les codes classiques de la fantasy. On découvre un adolescent qui se révèle être l’élu d’une prophétie et dont le rôle semble de plus ou moins sauver le monde. Il va sans dire qu’il ne maîtrise pas parfaitement son pouvoir et que ses aventures vont lui servir de chemin initiatique. Tout cela a été utilisé de nombreuses fois de la littérature mais n’est-ce pas dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes… J’étais donc curieux de découvrir ce nouvel univers et ses protagonistes.

On ne s’ennuie pas une seconde.

La réussite de ce type d’histoire réside en grande partie dans la qualité de son « casting ». Si les personnages sont trop fades, on ne s’implique pas dans la trame et donc la lecture manque d’attrait. Le groupe que nous nous apprêtons à suivre est un trio qui, comme les mousquetaires, accueille parfois un quatrième acolyte. Le personnage central se prénomme Darko. Il travaillait le verre dans un village perdu dans la forêt jusqu’à ce que son oncle vienne le rattraper avec son destin. Urfold est un personnage haut en couleur qui semble posséder de nombreuses cordes à son arc. Il est accompagnée de la ravissante et plantureuse Sleilo qui en plus de ses talents de jongleuse et des formes généreuses paraît posséder des savoir-faire traditionnellement peu féminins. Le dernier loustic est Ghörg est un démon, vague cousin d’Hébus pour adepte de « Lanfeust de Troy ».

Le défaut de nombreux premiers tomes est de ne servir que d’introduction et de nous offrir quelques informations mais bien peu d’action. « Le bracelet de Cahors » ne relève pas de ces opus-là. En effet, les événements se succèdent à un rythme soutenu. On ne s’ennuie pas une seconde. La densité du propos fait qu’on n’a aucun mal à s’immerger dans ce nouvel univers. Lorsque l’on termine la lecture, on a l’impression d’être à Opale depuis bien plus longtemps que ces quelques pages.

Les décors sont plutôt réussis. Bien qu’assez classiques, ils habillent parfaitement les pérégrinations de nos héros. De plus, même si les personnages restent humains, les quelques rencontres originales avec les autochtones sont agréables. Le trait de Pellet est sympathique et rend notre lecture assez captivante. Son style est sans réelle surprise mais est suffisamment soigné pour donner une réelle existence aux personnages. Les couleurs sont vives et participent à la bonne ambiance qui se dégage des pages de l’album.

En conclusion, la découverte de ce nouveau monde est positive. « Le bracelet de Cohars » est un premier tome réussi et pose des jalons intéressants. Je me rappelle avoir terminé ma première lecture avec une réelle curiosité de connaitre la suite des aventures de Darko et ses acolytes. Depuis, mes attentes ont eu une réponse. Mais cela est un autre histoire…

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Note : 14/20

Top BD des blogueurs – Septembre 2014

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Le Top BD des blogueurs est un collectif rassemblant des blogs de critiques de bande-dessinées. Dès qu’un titre possède au moins trois notes, il entre dans le top. Vous pouvez découvrir chaque mois les cinquante titres les mieux notés.

