Zizi, Chauve-Souris, T1 : Cheveux rester

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Titre : Zizi, Chauve-Souris, T1 : Cheveux rester
Scénariste : Lewis Trondheim
Dessinateur : Guillaume Bianco
Parution : Septembre 2012


Ma dĂ©couverte de « Billy Brouillard » avait menĂ© Guillaume Bianco au panthĂ©on de mes influences. J’étais passĂ© Ă  cĂ´tĂ© de « Zizi, chauve-souris », sĂ©rie dont il parle dans « L’atelier Mastodonte » ! Comme quoi, cet ouvrage collectif sert aussi Ă  faire un peu de publicitĂ© aux auteurs ! De plus, « Zizi » est scĂ©narisĂ© par Lewis Trondheim, dont la rĂ©putation n’est plus Ă  faire. Le tout est (logiquement) publiĂ© chez Dupuis et lorgne vers la jeunesse. Mais qui n’a pas gardĂ© son âme d’enfant ? Continuer la lecture de « Zizi, Chauve-Souris, T1 : Cheveux rester »

Les carnets de Cerise, T1 : Le zoo pétrifié

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Titre : Les carnets de Cerise, T1 : Le zoo pétrifié
Scénariste : Joris Chamblain
Dessinatrice : Aurélie Neyret
Parution : Septembre 2012


« Les carnets de Cerise » s’est imposĂ© avec les annĂ©es comme une des sĂ©ries de bande dessinĂ©es majeures de ces dernières annĂ©es. Les auteurs, Joris Chamblain et AurĂ©lie Neyret, ont su sĂ©duire les petits comme les grands avec leur personnage de Cerise, qui grandit au fil des tomes. « Le zoo pĂ©trifié » est le premier opus, servant de fondation Ă  la sĂ©rie. Était-il dĂ©jĂ  d’une grande qualité ? Le tout est publiĂ© dans l’excellente collection MĂ©tamorphose chez Soleil. Continuer la lecture de « Les carnets de Cerise, T1 : Le zoo pĂ©trifiĂ© »

Les carnets de Cerise, T2 : Le livre d’Hector

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Titre : Les carnets de Cerise, T2 : Le livre d’Hector
Scénariste : Joris Chamblain
Dessinatrice : Aurélie Neyret
Parution : Novembre 2013


« Les carnets de Cerise » est l’un des grands succès actuels de la bande dessinĂ©e jeunesse, et ce Ă  juste titre ! Ce deuxième tome, intitulĂ© « Le livre d’Hector », nous permet de retrouver la jeune fille dĂ©couvrant un nouveau mystère. Le tout est publiĂ© dans la collection MĂ©tamorphose de chez Soleil. Continuer la lecture de « Les carnets de Cerise, T2 : Le livre d’Hector »

Le viandier de Polpette, T1 : L’ail des ours

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Titre : Le viandier de Polpette, T1 : L’ail des ours
Scénariste : Olivier Milhaud
Dessinateur : Julien Neel
Parution : Mai 2011


Si Julien Neel est connu avant tout pour sa sĂ©rie Ă  succès « Lou ! », je l’ai remarquĂ© par « Chaque chose », un ouvrage tout en sensibilitĂ© très rĂ©ussi. Alors forcĂ©ment, lorsqu’est sorti « Le viandier de Polpette », ma curiositĂ© s’est rĂ©veillĂ©e. Julien Neel y assure le dessin pendant qu’Olivier Milhaud s’occupe du scĂ©nario. PubliĂ© chez Gallimard, le tout pèse 136 pages pour ce qui semble ĂŞtre un premier tome, l’ouvrage Ă©tant sous-titrĂ© « L’ail des ours ».  Continuer la lecture de « Le viandier de Polpette, T1 : L’ail des ours »

Bulles et nacelle

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Titre : Bulles & Nacelle
Scénariste : Renaud Dillies
Dessinateur : Renaud Dillies
Parution : Juin 2009


« Bulles et Nacelle »est un one-shot de 80 pages dessinĂ© et scĂ©narisĂ© par Renaud Dillies (que je ne connaissais pas du tout). Sur la première page s’affiche le titre : « Les Aventures de Charlie la Souris ou les Vicissitudes du muridĂ© solitaire ». On accompagne donc Charlie, une souris, qui vit seule dans sa maison. Il nous expose combien le fait d’être seul est agrĂ©able. On apprend ainsi sa vie, fait d’écriture et de guitare (Django Reinhardt en tĂŞte). Charlie semble vivre cette situation sans problème jusqu’au jour oĂą Monsieur Solitude, un petit oiseau bleu vient le voir. Il dit qu’il apparaĂ®tra Ă  chaque fois que Charlie se sentira seul. Heureusement, l’arrivĂ©e du carnaval va pousser la petite souris Ă  sortir de sa bulle.  Continuer la lecture de « Bulles et nacelle »

