Aristophania, T2 : Progredientes


Titre : Aristophania, T2 : Progredientes
Scénariste : Xavier Dorison
Dessinateur : Joël Parnotte
Parution : Octobre 2019


Aristophania est une série que j’ai décidé de découvrir en lisant le nom de son scénariste. Xavier Dorison est un de mes auteurs préférés dont j’achète aveuglément quasiment toutes les productions depuis j’ai lu Le troisième testament. Ma lecture du premier tome de sa dernière série s’est avérée agréable et intéressante. La dimension fantastique qui enrobait l’intrigue était, à mes yeux, mal dégrossie. J’étais donc curieux de lire la suite pour en savoir davantage sur cette mystérieuse confrérie.

Un ensemble encore assez flou.

La quatrième de couverture pose les enjeux avec les mots suivants : « 1909… De Marseille à Manosque, la cour du Roi banni est sur le point de remporter la guerre secrète d’Azur. Un seul rempart : Aristophania Bolt. Un seul espoir : trois orphelins des bas-fonds de Paris ».

Les questions autour d’Azur restent encore importante. J’avais compris qu’il s’agissait d’une confrérie « mystique » dont les membres seraient habités par une force intérieure. J’espérais en découvrir davantage de cet aspect de l’intrigue et dissiper ainsi le brouillard qui l’envoutais jusqu’alors. Ce second opus nous présente l’initiation des trois enfants. On en apprend davantage en suivant leurs pas, étant néophyte comme eux. Leur ennemi commence à prendre forme. Néanmoins, l’ensemble reste encore assez flou.

Le tome se centre sur les trois enfants. On est curieux de leur devenir. On suit avec intérêt leur évolution et leur initiation à l’Azur. Néanmoins, je ne ressens pas une empathie aussi forte que je pouvais l’espérer. Leur fragilité est quasiment inexistante, leurs angoisses sont finalement peu oppressantes. On n’a pas peur pour eux tant il semble protéger par des pouvoirs immenses dans leur forteresse imprenable. Je trouve dommage que, vu l’ampleur apparente de leur ennemi, l’atmosphère dramatique ne soit pas plus intense. Néanmoins, c’est un choix scénaristique qu’il faut respecter. Quant à Aristophania, on la retrouve telle qu’on l’avait laissée. On pouvait néanmoins espérer que ce personnage original soit un petit peu plus excentrique. En effet, une aristocrate septuagénaire qui maîtrise l’art du combat possédait un potentiel pour l’instant, à mes yeux, inexploité.

Le fil conducteur nous mène vers un combat final entre deux entités qui s’opposent depuis toujours. Le moins qu’on puisse dire est que le chemin menant à cet affrontement est escarpé et plein de détours. Les auteurs nous perdent encore en distillant des informations et des indices qui dissipent partiellement un brouillard qui reste encore assez dense. On a toujours du mal à avoir une vision globale de l’ensemble. Cela attise la curiosité tout en générant une petite frustration pas désagréable.

Le dessin est dans la lignée du tome précédent. Parnotte offre un trait précis offrant ainsi des planches très travaillées. Il fait preuve d’un talent certain pour donner vie à des décors très variés. Que ce soit des paysages naturels ou des scènes urbaines et nocturnes, l’immersion du lecteur est totale du fait de la qualité des illustrations.

Au final, Progredientes offre une suite intéressante à l’épisode précédent. Le travail est de qualité et l’attrait pour le devenir de ses trois enfants est fortement éveillé. Néanmoins, la finalité globale reste encore nébuleuse. A la manière des jeunes héros, nous naviguons à vue dans les arcanes narratives de la série. Mais peut-être qu’une éclaircie nous sera offerte par le troisième tome ?

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