Léo Loden, T25 : Massilia Æterna


Titre : Léo Loden, T25 : Massilia Æterna
Scénariste : Christophe Arleston & Loïc Nicoloff
Dessinateur : Serge Carrère
Parution : Octobre 2017


Massilia Aeterna est un le dernier tome en date de la série Leo Loden. Le détective imaginé par Serge Carrere e Christophe Arleston prend des traits bien originaux sur la couverte de cet opus. En effet, il semble avoir quitté notre époque pour se retrouver en fâcheuse posture durant l’Antiquité. Le titre aux consonnes latines de l’album semble confirmer ce voyage temporel. Continuer la lecture de « Léo Loden, T25 : Massilia Æterna »

Ekhö, monde miroir, T6 : Deep south


Titre : Ekhö, monde miroir, T6 : Deep south
Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci
Parution : Juin 2016


Christophe Arleston est le premier scénariste dont j’ai été un aficionado fidèle. Je fais partie des nombreux adolescents qui sont tombés sous la charme de Lanfeust de Troy lorsque cette saga a révolutionné l’héroïc-fantasy dans le neuvième art il y a une vingtaine d’années. Mon affection pour cet auteur m’a fait découvrir «Leo Loden», «Les maîtres cartographes», «Le chant d’Excalibur» ou encore «Les naufragés d’Ythaq». Hélas, j’ai trouvé qu’avec les années, la qualité narrative des différents ouvrages nés de la plume d’Arleston déclinait de manière inquiétante. Par conséquent, cela faisait quelques années que je m’éloignais naturellement de toute nouvelle création de sa part. La seule série qui m’a fait rompre cette évolution est «Ekhö». Suite à la lecture d’une critique positive de son premier tome, ma curiosité avait été attisée. Je n’ai pas regretté mon choix car c’est avec plaisir que j’avais découvert le couple improbable formé par Granite et Yuri. Continuer la lecture de « Ekhö, monde miroir, T6 : Deep south »

Les naufragés d’Ythaq, T14 – Le Joyau du génie


Titre : Les naufragés d’Ythaq, T14 – Le Joyau du génie
Scénario : Christophe Arleston
Dessinateur : Adrien Floch
Parution : Novembre 2016


Ythaq est une planète particulière. Elle n’apparaît sur une autre carte spatiale. Pourtant cela fait des siècles que des vaisseaux s’y écrasent. « Les naufragés d’Ythaq » nous conte le devenir de certaines de ces victimes de crash mystérieux. Durant le premier cycle composé de neuf tomes, le scénariste de Christophe Arleston et le dessinateur Nicolas Floch nous font suivre le quotidien de Granite, Narvath et leurs amis. AU cours de leurs pérégrinations, ils ont été amené à découvrir les causes de leur présence sur cette planète et trouveront même le moyen de la quitter pour retrouver leur quotidien et leur réalité. Cette intrigue mêlant science-fiction et fantasy était de qualité inégale. Le début était de bien meilleure qualité que le dénouement qui frôlait la catastrophe. Néanmoins, l’empathie pour les personnages principaux m’avait permis de passer outre les faiblesses trop fréquentes du scénario. Continuer la lecture de « Les naufragés d’Ythaq, T14 – Le Joyau du génie »

Ekhö, monde miroir, T5 : Le Secret des Preshauns

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Titre : Ekhö, monde miroir, T5 : Le Secret des Preshauns
Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci
Parution : Juin 2016


« Ekhö monde miroir » est une série au concept intéressant. Comme son nom l’indique, Ekhö est un monde miroir de la Terre. On y retrouve le même mode de vie que sur notre planète à quelques nuances près : les dragons remplacement les avions de ligne ou les wagons de métro sont sur le dos d’étranges mille-pattes… Cette parenté entre les deux univers autorisent bon nombre d’allusions aux travers de la société et facilitent les moqueries sur le quotidien de chacun d’entre nous. Cela offre naturellement un terrain d’expression à Christophe Arleston scénariste friand de ce type d’humour. Continuer la lecture de « Ekhö, monde miroir, T5 : Le Secret des Preshauns »

