Atalante, T10 : Les hordes de Sargon


Titre : Atalante, T10 : Les hordes de Sargon
Scénariste : Crisse
Dessinateur : Grey
Parution : Novembre 2017


L’Antiquité est une période qui m’a toujours attiré. Sa mythologie légendaire a quelque chose de fascinant. Mon regard s’est donc naturellement orienté vers la couverture du premier tome de Atalante il a une grosse quinzaine d’années. Ma rencontre avec l’univers né de la plume de Crisse a été une réussite. Son trait tout en rondeur et très coloré offrait un décor dans lequel les aventures de la célèbre héroïne pouvaient pleinement s’épanouir. Les tomes s’enchainaient, les bons moments de lecture aussi. Mais un voile à assombri ma relation avec la saga lorsqu’à partir du tome 6, Crisse délègue les dessins à Grey. Le charme semble rompu. Néanmoins, par fidélité, je persiste à suivre les pérégrinations de la jolie blonde en espérant retrouver la magie des débuts. Le dixième tome, Les Hordes de Sargon, sera-t-il celui de la renaissance ? Continuer la lecture de « Atalante, T10 : Les hordes de Sargon »

Atalante, T9 : Le secret d’Héraclès


Titre : Atalante, T9 : Le secret d’Héraclès
Scénariste : Crisse
Dessin : Grey
Parution : Novembre 2016


« Atalante » est une série pour laquelle je ressens une affection particulière. Il s’agit    des premières à avoir habité ma bibliothèque personnelle. Cela fait donc des années que je guette attentivement chaque nouvelle parution de la saga imaginée par Crisse. Je dois bien avouer que j’ai eu du mal à accepter la transition entre Crisse et Grey. Le dessin et le scénario ont, à mes yeux, fortement baissé en qualité à ce moment-là. Néanmoins, ma fidélité fait que j’ai persisté à m’offrir chaque nouvelle aventure de la célèbre héroïne mythologique. Je me suis donc logiquement offert le neuvième opus intitulé « Le secret d’Héraclès ». Continuer la lecture de « Atalante, T9 : Le secret d’Héraclès »

Atalante, T4 : L’Envol des Boréales – Crisse

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Titre : Atalante, T4 : L’Envol des Boréales
Scénariste : Crisse
Dessinateur : Crisse
Parution : Juin 2009


« J’aimerais m’excuser auprès des lecteurs d’avoir été aussi long ». Voilà une partie de la dédicace qu’écrit Crisse en préambule du quatrième opus de la série « Atalante » dont il est le scénariste et le dessinateur. En effet, le tome précédent était paru en 2003. Il a donc fallu attendre environ six ans pour voir apparaître dans nos bacs « L’Envol des Boréales ». Edité chez Soleil, cet ouvrage d’une cinquantaine de pages est vendu au prix de 12,90 euros.

La série est construite autour de son personnage éponyme, Atalante. Elle fait partie de la mythologie grecque. Fille de roi, elle est abandonnée par son père qui espérait un fils. Elle est recueillie et élevée par une ourse. Découverte par des chasseurs, elle devient une guerrière exceptionnelle pourvue de capacités uniques offertes par les Dieux. Elle est la seule femme à faire partie des Argonautes qui accompagnèrent la quête de Jason. Le premier opus de la série conte cette partie de sa vie. Son abandon bébé, sa vie dans la forêt, son éducation par les hommes puis se conclue par son acceptation par les Argonautes et le début de cette aventure. Les deux tomes suivants racontent deux des aventures rencontrées par les Argonautes. Ce quatrième album n’échappe pas à la règle.

En effet, l’histoire se déroule dans la cité de Salmy. Les Argonautes s’y sont arrêtés afin de faire le plein de vivres. Mais la déception est au rendez-vous. Le dirigeant local leur apprend que ses concitoyens et lui sont victimes d’une malédiction. Une horde de harpyes détruit leurs champs et saignent leurs troupeaux. Depuis, elles terrorisent les habitants à chacun de leur repas afin d’affamer la cité. Jason et ses amis décident alors d’affrontent ces adversaires ailées d’apaiser le climat de la cité. Au cours de l’affrontement, Calaïs et Zétée, fils de Borée sont faits prisonniers. Le repère des harpies étant dans la cité des nuages, il faut qu’Atalante trouve un moyen de capturer des chevaux ailés afin d’atteindre la cité et libérer ses amis…

Dieux, légendes et magie.

