Ma voisine en maillot


Titre : Ma voisine en maillot
Scénariste : Jimmy Beaulieu
Dessinateur : Jimmy Beaulieu
Parution : Janvier 2006


Jimmy Beaulieu est un auteur de bande-dessinée canadien qui a fait de la femme le centre de ses ouvrages. Avec « Ma voisine en maillot », le titre reflète bien l’esprit de l’ouvrage… Paru en 2006, cette histoire est publiée chez Mécanique générale. A peine plus grand qu’un A5, il fait une soixantaine de pages et est vendu au prix modique de 10 €.  Continuer la lecture de « Ma voisine en maillot »

Le parcours d’un puceau


Titre : Le Parcours d’un Puceau
Scénariste : Fabrice Tarrin
Dessinateur : Fabrice Tarrin
Parution : Janvier 2012


Fabrice Tarrin ferait-il de sa vie sa principale source d’inspiration ? Après une autobiographie (« Journal d’un lémurien ») et deux ouvrages où il s’inspire de son adolescence (« Maki »), le revoici dans « Le parcours d’un puceau ». Dans ce dernier ouvrage, on retrouve le personnage du lémurien, Maki, pendant son adolescence. Il cherche à sortir avec une fille. Et les péripéties vont s’accumuler…  Continuer la lecture de « Le parcours d’un puceau »

Maki, T1 : Un lémurien en colo


Titre : Maki, T1 : Un Lémurien en Colo
Scénariste : Fabrice Tarrin
Dessinateur : Fabrice Tarrin
Parution : Janvier 2010 


Fabrice Tarrin se dessine en lémurien. C’est ainsi qu’on le retrouve dans « Le Journal d’un Lémurien », son album autobiographique. Dans « Maki », on suit également un petit lémurien partant en colonie de vacances. Tout est dit : on aura ici affaire à de l’autofiction. Pré-publiée dans le Journal de Spirou, « Maki » est devenu une série phare du journal. Mais n’est-ce donc pas une publication jeunesse dans ce cas-là ?

Souvenirs de colo

Autant être clair tout de suite : « Maki » n’est pas une publication jeunesse. Tarrin s’en est rendu compte, la BD est très cruelle et s’adresse à un public plus âgé. Résultat, la cible est un peu loupée. Car si le dessin a un côté très enfantin, le propos l’est moins.

On suit donc le jeune Maki, souffre-douleur auto-désigné, qui n’aime pas les colonies de vacances et qui va devoir y aller quand bien même. S’ensuit une série de péripéties, un amour de jeunesse et une galerie de personnages riches en couleurs. Colonie de vacances oblige, la plupart des protagonistes sont des préadolescents dont l’éveil des sens complique d’autant plus les choses. Il est évident qu’avec un sujet pareil, Tarrin fera vibrer chez nombre de lecteurs le souvenir d’événements passés… 

« Maki » repose essentiellement sur les personnages et les nombreux dialogues qui parsèment l’ouvrage. Ils ont tous un côté excessif, mais bien traité par l’auteur. Malgré une impression première de caricature, on s’aperçoit vite que les personnages sont plus complexes que ça. Il y a une vraie subtilité. En revanche, ils sont plus ou moins tous affublés de problèmes affectifs et relationnels. Ce qui rend évidemment les interactions entre eux explosives…

Le propos se veut avant tout cruel. On a l’impression que rien ne peut bien se passer. Il ne peut y avoir de dénouement heureux. Car ce ne sont pas seulement les jeunes ados qui sont cruels entre eux, c’est tout le monde. Heureusement, il y a aussi une forte dose d’humour pour faire passer le tout sans peine. Car avant tout, on rit dans « Maki ».

Au niveau du dessin, je suis très fan de Fabrice Tarrin. Son trait est très enlevé et donne beaucoup de dynamisme à l’ensemble. Ses personnages sont constamment dans le mouvement. Le tout se révèle très expressif. Le style animalier et enfantin ne plaira pas à tout le monde, mais il serait dommage de passer à côté. Le fait que les cases ne soient pas dessinées donnent un côté encore plus dynamique.