Jiro Taniguchi, Casterman
2- (=) Asterios Polyp     18.65
David Mazzuchelli, Casterman
3- (=) Persépolis    18.64
Marjanne Satrapi, L’Association
4- (N) Ceux qui me restent  18.63
Damien Marie, Laurent Bonneau, Bamboo
5- (=) Le loup des mers 18.55
Riff Reb, Soleil
6- (=) Idées Noires       18.5
Franquin, Fluide Glacial
7- (=) NonNonBâ         18.5
Shigeru Mizuki, Cornélius
8- (=) Maus        18.49
Art Spiegelmann, Flammarion
9- (=) Le pouvoir des Innocents Cycle 2- Car l’enfer est ici   18.41
10- (=) Tout seul            18.38
Christophe Chabouté, Vents d’Ouest
11- (+) Les vieux fourneaux tome 1   18.35
Wilfrid Lupano, Paul Cauuet, Dargaud
12- (=) Le sommet des dieux       18.33
Yumemuka Bura, Jirô Taniguchi, Casterman
Tome 1,Tome 2,Tome 3, Tome 4, Tome 5.
Emmanuel Lepage, Futuropolis
14- (=) Daytripper           18.27
Fabio Moon, Gabriel Ba, Urban Comics
15- (=) V pour Vendetta  18.22
Alan Moore, David Lloyd, Delcourt
Van Hamme, Rosinski, Casterman
17- (-) Universal War One   18.14
Denis Bajram, Soleil
Benoît Zidrou, Roger, Dargaud
19- (=) Les ombres     18.1
Zabus, Hippolyte, Phébus
20- (=) Abélard     18.04
Régis Hautière, Renaud Dillies, Dargaud
21- (=) Universal War Two tome 1    18
Denis Bajram, Casterman
Jérémy Bastian, Editions de la Cerise
23- (=) Le muret    18
Pierre Bailly, Céline Fraipont, Casterman
24- (=) Il était une fois en France    17.98
Fabien Nury, Sylvain Vallée, Glénat
25- (=) Habibi       17.95
Craig Thompson, Casterman
26- (-) Herakles    17.92
Edouard Cour, Akileos
Fabien Vehlmann, Gwen de Bonneval, Futuropolis
28- (=) Gaza 1956     17.92
Joe Sacco, Futuropolis
29- (=) Scalped            17.86
Jason Aaron, R.M. Guerra, Urban Comics
30- (=) Manabé Shima 17.83
Florent Chavouet, Editions Philippe Picquier
31- (+) Urban              17.79
Luc Brunschwig, Roberto Ricci, Futuropolis
Tome 1, Tome 2, Tome 3,
32- (=) Trois Ombres       17.78
Cyril Pedrosa, Delcourt
L. Seksik, G. Sorel, Casterman
34- (=) Anjin-san    17.75
Georges Akiyama, Le Lézard Noir
35- (=) Joker                17.75
Brian Azzarello, Lee Bermejo, Urban Comics
36- (=) Mon arbre     17.75
Séverine Gauthier, Thomas labourot, Delcourt
37- (=) L’histoire des trois Adolf,              17.75
Osamu Tezuka, Tonkam
38- (=) Blankets  17.73
Craig Thompson, Casterman
L. Brunschwig, L. Hirn, Futuropolis
40- (=) Holmes               17.7
Luc Brunschwig, Cecil, Futuropolis
41- (=) Calvin et Hobbes,              17.7
Bill Watterson, Hors Collection
Brian K. Vaughan, Niko Henrichon, Urban Comics
43- (=) Washita     17.69
Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5.
44- (=) Lorenzaccio              17.67
Régis Peynet, 12 Bis
45- (=) Match!   17.67
Grégory Panaccione, Editions Delcourt
46- (=) Tokyo Home  17.67
Thierry Gloris, Cyrielle, Kana
47- (=) Les Carnets de Cerise
Joris Chamblain, Aurélie Neyret, Soleil
48- (=) L’Orchestre des doigts      17.65
Osamu Yamamoto, Editions Milan
49- (=)Melvile     17.64
Romain Renard, Le Lombard
50- (=) Les ignorants             17.63
Etienne Davodeau, Futuropolis

Légendes de la Garde, T3 : La hache noire – David Petersen

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Titre : Légendes de la garde, T3 : La hache noire
Scénariste : David Petersen
Dessinateur : David Petersen
Parution : Janvier 2014


« Légendes de la Garde » est un recueil nous contant les aventures de souris. En effet, l’auteur, David Petersen, nous fait découvrir le quotidien de la société des célèbres rongeurs. Il nous immerge donc dans un monde forestier dans lequel existent des cités habitées par ces petits animaux. Le milieu est hostile et donc la survie de tout ce petit monde nécessite une protection. C’est pour cela qu’est née la Garde et ce sont dans les aventures de ses membres que nous plonge chaque tome de cette série. « La Hache Noire » est le troisième et dernier en date de ces épisodes. Il est paru en France en janvier dernier. Il est édité chez Gallimard. Il est d’un format peu classique. De forme carrée, il se compose de cent cinquante-cinq planches. La couverture nous présente un trio de souris dont celle du centre tient fièrement une arme qui doit être la fameuse Hache Noire évoquée dans le titre.