Comme essaie de vous le montrer mon résumé, « Atalante » nous conte les aventures mythologiques d’une des femmes les plus célèbres de cet univers. Toute la narration est construite autour de son personnage. Cette dimension « historique » avait fait partie des attraits qui m’avaient incité à découvrir cette série. Depuis, je guette l’apparition d’un nouvel album. Il est donc évident qu’il faut être sensible à ce genre de thématique. Il est ici histoire de dieux, de légendes, de magie… Les personnes qui y sont réfractaires doivent tout de suite passer leur chemin. Par contre, les adeptes du genre qui ont toujours été captivés par les aventures d’Ulysse ou par la guerre de Troie ont trouvé une série pour eux. Je me garderai de faire une critique sur la rigueur de la narration et sa fidélité à la mythologie grecque. Néanmoins, j’ai pris énormément de plaisir à découvrir tous ces héros haut en couleur.

Ce quatrième opus est peu lié aux précédents. En effet, ils se déroulent sur une nouvelle île et à aucun moment, les aventures précédentes sont réellement évoquées. A priori, lorsqu’on est Argonaute on passe vite d’une quête à l’autre. Le seul intérêt de découvrir les albums dans l’ordre est dans le fait qu’on maîtrise mieux les personnages, leurs caractères, leurs passés, leurs rapports entre eux. Pour les mêmes raisons, il est très utile de lire au moins le premier tome. Il montre les origines d’Atalante et explique beaucoup de choses qui sont succinctement évoqués dans les tomes suivants.

Dans cet album, la trame ne perd pas de temps à se mettre en place. En effet, dès la première page, le problème est posé : la malédiction des harpies nous ait contée. Dès la page six, la bataille se met en place. Trois pages plus tard, les Boréades sont enlevés. On se doute alors que les récupérer sera l’objectif de l’album. Il faut dire que le titre de l’album est un bel indice. L’histoire est construite en escalier. Pour atteindre la cité des nuages, il faut capturer les chevaux ailés. Pour capturer les chevaux ailés, il faudrait convaincre Andros. Pour cela, il faut l’aide d’une chimère qu’on ne pourra pas rencontrer sans l’intervention des griffons. Bref, on a parfois l’impression qu’on n’y arrivera jamais ! Heureusement, Atalante gère la situation. Ne croyez pas pour autant que l’histoire est répétitive. Comme dans toutes les légendes, chaque épreuve a sa méthode et sa solution. Résultat, à aucun moment, l’ennui ne guette. On se demande uniquement comment l’auteur va-t-il arriver à sauver nos prisonniers en si peu de pages. La solution est simple, cet opus est conclu par un « à suivre » ! Espérons qu’il ne faudra pas attendre la suite pendant plus de six ans.

Mais cet album ne se veut pas uniquement narratif. Il ne s’agit d’un extrait de « La mythologie pour les nuls ». Il s’agit avant tout d’un album de bandes dessinées particulièrement rythmé. Entre les poursuites, les batailles, les épreuves, on ne peut pas dire qu’on s’ennuie. L’histoire est dense. On ne souffle jamais. Il faut dire que c’est rare que les héros mythologiques connaissent un temps de pause. Crisse arrive à donner un genre majestueux aux différents intervenants. Le côté grandiose de l’univers est bien transcrit par l’auteur. J’aime beaucoup le style de Crisse. Il est grand public, très rond. La gente masculine sera pleinement satisfait par les courbes de toutes les dames qui traversent l’histoire, la parme revenant néanmoins à notre chère chasseresse Atalante dont le physique est sans défaut !

Pour conclure, malgré l’attente, je n’ai pas été déçu par cet opus. J’avais trouvé le troisième un peu brouillon. J’ai trouvé celui-ci bien meilleur. J’ai pris énormément de plaisir à le lire. Après l’avoir dévoré une première fois, je l’ai redécouvert lors de ma deuxième lecture. J’ai pris le temps de m’imprégner davantage des personnages et mon plaisir en a été exacerbé. C’est donc une série que je conseille aux adeptes de mythologie. On ressent bien cette atmosphère légendaire. Cela donne envie d’en découvrir davantage sur les différents intervenants. Souvent, à la fin de ma lecture d’un des albums, je me jette sur wikipedia pour en découvrir davantage sur les différents intervenants. Je ne peux donc que vous incitez à découvrir cet univers. Le dépaysement est garanti.