Leo Loden, T24 : Les cigales du pharaon

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Titre : Leo Loden, T24 : Les cigales du pharaon
Scénariste : Christophe Arleston & Loïc Nicoloff
Dessinateur : Serge Carrère
Parution : Mars 2016


Léo Loden est un personnage qui accompagne ma culture bédéphile depuis presque vingt ans. C’est un copain de l’époque qui m’avait fait découvrir les aventures de ce sympathique détective privé accompagné de sa charmante et volcanique conjointe commissaire et de son sympathique et atypique tonton. La série se compose actuellement de vingt-quatre épisodes dont le dernier en date, Les cigares du pharaon, est le sujet de ma critique d’aujourd’hui. Continuer la lecture de « Leo Loden, T24 : Les cigales du pharaon »

Les naufragés d’Ythaq, T13 : Glèbe la singulière

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Titre : Les naufragés d’Ythaq, T13 : Glèbe la singulière
Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Adrien Floch
Parution : Novembre 2015


« Les Naufragés d’Ythaq » fêtent ses dix ans à l’occasion de la parution de son treizième opus intitulé « Glèbe la singulière ». En effet, la couverture nous annonce un cahier graphique inédit pour célébrer cette décennie d’aventure. Je suis fidèle depuis le premier tome à l’œuvre née de la collaboration du scénariste Christophe Arleston et du dessinateur Adrien Floch. Après des débuts prometteurs, la suite s’est parfois montrée inégale. Néanmoins, la sympathie ressentie à l’égard les personnages et le souvenir de leurs premières pérégrinations suffisent à me persuader de poursuivre mon immersion dans l’univers d’Ythaq. Continuer la lecture de « Les naufragés d’Ythaq, T13 : Glèbe la singulière »

Ekhö, monde miroir, T4 : Barcelona

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Titre : Ekhö, monde miroir, T4 : Barcelona
Scénariste : Christophe Arleston
Dessinateur : Alessandro Barbucci
Parution : Septembre 2015


« Ekhö » est le fruit d’un concept efficace. Cette série fait vivre les aventures d’une jolie demoiselle dans une réalité parallèle à la nôtre. Chaque opus fait voyager le lecteur à travers le monde. New York, Paris et Los Angeles ont abrité les pérégrinations de Fourmille et ses acolytes. Dans le dernier tome datant du mois de septembre dernier, c’est la capitale catalane qui accueillait tout ce petit monde. Intitulé Barcelona, l’album est accompagné d’une couverture présentant un bâtiment rappelant la légendaire Sagrada Familia.

Les choix narratifs des auteurs font que chaque intrigue peut être découverte indépendamment. Cette nouvelle histoire est précédée d’une page présentant l’univers d’Ekhö et les protagonistes principaux. Fourmille est l’héroïne. Elle a été catapultée dans ce monde au début de la saga en même temps que Yuri avec qui ils s’entendent comme chien et chat. La particularité de la demoiselle est de voir son corps accueillir bien souvent l’esprit de personnes décédées dans des circonstances obscures. Cette « rencontre » marque toujours le début de l’enquête qui sert de fil conducteur à la trame. Dans ce quatrième épisode, Fourmille est habitée par un chat. C’est une grande première et une bonne chose a priori. La richesse naît de la diversité.

Christophe Arleston est le scénariste de cette série. Comme beaucoup de bédéphile, je le connais à travers son travail sur « Lanfeust de Troy ». J’ai toujours gardé un œil sur son œuvre et ai pris plaisir à découvrir « Leo Loden », « Le chant d’Excalibur » ou encore « Les Maîtres Cartographes ». Par contre, certaines de ses productions sont de qualité inégale. « Les Naufragés d’Ythaq » ou « Les Forêts d’Opale » en sont des exemples marquants. Les premiers tomes sont réussis, les suivants frôlent l’imposture. Bref, cet auteur est talentueux mais n’arrive pas à assumer qualitativement la fréquence de parution qu’il s’impose. Néanmoins, « Ekhö » possède une identité agréable et divertissante qui m’a aisément persuadé de m’offrir ce voyage à Barcelona.

Des mondes parallèles.

