Une année sans Cthulhu


Titre : Une année sans Cthulhu
Scénariste : Thierry Smolderen
Dessinateur : Alexandre Clérisse
Parution : Octobre 2019


J’ai découvert Une année sans Cthulhu dans dBD. Cette revue spécialisée dans le neuvième art est une vraie richesse pour découvrir de nouveaux albums ou de nouveaux auteurs. Le thème du jeu de rôle semblait être central dans cette histoire. Je n’y ai jamais mais ai toujours été intrigué par cet univers à la fois obscur et fascinant. De plus, le style graphique des dessins m’a intrigué.

Une belle découverte graphique

L’intrigue est présentée avec les mots suivants sur la quatrième de couverture : « Tout le monde se souvient de la tragédie d’Aulin-sur-D’Arcq et de l’émotion suscitée par la presse lorsque fut révélée l’existence des jeux de rôle morbides auxquels se livraient des lycéens de la région. C’est l’histoire de ces lycéens que relate ce livre. Pour la première fois les acteurs du drame ont accepté de décrire les semaines qui ont conduit au fait divers le plus sanglant des années 1980 – quand tous, très naïvement, croyaient vivre une année sans Cthulhu… »

Malgré la mode du jeu de rôle qui existait durant mon adolescence, je n’ai eu l’occasion ou pris le temps d’y jouer. Néanmoins, ce milieu m’a toujours fasciné et intrigué. J’étais assez sensible aux univers narratifs qui habitaient ces parties. Dans Une année sans Cthulhu, l’auteur exploite de manière assez libre le principe du jeu de rôle. Au final, l’immersion dans ce milieu reste assez secondaire. Dommage.

Le groupe de jeunes offre une diversité de personnalités curieuses. Les relations entre eux sont nébuleuses et souvent marquées du sceau du passé. Les cadavres cachés dans les placards n’étant pas tous révélés immédiatement, j’ai eu du mal à maîtriser les relations entre eux. Cet aspect mystérieux et ambigu n’est pas intéressant.

L’histoire s’ancre rapidement et pleinement dans une atmosphère fantastique. Une malédiction apparait. On découvre des esprits possédés, une intelligence artificielle… Finalement, l’intrigue se déroule loin du jeu de rôle et de son univers. J’ai parfois eu le sentiment que la trame se développer dans toutes les directions. J’ai eu besoin d’être bien concentré durant ma lecture pour arriver à maîtriser tous les événements et m’imprégner ainsi pleinement des enjeux.

Le scénario est alambiqué et dense. Je dois bien avouer que je me suis parfois senti perdu dans ses méandres. Bien que ma curiosité ait été attisée, j’ai décroché de temps à autres. Je pense qu’une relecture serait judicieuse pour maîtriser davantage les tenants et les aboutissants narratifs. Je savourerais sûrement cette histoire originale.

Mon vrai coup de cœur de cet album concerne le dessin. Je trouver le coup de crayon vraiment original. Il offre un ton assez unique à la lecture et développer une atmosphère assez unique et plutôt sympathique. Je trouve que le style s’accorde parfaitement avec le ton un petit peu déjanté qui se dégage de l’histoire. Il s’agit pour moi d’une belle découverte graphique.

 Au final, j’ai du mal à avoir un avis tranché sur Une année sans Cthulhu. J’ai bien aimé me plonger dans cet univers fantastique et intriguant. J’étais curieux de connaître le dénouement de cette histoire. Néanmoins, j’ai eu du mal à me passionner pleinement pour une trame qui m’a perdu par moment. Comme évoqué précédemment, une relecture me permettrait peut-être d’affiner mon point de vue sur ce bouquin assez original…

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