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Atalante, T6 : Le labyrinthe d’Hadès – Crisse & Grey

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Titre : Atalante, T6 : Le labyrinthe d’Hadès
Scénariste : Crisse
Dessinateur : Grey
Parution : Novembre 2013


« Atalante » est une des plus anciennes séries dont je m’offre les épisodes avec mes propres deniers. En effet, l’essentiel de ma culture bédéphile a été alimentée par la bibliothèque de mes parents. C’est en découvrant « Lanfeust de Troy » dans mon adolescence que j’ai commencé à me construire ma propre collection. Ma découverte de « Atalante » est dans cette lignée. Depuis, je guette régulièrement la parution des nouvelles pérégrinations de l’héroïne. Il faut dire que son histoire dans les arcanes de la mythologie est toujours haute en couleur. Même si la saga est loin de révolutionner le neuvième art, elle ne se gêne pas pour autant pour nous faire voyager et nous faire vivre de belles et légendaires aventures.

Le dernier opus en date s’intitule « Le Labyrinthe d’Hadès ». Toujours édité chez Soleil, il est apparu dans les librairies le vingt-sept novembre dernier. La couverture nous présente l’héroïne une torche à la main dans une posture guerrière. Au second plan, apparaissent quatre de ses acolytes au visage quelque peu inquiet. Ce sentiment est peut-être né de la vision du visage inquiétant et inconnu qui occupe la partie supérieure de l’illustration.

Pour les novices de la série, je vous présente les mots offerts par la quatrième de couverture : « Les Âges sombres. La Grèce baigne en pleine mythologie. Les légendes contées sont toutes plus envoûtantes les unes que les autres. Voici l’une d’elle : la fabuleuse histoire d’Atalante. Abandonnée dès la naissance par son père, puis condamnée à vivre sans amour par la déesse Héra, elle est recueillie par les êtres de la forêt. Nymphes, satyres et dryades lui apprennent le langage des animaux. Devenue une belle aventurière, elle se joint aux Argonautes dans leur quête de la Toison d’or, seule femme autorisée à suivre les plus grands héros grecs dans cette fabuleuse aventure ! »

Première mauvaise surprise…

En découvrant les premières pages de l’ouvrage, la première (mauvaise) surprise est le changement de style graphique. Je ne reconnais plus le trait si particulier et sympathique de Crisse. Pourtant son seul nom apparaît sur la couverture. C’est en découvrant la page la garde que je réalise que les dessins sont désormais l’œuvre de Grey. Ce dernier que je ne connaissais pas jusqu’alors essaie bien de coller au trait de son prédécesseur mais le succès est loin d’être tout le temps au rendez-vous. Les personnages sont plus anguleux. Ils apparaissent moins travaillés. En tant que lecteur, je me sens m’éloigner d’eux. Le souci est que c’est avec Atalante que la rupture est la plus dure. J’ai presque eu l’impression qu’il s’agissait d’un nouveau personnage principal. Bref, mon immersion dans ce labyrinthe me rendait un petit peu chafouin.

Il faut dire que la suite n’allait pas arranger les choses. En plus de s’être déchargé du dessin, Crisse semble avoir bâclé son scénario. La trame ne semble suivre aucun fil conducteur solide. Elle ne présente aucun rebondissement. Les pages défilent à un rythme effréné tant elles semblent vides et creuses. La comparaison avec les tomes précédents est douloureuse. Je suis arrivé à la fin de celui-ci avec l’impression que rien n’avait démarré. Des planches illustratives immenses nous sont proposées régulièrement pour remplir difficilement la quarantaine de pages de l’album. Hélas, Grey ne démontre pas assez de talent pour nous subjuguer et nous transporter avec son trait. Ils offrent des cases assez décevantes tant les décors sont peu travaillés et développés. A aucun moment, il n’arrive à faire naître une atmosphère pourtant indispensable quand on se balade dans un labyrinthe menant aux Enfers.

De plus, les personnages sont complètement négligés. Un des aspects sympathiques de la série réside dans les dialogues souvent drôles et décalés qui accompagnent les aventures dangereuses de tout ce petit monde. Ici, tout a disparu. Les traits humoristiques ont disparu. La densité des propos est d’une rare faiblesse. C’est vraiment dommage parce que « Atalante » mélange bien souvent aventures, mythologie et rigolades, le tout sous le trait de Crisse. Il s’agit d’un cocktail qui fonctionne bien et qui permet aisément de passer outre les quelques défauts qui pouvaient de temps en temps parsemer les premiers épisodes. « Le Labyrinthe d’Hadès » ne possède plus cette touche et c’est bien triste.