Ekhö4bLe concept de monde parallèle est un jouet idéal pour l’imagination d’Arleston. Dans chacune de ses histoires, le scénariste a toujours adoré offrir des allusions plus ou moins fines à notre quotidien et notre société. Avec Ekhö, l’espace d’expression dans ce domaine est sans limite. Les décors et le fonctionnement sociétal sont tous détournés de notre monde. La seule frontière est celle que se fixe l’auteur. Cet aspect-là est un des attraits les plus forts de le la saga. Ce quatrième tome possède évidemment cette richesse. Nous n’avons aucun mal à nous immerger dans une Catalogne qui nous est familière tout en souriant aisément du détournement des codes qui est fait. Certains gags sont moins réussis que d’autres. Mais leur densité fait qu’on accepte facilement les variations dans la finesse humoristique.

L’identité de l’album passe également par le trait tout en rondeur d’Alessandro Barbucci. Son style entre parfaitement dans le canevas heroïc fantasy chez les éditions Soleil. Il fait d’ailleurs partie du haut de gamme dans le genre. Les filles sont ravissantes, les décors plein de détails, l’action pleine de dynamisme. Les planches sont agréables et raviront un public très large. Les couleurs sont vives sans être révolutionnaires. Elles accompagnent parfaitement la bonne humeur que dégage la lecture.

Finalement, le seul léger bémol de l’album concerne l’intrigue en elle-même. Je l’ai trouvé un petit peu brouillonne. Les auteurs cherchent à multiplier les rebondissements. Mais les enchainements manquent quelque peu de subtilité. De plus, les moments hystériques des personnages et les scènes de poursuites ou de batailles gagneraient à être entrecoupés de moments plus légers. Cela permettrait au lecteur de reprendre son souffle plutôt que de vivre le quotidien d’un diable de Tasmanie. Le rythme de lecture est un petit peu saccadé. C’est dommage car cela empêche la trame de prendre une plus grande ampleur.

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Pour conclure, Barcelona s’inscrit dans la continuité des opus précédents. Une certaine routine s’installe. Elle n’est pas désagréable même si j’espère toujours que la série change de braquet. J’ai toujours plaisir à retrouver Fourmille et ses amis mais j’apprécierai d’être davantage surpris. Peut-être la prochaine fois ? Mais cela est une autre histoire…

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note3

Leo Loden, T23 : Brouillades aux embrouilles

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Titre : Leo Loden, T23 : Brouillades aux embrouilles
Scénaristes : Christophe Arleston & Loïc Nicoloff
Dessinateur : Serge Carrère
Parution : Janvier 2015


Leo Loden est un détective dont je suis les enquêtes depuis ses débuts. Cela fait donc plus de quinze ans que je prends plaisir à suivre les pas de de cet ancien policier aux quatre coins de la France. Ce héros est le fruit de la rencontre entre le scénariste Christophe Arleston le dessinateur Serge Carrère. Depuis quelques temps maintenant, le duo est devenu trio avec l’arrivée à l’écriture de Loïc Nicoloff. Le dernier épisode date du mois de janvier dernier et s’intitule « Brouillades aux embrouilles ». La couverture laisse penser que le trafic d’armes ne sera pas étranger à l’histoire.

Amadeus est un faussaire sympathique qui accompagne bon nombre d’aventures de Léo. Au cours des premières pages, il se fait enlever sur le port de Marseille et n’arrive à prévenir que notre cher détective. Ce dernier mène l’enquête qui va le mettre sur le chemin de l’assassinat d’un trafiquant d’arme, d’un imam gérant de cité et de préfet angoissé des conséquences de tout cela…

Marseille : son port et ses quartiers nord.

Léo Loden est marseillais. Même s’il a été souvent amené à suivre des affaires dans tout l’Hexagone, la majorité de son quotidien se déroule autour de la cité phocéenne. « Brouillades aux embrouilles » centre son intrigue autour du port et d’une cité des quartiers nord. Cet opus fait naître une histoire indépendante qui trouve son dénouement au bout de quarante-six planches. Il n’est pas ici question d’attendre le prochain tome pour connaître la fin. Comme toute série, celle-ci nous fait retrouver un casting constant d’épisode en épisode. On retrouve donc l’oncle de Léo. Il est marin et le personnage le plus drôle. Marlène, commissaire et conjointe de Léo, est également toujours là. Son caractère volcanique est un atout certain de la lecture. Le trio est en pleine forme dans ce vingt-troisième acte. Ils participent à la bonne ambiance que se dégage des pages.