Le site www.fnac.com propose le résumé suivant : « Au printemps 1115, le jeune Celanawe se voit investi d’une mission : escorter Em, sa dernière parente, pour retrouver la Hache noire. Cette arme mythique, qui passe de main en main depuis la nuit des temps, a été forgée par un mystérieux ancêtre, et quiconque la porte doit veiller secrètement sur le peuple des souris. Une quête qui entraine Celanawe au-delà du danger, vers les mers inconnues et les contrées lointaines… L’épopée fondatrice des Légendes de la Garde ! » 

LegendesDeLaGarde3b1Les événements de ce troisième tome sont antérieurs de ceux des deux précédents de plusieurs dizaines d’années. La conséquence logique est que la lecture de cet album peut se faire sans avoir lu les deux épisodes suivants. Malgré tout, une connaissance grossière de la société des souris permet une immersion plus aisée et plus profonde. De plus, la lecture de cet ouvrage peut convenir à un public très large. Les plus jeunes prendront plaisir à suivre les pérégrinations de ces petits héros, les plus âgés savoureront les arcanes du monde qui abritent tous ces personnages.

La datation indique clairement que l’intrigue s’inscrit dans un univers médiéval. Par contre, l’auteur a fait le choix de ne pas s’orienter vers la fantasy. On ne trouve ni magie, ni créatures fantastiques ou imaginaires. Les adeptes du Moyen-Âge retrouveront donc avec plaisir des combats à l’épée, des soldats avec une cape, des villes fortifiées, des altesses royales. Tous les protagonistes sont des animaux. Par contre, ils ne sont pas tous des souris. Il y a des furets, des lapins, des corbeaux et j’en passe… L’architecture s’approche de celle qu’on imagine ayant abrité nos très lointains ancêtres. Le travail sur les décors de la part de l’auteur est assez remarquable. Avec un style particulier, il arrive à offrir beaucoup de détails aux lieux et aux seconds plans. Cela permet au lecteur de voyager aisément dans les artères de ce monde à la fois hostile et fabuleux.

La narration se décompose en neuf parties : un prologue, six chapitres, un épilogue et des annexes. Cela s’explique par le fait que la première parution de l’histoire s’est faite en petit fascicule indépendant. Chaque chapitre offre donc une page de résumé des épisodes précédents. Il remet ainsi en perspective les enjeux en cours. Ce découpage est une excellente chose. Cela rend la trame dense. Chaque partie apporte son lot d’événements et de révélations. Malgré la longueur globale de l’ouvrage, à aucun moment, l’intensité ne diminue. Les pages se lisent avec plaisir et défilent sans mal. La quête menée par les héros est relativement prenante. Je n’ai eu aucun mal à emboiter leurs pas. On pourra toujours regretter que l’intrigue ne soit pas plus originale et se montre un petit peu moins classique. A contrario, il est toujours agréable qu’une histoire se déroule au douzième siècle utilise les codes de son époque.

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La qualité du travail graphique de David Petersen est à signaler. Mon contact avec son trait dans le premier tome n’avait été un coup de foudre. Mais au fur et à mesure de mon immersion dans son univers, j’ai appris à l’appréhender son style et ce troisième opus m’a offert un vrai plaisir pour les yeux. Que ce soit les décors ou les personnages, ils sont superbes et subliment l’épopée des protagonistes. Les couleurs sont également habilement choisies et ajoutent davantage de personnalité à l’ensemble.

Pour conclure, ce tome s’inscrit dans la lignée des deux précédents. J’aurais d’ailleurs tendance à dire que chacun épisode est meilleur que le précédent. Cela attise donc ma curiosité en pensant à la parution du prochain opus. Mais en attendant, je vous conseille de partir à la découverte de ces petits rongeurs dont les aventures ne vous laisseront pas insensibles…

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Note : 14/20

Légendes de la Garde, T2 : Hiver 1152 – David Petersen

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Titre : Légendes de la Garde, T2 : Hiver 1152
Scénariste : David Petersen
Dessinateur : David Petersen
Parution : Janvier 2011