Pour conclure, vous l’aurez compris, cet album est une grande désillusion à mes yeux. Je ne sais vraiment pas ce que Crisse a voulu faire en écrivant cet opus. Une chose est sûre, il ne m’a pas conquis. Néanmoins, je ne renie pas pour autant l’affection que je porte à son héroïne et espère que la suite saura retrouver les standards de la saga…

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Atalante, T7 : Le dernier des grands anciens – Crisse & Grey

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Titre : Atalante, T7 : Le dernier des grands anciens
Scénariste : Crisse
Dessinateur : Grey
Parution : Novembre 2014


Atalante est une héroïne de la mythologie grecque. La légende veut qu’elle soit la fille du roi Péloponnèse. Abandonnée à la naissance, elle fut recueillie par une ourse dans la forêt du Pélion. Protégée par des déesses, elle est la seule femme à prendre part à la quête des Argonautes. Le premier tome de la série éponyme crée par Crisse conte l’arrivée de la jeune fille dans l’équipage dirigée par Jason. Les albums suivants présentent les différentes aventures vécues par tout ce petit monde sur le chemin de la Toison d’or.

Atalante7bLa sympathie générée par le personnage principal a fait de moi un lecteur régulier de ses pérégrinations. L’auteur arrive à raconter ces légendes en mêlant de manière équilibrée narration, humour et action. L’ensemble se déroule dans un univers graphique coloré et rond qui possède une identité forte. Bref, je guettais toujours avec impatience la sortie de tout nouvel épisode de la saga.

Crisse délaisse son bébé.

Le sixième tome a marqué une rupture dans ma relation avec la série « Atalante ». Crisse semblait avoir définitivement délaissé son petit. Il confie les dessins à Grey et le scénario apparaît bâclé. Cet opus se lisait en quelques minutes et n’éveillait ni attrait ni intérêt. J’espérais que la sortie de « La Dernier des Grands Anciens » en novembre dernier marquerait un retour à la qualité initiale.

L’intrigue reprend où elle s’était interrompue. Atalante vient de croiser un géant dans les arcanes du royaume d’Hadès. Elle s’y était aventurée dans l’espoir de sauver un de ses acolytes mordu par un mort-vivant. L’être rencontré s’avère être Eurymedon, fils de Gaïa. Il nous immerge dans la bataille de Phlégra entre les Dieux et les Géants. L’essentiel de la trame se construit autour des conséquences de cette guerre. Sorti de cela, il s’agit d’une balade dans un labyrinthe souterrain. Le troisième tome nous plongeait également dans les entrailles de la terre. La comparaison entre ces deux épisodes n’est pas favorable au dernier en date.

Atalante7cJe ne suis jamais arrivé à entrer pleinement dans l’histoire. L’enchaînement des péripéties est, à mes yeux, trop saccadé. La narration manque de continuité. L’alternance entre le royaume d’Hadès, le navire des Argonautes et les flashbacks manque de lien. Si je regarde les choses positivement, je peux dire que la densité scénaristique est plus importante que dans l’épisode précédent. Par contre, objectivement, je ne retrouve pas l’attrait des premiers tomes. J’ai peur que cette série n’aille pas vers le meilleur. J’appréhende le fait que « Atalante » ait atteint son firmament et que l’heure soit à la descente aux enfers.

Le dernier bémol est la disparition du trait de Crisse. De mon point de vue, Grey n’a pas le talent de son prédécesseur. Je suis moins fan des traits des personnages. Son Atalante a le visage beaucoup plus dur. Ses courbes légendaires des premiers tomes ont disparu. De plus les décors sont bien moins travaillés. Grey semble moins soucieux des détails et c’est regrettable. Le fait que les seconds plans soient négligés ne facilite pas l’immersion. L’atmosphère qui se dégage des Enfers est décevante. J’en attendais bien mieux.

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Pour conclure, « Le Dernier des Grands Anciens » a tendance à confirmer que l’âge d’or de « Atalante » est passé. Cela m’attriste parce que je trouvais la saga jusqu’alors très divertissante. Il devient donc urgent que les Argonautes mettent la main sur leur Toison d’or au risque de voir la descente aux enfers du neuvième art se poursuivre…

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Note : 9/20