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La mise en place de la trame est efficace. Les auteurs ne perdent pas de temps pour nous faire découvrir les premiers enjeux. L’enchainement des événements est relativement dense et les rebondissements sont plutôt bons. La lecture est dynamique. Le suspense est suffisamment fort pour la curiosité accompagne la découverte de l’album du début à la fin. L’immersion de tout ce petit monde dans l’univers des docks d’un côté et des cité de l’autre est plutôt réussie. Evidemment, elle ne servira pas de support à une thèse universitaire sur le sujet. Par contre, elle chatouille régulièrement les zygomatiques. Dans ce tome, le scénario n’est pas dilué par une succession de scènes d’action sans grand intérêt. La prime est portée à l’histoire et cela est bien appréciable.

En plus de dérouler une intrigue intéressante et prenante, Arleston arrive à intégrer sans problème les atouts de ses héros. La relation Léo – Marlène est toujours hilarante. Quant à l’oncle, il est comme une sardine dans le vieux port avec ses amis les dockers. Les scènes avec le préfet et le commissaire divisionnaire quant à la politique à adopter pour gérer la crise prête aisément à sourire. Tout ce petit monde est bien accompagné par les dessins de Carrère. Son style correspond parfaitement à l’ambiance divertissante de l’album. Les couleurs vivent de Cerise vont également dans ce sens.

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Au final, « Brouillades aux embrouilles » est un cru honnête. Je trouve qu’il offre ce que lecteur en attend. J’ai eu l’occasion de le lire déjà deux fois. Le plaisir était toujours présent la seconde fois. C’est plutôt bon signe. Je le conseille donc à quelqu’un qui chercherait une bande dessinée drôle, légère et pourvue d’une histoire pas inintéressante.

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note3

Leo Loden, T20 : Lagoustines Breizhées

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Titre : Léo Loden, T20 : Langoustines Breizhées
Scénaristes : Christophe Arleston & Loïc Nicoloff
Dessinateur : Serge Carrère
Parution : Août 2011


« Leo Loden » est une série qui fait son petit bonhomme de chemin. En effet, cet été a vu la parution de son vingtième tome. Depuis le début, le scénario est l’œuvre du célèbre Christophe Arleston. Les dessins sont nés de la plume de Carrere. En cours de route, ils se sont associés à Nicoloff. Le dernier opus s’intitule « Langoustines breizhées ». Toujours édité chez Soleil, il est d’un format classique. Son prix est d’environ dix euros.

Cette série est construite autour du personnage de Leo Loden. Ancien inspecteur de la police à Marseille, il a monté son cabinet de détective privé. Il mène ses enquêtes accompagné de son oncle Loco, ancien marin haut en couleur. Leo file le parfait amour avec une splendide femme pleine de caractère qui s’avère être commissaire. La particularité de cette série est que chaque enquête nous emmène dans une région de France différente et nous permet de découvrir les spécificités locales.

Un mélange de polar et d’humour en Bretagne

Le titre de cet album est sans équivoque. Nos héros vont découvrir les charmes de la Bretagne. Nos deux détectives partent dans le Finistère rendre service à un ami qui est sur une affaire. Une journaliste a disparu. Elle enquêtait depuis des mois sur des passeurs d’hommes entre l’Afrique et l’Europe. Il apparait donc évident que tout cela est lié. Voilà donc la mission confiée à nos héros : retrouver la disparues et mettre en mal ce réseau…

Cet album, à l’image de la série, a deux objectifs. Le premier est de nous offrir une enquête rythmée et pleine de rebondissements. Le second est de nous divertir et de nous faire rire grâce à ses personnages et leurs caractères. Cela fait de cet opus une lecture légère qui s’adresse à toute la famille. Tout le monde peut théoriquement y trouver quelque chose. Néanmoins, la question qu’il restait à se poser était de savoir si ses deux finalités étaient atteintes.