A Noël dernier, mon frère m’a offert l’ouvrage « Légendes de la Garde – Automne 1152 ». Il s’agissait d’un recueil d’histoires mettant en œuvre des souris organisées en société pour survivre dans un univers hostile. J’avais été plutôt séduit par l’univers créé par l’auteur nommé David Petersen. J’ai donc décidé de m’offrir la suite des aventures de ces rongeurs intitulés logiquement « Légendes de la Garde – Hiver 1152 ». Edité chez Gallimard dans un ravissant ouvrage à la forme presque carrée, cet album se compose de plus de cent cinquante pages. La parution du bouquin date du début de l’année deux mille onze. Son prix avoisine vingt euros. La couverture nous présente une souris au pelage gris. Elle fume la pipe. Elle a le dos chargé et affronte une tempête de neige. L’atmosphère hivernale nous envahit immédiatement. Il ne reste plus qu’à s’y plonger immédiatement en attaquant notre lecture.

La quatrième de couverture ne nous offre qu’une illustration nous présentant quatre souris en train de lutter dans cette tempête de neige. C’est en découvrant l’avant-propos qui précède l’histoire qu’on peut découvrir un résumé de la trame : « La saison des glaces s’est installée sur les territoires. La Garde est à court de vivres et de médicaments. La petite équipe d’aventuriers doit se séparer et se résoudre à de terribles choix. Toutes les grandes sociétés savent relevés les défis qui se présentent, et la Garde ne fait pas exception. Avec abnégation, ses membres résistent au temps et bravent les prédateurs. Face aux épreuves de l’hiver, leur héroïsme paraît plus éclatant encore. »

Des codes proches de la fantasy

Cet ouvrage est relativement grand public. Il utilise des codes finalement proches de la fantasy. En effet, le fonctionnement de la société présentée se rapproche de nos repères médiévaux. La Garde qui se compose donc de souris dont la mission est de protéger voit ses membres être armés d’épée et habillés d’une cape. On utilise une nouvelle fois des repères chevaleresques. Sur ce plan-là, les adeptes du genre verront leur intérêt chatouillé. La narration se décompose en six chapitres. Chacun est précédé d’une page faisant le point sur l’état de l’intrigue. Cela permet à l’histoire de voir ses étapes bien marqués et son cheminement marqué. Cela participe à l’atmosphère particulière qui accompagne notre lecture.

Le fil conducteur est relativement simple. L’hiver est rude et les réserves viennent à manquer. Les meilleurs éléments de la Garde se voient confier la mission d’assurer l’approvisionnement. On suit donc un groupe de souris qui ne nous sont pas inconnues. En effet, elles étaient déjà au centre de l’histoire dans l’opus précédent. Au-delà de la météo compliquée, de nombreuses épreuves vont se trouver sur leur chemin et attiser ainsi notre curiosité. La richesse de l’histoire va donc résider dans la variété des épreuves qui vont être soumises à nos héros. Dans le premier ouvrage de la série, mon regret avait été que la richesse animalière qui habite dans l’univers des souris était sous-exploitée. On avait le sentiment que les rongeurs vivaient seuls dans la forêt. Dans ce nouvel album, l’auteur exploite davantage les prédateurs, adversaires ou acolytes des souris. Cela offre davantage d’originalité à l’histoire et permet des surprises et des scènes plus variées. C’est une agréable évolution.

Du côté des dessins, on retrouve le trait de David Petersen que j’avais découvert dans l’ouvrage précédent. Je le trouve plutôt réussi dans le sens où on n’a aucun mal à reconnaitre chaque souris malgré leur forte ressemblance apparente. Il arrive à leur générer une réelle identité graphique. C’est une réelle performance. De plus, je trouve que les paysages hivernaux prennent une ampleur que l’automne ne possédait pas. Je trouve qu’il se dégage une atmosphère prenante et réaliste qui habite intensément notre lecture. L’usage des couleurs est subtile et participe activement à cette réussite.