Sous son aspect album jeunesse, « Maki » rate un peu sa cible. Entre la cruauté du propos, la densité des textes et le foisonnement de personnages, on se rapproche plutôt d’une publication ado/adultes. Il serait dommage de passer à côté de cet ouvrage qui se lit d’une traite et qui saura sans nul doute vous surprendre.

Love is in the air guitare

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Titre : Love is in the air guitare
Scénariste : Yann Le Quellec
Dessinateur : Romain Ronzeau
Parution : Août 2011


L’air guitare est une discipline constituant à mimer les mouvements d’un guitariste. Beaucoup de gens, poussés par la musique, se jettent par terre, imitant leurs idoles. Avec de plus en plus d’adeptes, l’air guitare possède désormais son propre championnat du monde… « Love is in the air guitare » (on appréciera le jeu de mots…) relate l’épopée d’un jeune homme qui va se lancer dans la quête du trophée ultime. Ce pavé (on approche des 300 pages) a été publié chez Delcourt dans la collection Mirages. Continuer la lecture de « Love is in the air guitare »

Les pauvres aventures de Jérémie, T1 : Les jolis pieds de Florence

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Titre : Les pauvres aventures de Jérémie, T1 : Les jolis pieds de Florence
Scénariste : Riad Sattouf
Dessinateur : Riad Sattouf
Parution : Janvier 2003


Il est toujours intéressant de se replonger dans les premiers ouvrages de certains auteurs aujourd’hui adulés. En 2003, Riad Sattouf lance une série consacrée à Jérémie, un anti-héros au physique ingrat et quelque peu obsédé. « Les jolis pieds de Florence » en est le premier tome et fut publié dans la bien connue collection Poisson Pilote chez Dargaud, la version grand publique de la nouvelle bande dessinée. Continuer la lecture de « Les pauvres aventures de Jérémie, T1 : Les jolis pieds de Florence »

Un bruit étrange et beau

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Titre : Un bruit étrange et beau
Scénariste : Zep
Dessinateur : Zep
Parution : Octobre 2016


Après « Une histoire d’hommes », Zep revient chez Rue de Sèvres avec un nouveau one-shot adulte et sérieux. « Une histoire d’hommes » ne m’avait pas pleinement convaincu, mais suffisait à provoquer une curiosité pour ce nouvel album. Le tout pèse 80 pages (et il pèse vraiment lourd !). Continuer la lecture de « Un bruit étrange et beau »

Lucie s’en soucie

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Titre : Lucie s’en soucie
Scénariste : Véronique Grisseaux
Dessinateur : Catel
Parution : Janvier 2000


« Lucie s’en soucie » est un hors série de la série nommé « Lucie ». Ce roman graphique de 120 pages narre l’histoire d’une jeune trentenaire qui fait le bilan de sa vie au début des années 2000. Le tout est scénarisé par Véronique Grisseaux et dessiné par Cartel, et publié aux Humanoïdes Associés dans la collection Tohu Bohu. Continuer la lecture de « Lucie s’en soucie »

Mattéo, T1 : Première époque (1914-1915)

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Titre : Mattéo, T1 : Première époque (1914-1915)
Scénariste : Jean-Pierre Gibrat
Dessinateur : Jean-Pierre Gibrat
Parution : Octobre 2008


Lors d’un passage à Bruxelles, j’avais eu la chance de tomber sur une exposition consacrée aux planches de Jean-Pierre Gibrat. J’étais alors tombé follement amoureux du trait de ce dessinateur et de ses planches en couleur directe. Plus que ça, c’est sa façon de dessiner des femmes qui m’avait simplement subjugué. Hélas, mes premières découvertes en bande-dessinée de cet auteur m’avaient déçues : je trouvais les scénarii bien légers et peu passionnants. Prenant mon courage à deux mains, je tentais de nouveau le coup avec « Mattéo », un diptyque se passant lors de la première guerre mondiale. Le premier tome, sous-titré « première époque : 1914-1915 », commence alors que la guerre va démarrer. Le tout est publié chez Futuropolis et pèse pas moins de 64 pages. Continuer la lecture de « Mattéo, T1 : Première époque (1914-1915) »