L’enfant cachĂ©e

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Titre : L’enfant cachĂ©e
Scénariste : Loïc Dauvillier
Dessinateur : Marc Lizano
Parution : Janvier 2012

Relater l’occupation française n’est pas un sujet évident. Beaucoup traité, il est dans « L’enfant cachée » abordé du point de vue d’une enfant, Dounia. Cette dernière, grand-mère, raconte à sa petite-fille cette période de sa vie, sous forme de devoir de mémoire. Le tout est paru au Lombard.

Tout commence par l’occupation. Dounia sait que la France a perdu, mais elle s’en moque : la guerre est terminée et son père est rentré vivant, c’est le principal pour elle. Hélas, la petite juive va vite déchanter. Les mesures contre les siens vont se multiplier, provoquant l’incompréhension totale de Dounia.

L’occupation vue par une enfant juive.

LEnfantCachee2L’originalité de « L’enfant cachée » est de tout raconter du point de vue de l’enfant. Ainsi, Dounia subit comme les juifs les mesures de coercition, mais également les choix de ses parents, sans jamais saisir réellement ce qui se passe. Cet aspect est très réussi, renforcé par une narration volontairement naïve, sans analyse autre que factuel ou enfantine. L’injustice paraît d’autant plus forte que Dounia nous est forcément très sympathique, petite fille innocente et joyeuse en début de livre.

La narration prend le temps de traiter tous les sujets : la mise de côté à l’école, l’étoile juive, la perte des parents, la fuite de Paris… La gradation dans les difficultés est bien mise en scène. Ainsi, Dounia n’est pas forcément très affectée au départ en tant qu’enfant. Aussi bien rester chez elle ne la dérange pas, mais être mise de côté à l’école est très difficile.

Le propos est renforcé par un dessin parfaitement adapté réalisé par Marc Lizano. Son trait typé jeunesse, fait de personnages aux grosses têtes, ancre d’autant plus l’histoire vers un point de vue d’enfant. Le tout est enrichi par une colorisation tout aussi réussie. On retrouve un belle synergie dans cet album, une vraie cohérence entre le texte et l’image.

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« L’enfant cachée » remplit parfaitement son rôle de devoir de mémoire. En adoptant le point de vue d’un enfant et en ne montrant et n’expliquant que ce que Dounia peut comprendre, les auteurs produisent un album jeunesse d’une grande qualité, qui peut être lu et apprécié par tout le monde. Forcément touchant, « L’enfant cachée » est une œuvre d’une grande justesse et d’une vraie délicatesse.

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note4

Le vent dans les saules, T1 : Le bois sauvage

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Titre : Le vent dans les saules, T1 : Le bois sauvage
Scénariste : Michel Plessix
Dessinateur : Michel Plessix
Parution : Octobre 1996


J’ai découvert un jour « Le vent dans les saules » dans la demeure familiale. Depuis, ma vie en a été changée… Adaptée du roman jeunesse éponyme de Kenneth Grahame (que je n’ai jamais lu), cette série scénarisée et dessinée par Michel Plessix, dont je ne connaissais alors pas le travail. Parue chez Delcourt, cette série a vu quatre tomes sortir, plus cinq autres qui lui font suite. C’est avec « Le bois sauvage » que l’histoire commence.

« Le vent dans les saules » narre l’histoire d’animaux de la forêt. Il y a Rat, le poète, Taupe, l’ingénu, Crapaud le baron local, Blaireau le taciturne… Tout cela se passe dans une ambiance paisible au bord de la rivière. Paisible ? Non ! Crapaud et ses lubies entraîne ce monde dans des aventures pas piquées des vers !

La narration du « Vent dans les saules » est articulée selon des chapitres. C’est ici trois chapitres d’une dizaine de pages qui nous sont proposés, soit un total de seulement trente pages. Pourtant, à la fermeture de l’ouvrage, l n’y a aucun risque de se sentir floué par la faible pagination ! Chaque chapitre raconte une anecdote, qui possède sa propre indépendance. Mais évident, au fur et à mesure, les personnages se dévoilent. Mais quel plaisir de voir Rat dire qu’il présentera Blaireau prochainement et de voir ce personnage apparaître au chapitre suivant.