En conclusion, je ne regrette pas de m’être offert ce bouquin. J’ai passé un vrai bon moment de lecture. Mon intérêt n’a cessé de croître tout au long des cent cinquante pages qui composent cette histoire. Je trouve cet ouvrage de meilleure qualité que le précédent que j’avais pourtant trouvé agréable. Je suis donc curieux de savoir si David Petersen a l’intention de donner une suite aux légendes de la Garde. Une chose est certaine : si c’est le cas, je partirais à leur rencontre avec joie. Mais cela est une autre histoire… 

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Note : 14/20

Légendes de la Garde, T1 : Automne 1152 – David Petersen

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Titre : Légendes de la Garde, T1 : Automne 1152
Scénariste : David Petersen
Dessinateur : David Petersen
Parution : Janvier 2008


« Légendes de la Garde » est une série née de l’imagination de David Petersen. L’ouvrage qu’on m’a offert s’intitule « Automne 1152 ». Il est édité chez Gallimard dans un format peu orthodoxe. Il est quasiment de forme carrée. L’histoire se développe sur plus de cent cinquante pages. Le bouquin se compose de six chapitres qui dans un premier temps avait été édité indépendamment sous le titre original « Mouse Guard ». « Automne 1152 » a un prix proche de dix-neuf euros.

Le site de la Fnac nous offre le résumé suivant de l’intrigue : « Depuis la nuit des temps, la Garde protège les souris de mille dangers qui menacent leur existence. Trois de ses membres les plus solides, Kenzie, Saxon et Lieam, découvrent lors d’une mission de routine un noir complot ourdi dans la ville de Barkstone. Trop tard ! Lieam est fait prisonnier, les deux autres sont laissés pour mort aux portes de la ville et une armée traîtresse marche déjà vers Lockhave, la légendaire forteresse de la Garde. »

L’intrigue s’adresse à un public adulte

En découvrant la thématique de l’ouvrage, j’étais curieux de découvrir cette société crée par l’auteur. Imaginer le monde dans lequel vivent les souris, la manière avec laquelle elles s’organisent pouvaient donner lieu à un voyage intense pour le lecteur. Je m’interrogeais sur la manière avec laquelle cette civilisation allait s’intégrer dans nos forêts et dans notre univers connu. Malgré une couverture qui semble orienter le livre vers un public jeune, la construction de l’intrigue s’adresse finalement à un public plus adulte. Le ton n’est pas spécialement léger et ne répondra pas aux attentes des plus petits.

La narration se découpe en six chapitres de taille quasiment équivalente. Chacun est présenté par un titre propre est un résumé qui s’étale sur une page. Cette construction résulte sûrement de la parution originale qui avait dissocié chaque partie. Les premières pages nous intriguent par le fait qu’on découvre un nouveau monde. On est soucieux de comprendre les codes sociaux qui le régissent. Finalement, on découvre assez vite que cette civilisation s’approche de celle qui existait à l’époque médiévale. Les moyens de déplacement, la structure des cités, le type des armes… Tout se rapproche du Moyen-Âge. Certains regretteront finalement un certain manque d’originalité, d’autres auront plaisir à voir évoluer ces petites souris dans cet univers qui ravira ses adeptes.

On s’immerge assez rapidement dans l’univers de l’histoire du fait de son relatif classicisme. On s’intéresse alors rapidement au devenir de nos trois héros qui se nomment Kenzie, Saxon et Lieam. Ils sont des soldats de la Garde. Ils sont en mission et semblent ne pas être là pour rigoler. Ils ne génèrent pas une empathie immense mais cela ne nous empêche d’être curieux de connaitre la suite de leurs aventures. Ces dernières se composent par une succession d’événements qui vont les amener à être séparés. Ces derniers se suivent à un rythme quasiment mécanique qui doit être une conséquence de la construction par chapitre. L’auteur offre une intrigue très factuelle dans laquelle la digression n’existe quasiment pas. Cela offre ainsi une lecture nerveuse qui n’a pas envie de perdre son temps. En contrepartie, cela se fait au détriment de l’atmosphère de la lecture qui ne prend jamais une ampleur suffisante pour arriver à nous envouter.

