Batman, The Dark Prince Charming, 1/2


Titre : Batman, The Dark Prince charming, 1/2
Scénariste : Enrico Marini
Dessinateur : Enrico Marini
Parution : Novembre 2017


Les superhéros m’ont toujours intrigué. Je garde un souvenir nostalgique de la série Batman datant des années soixante qui était diffusée en France durant les années quatre-vingts. Je suis également un spectateur fidèle des différentes aventures sur grand écran nées des personnages des univers Marvel ou DC Comics. Néanmoins, j’ai toujours rencontré des difficultés à me passionner pour la source originelle de ce monde : les comics. Ce type de narration me procure peu de plaisir. Le rythme de narration, le dessin, le ton… Rien ne me convient totalement. Cela me frustre un petit peu dans le sens où je ne demande qu’à découvrir davantage cet univers à l’expansion infinie.  

Un casting 4 étoiles.

C’est en lisant un article récent dans la revue dBD que j’ai peut-être trouvé le compromis que j’attendais depuis si longtemps. Enrico Marini, dessinateur de Le scorpion ou auteur de Les Aigles de Rome, s’est vu offrir la possibilité de créer sa propre histoire du chevalier noir. En découvrant son interview, je voyais dans cet album la rencontre de l’univers des superhéros avec un univers de bandes dessinées plus européen générant ainsi un opus qui avait tous les attraits pour me satisfaire.

Intitulé Batman – The Dark Prince Charming, cette première partie d’un diptyque nous présente une couverture réussie. Batman y apparaît plus sombre que jamais. Le travail sur les couleurs est remarquable et incite à se plonger dans la lecture. Rien de surprenant dans le sens où la qualité de dessinateur de Marini n’est plus à démontrer. D’ailleurs son trait fait naître un Gotham plus vrai que nature. J’ai toujours été fasciné par cette ville dans laquelle règne crime, perversité et violence. Je trouve que la qualité des décors nous transporte aisément dans la ville qui voit cohabiter Batman, Catwoman, le Joker et tous leurs acolytes… Les couleurs sont splendides. Je trouve qu’elles subliment chaque planche. J’ai pris beaucoup de plaisir à observer chaque détail de chacune d’entre elles. Certaines d’entre elles mériteraient d’être encadrées.

Marini ne se refuse rien dans son scénario. Il nous offre un casting quatre étoiles : Batman, le Joker, Catwoman, Gordon, Alfred, Harley Quinn… Je dois bien avouer que j’ai savouré la présence de ce petit monde avec appétit. Cela fait partie du plaisir de retrouver des personnages qui nous sont familiers. Marini arrive à les faire cohabiter avec une certaine habilité. Aucun ne fait tâche dans l’intrigue et chacun trouve sa place à son échelle. Sur ce point-là, je dois dire que l’auteur répond aux attentes.

Le scénario se met en place assez rapidement. Le Joker a enlevé une petite fille qui se trouve être liée à Bruce Wayne. Bref, le combat entre le justicier et le criminel possèdera une dimension personnelle toujours intéressante. Les événements s’enchainent plutôt bien et les temps morts sont rares. Je pourrais même dire que la narration est trop sérieuse et proprette. L’histoire manque un petit peu de dramaturgie et d’intensité.  Je trouve que le côté léché et linéaire de la trame crée une distance avec le lecteur. Cela ne rend pas la découverte désagréable, cela la rend moins intense.

Malgré ce léger bémol, je trouve que le résultat est réussi. Le plaisir pris par Marini à naviguer dans Gotham transpire des pages et participe au bon moment né de la lecture. J’attends avec une certaine curiosité le dénouement de cette lutte entre Batman et le Joker car elle ne peut laisser indifférent personne  !

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