Une atmosphère douce et poétique

La force du « Vent dans les saules » est de présenter une véritable aventure tout en semblant être purement contemplatif. Ainsi, nombreuses sont les cases muettes, uniquement accompagnées par la narration complice de l’auteur. Pas question de plonger dans les péripéties, tout cela se fait tranquillement et sereinement. On se sent happé par l’atmosphère de l’ouvrage ou personne ne va travailler et où l’on écrit des vers au bord de la rivière…

Cette atmosphère douce et poétique est magnifiée par le dessin splendide (virtuose ?) de Michel Plessix. Ses animaux sont plus vrais que nature. Quant à cette fameuse nature, elle est merveilleusement retranscrite, les couleurs à l’aquarelle lui rendant particulièrement honneur. De plus, l’auteur varie les vues, du plan large au gros plan avec le même talent. Et malgré cette envie de contempler qui nous prend subitement, les personnages gardent un dynamisme certain. Plus qu’un coup de cœur, le dessin de Plessix est ici une révélation. Et si ce n’était pas suffisant, l’auteur s’amuse à ajouter nombre de détails dans ses cases. Invisibles au premier abord, il donne à la seconde lecture un souffle d’autant plus fort, l’auteur créant presque un jeu, du moins une complicité, avec le lecteur.

Ce premier tome du « Vent dans les saules » est déjà une œuvre majeure. Dessin, univers, narration et personnages forment un tout remarquablement cohérent et d’une poésie incroyable. Ne vous fiez pas à l’esprit « petits animaux » qui donnent l’impression d’une bande-dessinée pour enfant. Mettre un pied au bord de la rivière avec Michel Plessix, c’est ne plus vouloir la quitter. Un chef d’œuvre !

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note5

Les carnets de Cerise, T3 : Le dernier des cinq trésors

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Titre : Les carnets de Cerise, T3 : Le dernier des cinq trésors
Scénariste : Joris Chamblain
Dessinatrice : Aurélie Neyret
Parution : Novembre 2014


Depuis le temps que la série « Les carnets de Cerise » me fait de l’œil, j’ai enfin pu mettre la main sur un exemplaire. Merci donc au CDI de mon collège, qui me donne accès facilement aux séries jeunesse ! « Les carnets de Cerise » jouit d’excellents retours de lecteur et ses couvertures magnifiques sur les étals des librairies ne me laissaient pas indifférents. Je commence donc cette série par le tome 3. Si des allusions aux deux précédentes histoires (et personnages) sont faites, le tout peut se lire avec plaisir indépendamment du reste. Le tout est publié chez Soleil dans l’excellente collection Métamorphoses.

Cerise est une petite fille curieuse qui aime enquêter. Tout démarre avant tout par son arrivée au collège. Les auteurs ont décidé de faire grandir leur personnage. En cela, on sent que la série est destinée avant tout aux petites filles. C’est donc un album jeunesse très féminin auquel on a droit : les hommes sont presque absents de l’histoire et tout se passe entre filles (et femmes !). Malgré ce public visé, l’album parvient à toucher un public bien plus large. Une belle réussite !

Un public de jeunes filles visés, un public bien plus large atteint.

LesCarnetsDeCerise3aCerise assiste à un atelier lecture avec la relieuse de la ville. Et lors d’une visite chez elle, elles trouvent un coffre correspondant à un trésor. Cinq trésors seront à trouver, ravivant les blessures de jeunesse de la jeune femme…

Lorsque l’on lit « Les carnets de Cerise », on sent bien l’aspect jeunesse créé par la narration : c’est fluide, simple et le suspense monte lentement. Mais on est surpris, lors du dénouement, d’être particulièrement touché par l’histoire. Le scénario, bien ficelé, nous amène tranquillement jusqu’à un point d’émotion bien maîtrisé. J’ai été particulièrement ému par cette histoire, toute en délicatesse et en bons sentiments.

La particularité de cette série est de proposer, justement, les carnets de Cerise. Ainsi, quand elle fait des gâteaux, elle nous livre la recette avec son écriture manuscrite, ses dessins et des photos. Cet aspect-là est vraiment réussi et permet d’intensifier le lien entre le lecteur et la bande de filles.