Les dessins ne m’ont pas laissé indifférent. Je ne peux pas dire que j’ai chaviré en les découvrant. Ce n’est pas le cas en effet. Par contre, j’ai eu le sentiment en les découvrant de rencontrer un style que je n’avais jamais croisé au cours de mes lectures. Même si Petersen se « contente » finalement de dessiner des souris qui se dissocie l’une de l’autre essentiellement par la couleur de leurs poils, il arrive malgré tout à offrir à son ouvrage une identité propre. Pourtant les décors sont finalement assez secondaires. L’usage des couleurs est par contre à mes yeux remarquables. Il se dégage un vrai quelque chose des forêts ou des villes dans lesquelles errent nos héros. Les tons orange, gris ou marron sont primordiaux et offrent un résultat très réussi.

En conclusion, à défaut de m’avoir transporté très loin, « Légendes de la Garde » m’a offert un voyage agréable que je ne regrette pas. Il s’agit d’une lecture intéressante dans la structure diffère de celles que je connais habituellement. J’ai vu qu’une suite intitulée « Hiver 1152 » était parue. Je pense que je m’y plongerai avec joie. Mais cela est une autre histoire…

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Note : 13/20

Manuel du puceau – Riad Sattouf

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Titre : Manuel du puceau
Scénariste : Riad Sattouf
Dessinateur : Riad Sattouf
Parution : Octobre 2003


L’adolescence est un sujet qui semble préoccuper Riad Sattouf. De son premier ouvrage, « Manuel du puceau » à son premier film « Les beaux gosses », en passant par un « Retour au collège », le sujet le passionne. Et c’est évidemment les préoccupants d’ordre sentimental qui sont abordées. D’abord paru chez Bréal, « Manuel du puceau » fut réédité chez l’Association pour 80 pages d’aide à l’adolescent loser. Continuer la lecture de « Manuel du puceau – Riad Sattouf »

Universal War One, T3 : Caïn et Abel – Denis Barjam

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Titre : Universal War One, T3 : Caïn et Abel
Scénariste : Denis Barjam
Dessinateur : Denis Barjam
Parution : Décembre 2000


 Dès le début de « Universal War One », Denis Barjam avait su tenir son lecteur en haleine. Les mystères étaient nombreux et chaque fois qu’ils étaient résolus, d’autres venaient se poser. Confirmant le potentiel de la série avec un deuxième tome haletant, place à l’introspection avec « Caïn et Abel », le troisième opus. La couverture, nous présentant Balti face à sa double mort, nous met tout de suite dans l’ambiance. Le tout est toujours publié sous forme d’album classique chez Soleil.

Après l’apparition du mur et sa destruction par l’escadrille Purgatory. Mais pourtant nos héros sont toujours dans le mur… Comment est-ce possible ? Accostant une ancienne station orbitale, ils vont comprendre ce qu’il s’est passé…

Paradoxe temporel & caractères antagonistes

Ce tome fait la part belle au paradoxe temporel. Relatant la création du wormhole, il permet de mieux comprendre son fonctionnement et la logique qui anime ses créateurs. Pas question de guerre ici, on est en plein huis clos. Bloqués dans une station, l’escadron cohabite pour le meilleur et pour le pire. Les caractères antagonistes se percutent et la tension monte. Excellent choix de Denis Barjam. Après deux tomes où tout allait très vite, l’auteur prend le temps d’affiner ses personnages.

L’espace confiné de la station permet aussi à Barjam de poser de vraies ambiances, quels soient malsaines ou dépressives. Du coup, le dessin passe un vrai cap avec des cases particulièrement marquantes. Bien qu’il y ait beaucoup moins d’action, le découpage reste dynamique et maîtrisé de bout en bout. L’utilisation des aplats noirs est remarquable. Alors que le dessin m’était encore un peu difficile pour les deux premiers tomes, je suis définitivement conquis ici.

« Universal War One » est une série captivante et intelligente. Les bavardages y sont toujours utiles et assez peu pompeux pour que le lecteur puisse suivre le tout sans être obligé de relire pour être sûr de comprendre ! Doté d’une formidable mise en scène, d’une ambiance pesante et de personnages plus humains que jamais, ce tome 3 enfonce le clou et installe la série comme un must des bande-dessinées de science-fiction.

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Note : 18/20