Concernant l’enquête, on ne trouve rien de révolutionnaire. D’ailleurs, c’est l’évolution de la série qui va dans un sens moins travaillé dans ce domaine. En effet, concernant l’histoire, les auteurs privilégient les scènes d’action au détriment d’une intrigue plus dense et originale. Les poursuites et les bagarres sont fréquentes et laissent donc peu de place à des retournements de situation. Je trouve cela un petit peu dommage car la richesse des premiers tomes de la série réside en grande partie dans l’attrait de l’histoire en elle-même. Dans « Langoustines breizhées », elle n’est pas très épaisse et sans réelle surprise.

Côté humour, Loco nous offre encore beaucoup de bons moments de rigolade. Ce marin aux manières un petit peu rustres et à l’appétit sans limite est la vraie star de la série. Dans cet opus, il ne déçoit pas. Chacune de ses apparitions ou de ses remarques est réussie et génère une atmosphère divertissante à notre lecture. Le bémol vient des autres personnages qui apparaissent bien fades par rapport au vieux loup de mer. En effet, Leo est en retrait. Le fait de ne pas intégrer sa conjointe dans l’histoire met de côté tous les gags découlant de leurs disputes. C’est dommage. De plus, leur copain breton n’est pas assez travaillé. C’est donc parce qu’il possédait un vrai potentiel comique.

Les dessins sont de leur côté dans la lignée des tomes précédents. Ils se prêtent parfaitement à l’ambiance de l’album et à sa nature. Il est relativement arrondi et s’assimile facilement. Les couleurs sont vives. Bref, un feuilletage rapide des pages nous laissent une impression colorée et dynamique. A défaut de nous présenter des planches mémorables, Carrere nous offre un dessin agréable dans lequel on se plonge avec plaisir et aisance. L’auteur nous offre des personnages qui peuvent avoir certaines réactions et comportements assez  « cartonnesque ». Les colères peuvent être hautes en couleur !

En conclusion, « Langoustines breizhées » est un album moyen. Il est loin de faire partie des meilleurs de la série. Il nous offre quelques bons moments et manque de densité pour qu’on soit réellement captivé du début à la fin. Disons que si il s’agissait du premier opus de « Leo Loden », je ne suis pas sûr qu’après sa lecture, je me plonge rapidement dans les autres tomes. Par contre, je n’ai pas regretté de l’acheter pour compléter ma collection. J’ai pris plaisir à retrouver les personnages et me suis montré complaisant avec leurs aventures du fait de la sympathie qu’il m’inspire. Pour ceux qui ne connaissent pas cette série, je vous conseille davantage les premiers bouquins parus. Vous ne regretterez pas le voyage. Vos zygomatiques seront sollicitées.

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note2

Leo Loden, T21 : Barigoule au Frioul

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Titre : Leo Loden, T21 : Barigoule au Frioul
Scénaristes : Christophe Arleston & Loïc Nicoloff
Dessinateur : Serge Carrère
Parution : Août 2012


« Barigoule au Frioul » est le titre du dernier épisode des aventures de Leo Loden, héros né il y a plus de dix ans de la collaboration de Christophe Arleston et de Serge Carrère. C’est le nom du premier cité qui m’avait incité à découvrir cette saga. En effet, « Lanfeust de Troy » était une de mes séries de chevet à cette époque-là. J’étais donc curieux de partir à la rencontre des différents univers de ce célèbre scénariste. Comme pour les précédents opus de la série, il s’associe à Nicoloff pour l’écriture de ce vingt et unième tome mettant en scène le célèbre détective privé marseillais. Ce nouvel ouvrage est paru au mois d’août dernier chez Soleil. La couverture nous présente Leo et son oncle sous une pluie torrentielle. Au gré d’un éclair, la nuit s’illumine et voit apparaitre un corps pendu. Qui ? Comment ? Pourquoi ? Il ne restait donc plus qu’à se plonger dans la lecture…

Pour vous présenter rapidement la trame, je vais citer le résumé proposé par le site BD Gest’ : « Le Château d’If, une forteresse imprenable qui protège l’entrée du Vieux-Port… et un refuge bienvenu quand on est pris dans un léger grain selon Tonton (une grosse tempête selon tout le monde). C’est ainsi que Léo et Loco se retrouvent au milieu d’un séminaire de motivation réunissant les cadres d’une entreprise pharmaceutique où l’ambiance semble idéale… jusqu’au moment où le grand patron meurt empoisonné lors du cocktail de fin de journée. Voilà une enquête parfaite pour Léo : le coupable est forcément sur l’île et ce n’est pas le fantôme du Comte de Monte-Cristo ! Mais les apparences sont peut-être trompeuses… »