Concernant le dessin d’Aurélie Neyret, c’est assez formidable. À la fois un peu désuet (l’histoire se passant à Noël) et moderne, il possède la douceur nécessaire à l’histoire. La symbiose dessin/scénario est parfaite et la lecture des planches de ces « Carnets de Cerise » est un véritable plaisir visuel. Sans compter que la construction des planches est bien pensée et ne fait jamais dans la facilité.

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« Les carnets de Cerise », pour ce tome 3 dédié à Noël, est particulièrement touchant. C’est une preuve de plus qu’un ouvrage jeunesse peut dépasser son lectorat et toucher les petits et les grands. Un grand bravo aux deux auteurs !

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note5

Panique organique

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Titre : Panique organique
Scénariste : Marion Montaigne
Dessinatrice : Marion Montaigne
Parution : Octobre 2007


Marion Montaigne est une auteure qui s’est créé un nom dans la vulgarisation scientifique. Mêlant bande-dessinée, sciences et humour, elle a su capter l’attention du public avec son blog « Tu mourras moins bête » (parfaitement mis sur papier ensuite). Depuis, elle a sorti « Riche, pourquoi pas toi ? » qui lui permettait de toucher aux sciences sociales. Mais dès 2007, l’auteure sortait déjà un livre intitulé « Panique organique » qui proposait une histoire déjanté dans le corps humain. Publié chez Sarbacane, le tout pesant une petite centaine de pages.

Nous démarrons donc dans le corps d’un enfant qui mange ses céréales. L’une de bactéries de l’estomac, fatigué de cette existence répétitive, décide de s’échapper. En effet, le petit garçon a eu le malheur d’avaler le jouet qui était dans la boîte de céréales. C’est une fusée… C’est parti pour une aventure au plus profond du corps…

Une aventure d’humour didactique

Si le début de l’aventure laisse présager une aventure d’humour didactique (le rein est bien présenté par exemple), le tout devient vraiment barré au fur et à mesure. Alors certes on apprend des choses régulièrement, mais l’aspect didactique laisse souvent la place à l’aventure et à l’action débridée. 

On a clairement affaire ici à un ouvrage plutôt jeunesse. Les explications sont plutôt simples et l’action est non-stop. Le double discours existe quand même (le passage à l’adolescence est vraiment destiné à être drôle pour des adultes me semble-t-il…), mais il n’est pas omniprésent. Les dernières pages, complètement débridées manquent ainsi un peu de consistance. Malgré tout, on sourit à plusieurs reprises. Mais on est tellement habitué à rire devant un livre de Marion Montaigne que l’on en devient très exigeant !

Concernant le dessin, on retrouve un trait simple et dynamique de l’auteure, colorisé à l’informatique. C’est moins relâché et moins personnel que ses dernières productions, mais la lecture est très agréable et lisible. Le découpage est plus classique avec un gaufrier et des cases tracées. Bref, c’est finalement assez différent de ce que peut nous proposer Marion Montaigne actuellement.

« Panique Organique » confirme l’intérêt de Marion Montaigne pour les ouvrages didactiques. Paru en 2007, juste avant « La vie des bêtes » (où clairement elle est plus percutante au niveau de l’humour), c’est un ouvrage jeunesse de bonne qualité. La partie didactique n’est pas lourde et peut même passer derrière l’aspect purement aventure. Et il faut bien avouer que les ados adorent ce livre. Une lecture sympathique. avatar_belz_jol

note3

La famille Passiflore, T3 : La chasse au trésor

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Titre : La famille Passiflore, T3 : La chasse au trésor
Scénariste : Michel Plessix
Dessinateur : LoĂŻc Jouannigot
Parution : Juin 2014


Ma critique d’aujourd’hui porte sur un album de jeunesse intitulĂ© « La chasse au trĂ©sor ». C’est le nom de son dessinateur qui m’a orientĂ© vers lui. Il s’agit de Michel Plessix dont le trait m’a charmĂ© dans « Le vent dans les saules ». De plus, j’avais eu l’occasion de lire une critique Ă©logieuse Ă  l’égard de cette troisième aventure de la famille Passiflore. Cette sympathique bande de lapins m’était inconnue jusqu’alors. La couverture est attirante. Elle nous prĂ©sente une bande de jeunes lapereaux bien dĂ©cidĂ©s au milieu d’une prairie verdoyante. Un danger rode dans l’ombre : ils sont observĂ©s par quelqu’un qui ne semble pas leur vouloir que du bien… Continuer la lecture de « La famille Passiflore, T3 : La chasse au trĂ©sor »