L’homme qui tua Chris Kyle


Titre : L’homme qui tua Chris Kyle
Scénariste : Fabien Nury
Dessinateur : Brüno
Parution : Avril 2020


Je suis toujours intéressé par le fruit des collaborations entre Fabien Nury et Brüno. L’homme qui tua Chris Kyle n’échappe donc pas à la règle. J’ai découvert ce personnage à travers le film American Sniper qui ne m’avait pas laissé indifférent. J’étais donc curieux d’en apprendre davantage sur ce pan de la culture américaine à travers la plume de ce duo d’auteurs talentueux…

Une atmosphère oppressante

La quatrième de couverture présente les enjeux avec les mots suivants : « Ancien Navy SEAL, vétéran de la guerre d’Irak, Chris Kyle est le sniper le plus mortel de toute l’histoire de l’armée américaine. Son autobiographie, American Sniper, est un best-seller aux USA. Le 2 février 2013, Chris Kyle est tué par un autre vétéran, Eddie Ray Routh. Le meurtre a lieu sur un champ de tir, à Stephenville, Texas. Leur histoire ne fait que commencer. »

Avant d’entrer pleinement dans ma critique sur ce L’homme qui tua Chris Kyle, je me dois d’expliquer mon amour de lecteur pour le duo Nury – Brüno. Leurs différentes collaborations s’inscrivent dans des thèmes toujours originaux : esclavage, monde des gangster, guerre en Afrique… Fabien Nury est un scénariste brillant dont la particularité et le talent est de développer ses intrigues dans un univers historique. Sa capacité à mêler réalité et fiction génère des histoires passionnantes. Quant au dessinateur Brüno, son univers graphique possède une personnalité forte et unique. J’ai toujours beaucoup de plaisir à me replonger dans ses planches. Est-il besoin de préciser que j’étais impatience de découvrir leur traitement d’un personnage aussi complexe que Chris Kyle ?

L’histoire entremêle la biographie de Chris Kyle et celle de son tueur. Parallèlement, le scénario nous plonge dans un fait divers avec les aspects du traitement de ce type d’événements. La chronologie des événements est gérée avec maestria par Fabien Nury. Il arrive à densifier la narration par des flashbacks sans pour autant que le lecteur ne soit perdu. L’intensité dramatique est ainsi maintenue à un niveau constant élevé. Ma curiosité a été en permanence relancée. La lecture de cet album est vraiment un moment très agréable et prenant.

Le travail de documentation est important. Les recherches des auteurs sont évidentes. La biographie des protagonistes, la dimension médiatique du personnage, le traitement de « profiler » vis-à-vis du tueur… Tous les aspects sont traités avec sérieux et profondeur. Cette rigueur et cette richesse donne une ampleur dramatique à la lecture qui s’avère particulièrement prenante.

Concernant les dessins, ils sont une nouvelle fois remarquables. Je suis un fan de Brüno depuis ma première rencontre avec son travail. Ma passion est toujours intacte depuis. Ce nouvel opus alimente la flamme. Son trait correspond parfaitement à l’aridité des personnages. De plus, il transmet pleinement l’oppression de l’atmosphère. Il arrive à créer une forme de malaise de fascination qui ne laisse pas indemne.

Pour conclure, L’homme qui tua Chris Kyle est un nouveau bijou. La lecture est fascinante et passionnante. Elle ne laisse pas indifférente. L’identité graphique est puissante et offre une immersion prenante. Je conseille donc vivement cet ouvrage qui devrait combler les adeptes du genre…

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