Cet album s’adresse, à l’image de la série, à un public très large. Le ton est léger. Bien que construit sur la narration d’une enquête, l’humour tient une part prépondérante dans l’écriture du scénario. C’est d’ailleurs davantage au nombre de moments drôles qu’à la densité de l’intrigue qu’on juge le plaisir de la lecture d’un épisode. J’ai une réelle affection pour les personnages de cette saga malgré la qualité parfois inégale des différents tomes. Certains crus sont excellents, d’autres apparaissent moins aboutis. Je suis donc plein d’espoir à chaque nouvelle parution.

Malgré son statut de marseillais, Loden a souvent eu l’occasion de voyager à l’image d’un Astérix. On prend donc souvent plaisir à voir les clichés locaux être exploités au service de l’intrigue. Je suis donc curieux de savoir où nous mène ce « Barigoule au Frioul ». Le titre est une indication. Il possède un ton provençal qui nous éloigne peu de la cité phocéenne. Mais il n’est pas nécessaire de partir bien loin pour se sentir dépaysé. Se trouver immerger dans un huis clos nocturne, pluvieux et ilien est intéressant. Cela l’est d’autant plus que Loden a souvent l’occasion de beaucoup se déplacer lors de ses enquêtes, ce qui s’avère impossible ici. De plus, ce type de trame possède un ton « Cluedo » qui peut s’avérer original.

Les auteurs cherchent vraiment à exploiter le fait de se trouver au Château d’If. Les allusions au lieu sont nombreuses et s’intègrent parfaitement dans l’histoire. C’est une des caractéristiques méritantes de cette série. A ce niveau-là, le lien avec Astérix est évident. Ce dernier ne rencontre pas les mêmes personnes en Helvétie, en Hispanie ou en Corse. De la même manière, Arleston n’utilise pas les mêmes ficelles quand il nous immerge à Lyon, Lille, Marseille ou Toulouse. La dimension « touristique » m’a plu et j’ai pris plaisir à graviter dans cette forteresse. Mais l’album n’est pas un appendice du Guide Vert. On découvre un assassinat. Il y a une dizaine de suspects. Heureusement, Loden et son oncle sont dans la place et se charge donc de résoudre cette énigme.

Le grand nombre de personnages me laissait espérer une intrigue dense et pleine de rebondissements. Faire intervenir chacun des protagonistes devait offrir une épaisseur au contenu. Au final, ils se révèlent que certains restent vraiment secondaires et anecdotiques. Cela ne veut pas dire que l’histoire est creuse mais elle s’avère moins « rebondissant » qu’espérée. L’histoire se laisse lire avec plaisir et ne souffre pas de réel temps mort. Néanmoins, à aucun moment, on est emporté réellement par les pérégrinations de nos amis. Il manque un petit quelque chose qu’on est conquis par la lecture. On ne se plonge jamais de manière aussi intense que je pouvais l’espérer. On reste légèrement en retrait.

Les dessins de Serge Carrère correspondent parfaitement à l’ambiance de la série. Sur ce point, l’association entre Arleston et ce dessinateur est loin d’être une faute de goût. Le dessin est rond et facile d’accès. Il conviendra aux grands comme aux petits. Les visages sont très expressifs et complètement parfaitement l’aspect humoristique du propos. De plus Carrère n’a aucun mal à dessiner les scènes de poursuite ou d’action et à faire naitre ce sentiment de rythme. Les couleurs, œuvre de Cerise, sont simples et vives et participent à l’accueil agréable qu’on ressent en découvrant chaque page.

En conclusion, « Barigoule au Frioul » est un tome honnête. Il est dans la moyenne de la série. Il est loin des meilleurs mais reste plus construit que d’autres. La lecture était agréable à défaut d’être envoutante. Cet opus complète honnêtement la collection. Néanmoins, pour ceux qui souhaitent découvrir ce détective fort sympathique, je vous conseille de lire les albums dans l’ordre. En effet, je garde une tendresse particulière pour les premières enquêtes…

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