Une petite tentation

UnePetiteTentation


Titre : Une petite tentation
Scénariste : Jim
Dessinateur : Grelin
Parution : Mars 2013


Paru initialement sous le nom du « Sourire de la babysitter », cette série a connu une renaissance en paraissant sous la forme d’un copieux one-shot (plus de 150 pages quand même). En effet, la première mouture avait été arrêtée au premier tome. On ne peut donc qu’être un peu méfiant, mais pourquoi pas. Rebaptisé « Une petite tentation », cette histoire parle donc d’une babysitter et de sa copine qui se lancent le défi de piquer le mec quadra et avec une bonne situation dont la première garde la fille. S’engage donc un jeu de séduction avec d’un côté la timide et de l’autre la déluré. Le tout est paru chez Vents d’Ouest.

Nous avons donc affaire ici à une classique histoire sentimentale. La tentation, le désir, les sentiments… On n’est même plus dans un triangle amoureux, mais plutôt dans un hexagone ! Cependant, très vite on s’aperçoit que les personnages sont stéréotypés. Plus choquant, les femmes sont toutes des garces et les hommes des êtres humains beaucoup plus sentimentaux et fidèles… Étrange parti pris !

Pour un jeune public ?

UnePetiteTentation2Des personnages caricaturaux ne sont pas forcément un problème. On pourrait se voir dans un vaudeville sympathique. Hélas, les situations sont tout aussi fausses. A aucun moment, on ne croit vraiment à tout ça. Entre une babysitter qui s’exhibe en soutif devant trois quadras ou un ex qui se taille les veines au cutter dans le couloir d’un immeuble, tout cela laisse un peu dubitatif. De même, les deux jeunes filles sont étudiantes ET mineures. Je n’ai pu m’empêcher de tiquer sur ce genre de détails. Plusieurs fois, j’ai eu l’impression que ce livre était plutôt destiné à un jeune public. Mais pourtant, vu où il est édité, ça ne semble pas être le cas. Quant à la conclusion de l’ouvrage, elle va vraiment dans le sens d’une publication pour ado et/ou jeunes adultes. 

Malgré tout, la lecture ménage son suspense et ses surprises. La fin est trop moralisatrice et casse un peu finalement la dynamique de l’ouvrage. Le trait de Grelin est dynamique et plaisant. Ses filles sont sexy et illustrent très bien la notion de tentation… Cependant, les expressions de visage un peu manga m’ont gêné par moments. Clairement, ça ne fait pas partie de mes codes graphiques ! Les couleurs également, très modernes, ne me parlent pas. C’est clairement une question de goût. Grelin a un style moderne où il mélange de nombreuses influences (franco-belge, manga, voire Disney). De même, la colorisation fait partie de canons du genre. Je regrette cependant un choix de faire des grandes cases finalement assez avares de décors. Cela augmente la pagination pour pas grand-chose. Mais encore une fois, ça semble être une tendance du moment.

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« Une petite tentation » est un récit sexy où les jolies filles peu vêtues sont bien présentes. Inscrit dans une mouvance qui se veut moderne, je ne suis pas sûr que cet ouvrage puisse toucher réellement autre chose qu’un lectorat bien jeune qui fermera les yeux sur les incohérences du récit et sur les caricatures de l’ensemble. Pour ma part, j’ai pris plaisir à dévorer les filles des yeux. Peut-être que l’idée de faire un « roman graphique » n’était pas bien pertinente. Il semblerait qu’en 60 pages, tout aurait pu être dit.

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note2

Une vie sans Barjot

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Titre : Une vie sans Barjot
Scénariste : Appollo
Dessinateur : Stéphane Oiry
Parution : Mars 2011


La fin de l’adolescence et le passage à l’âge adulte est un grand classique de la bande-dessinée. À croire que les auteurs sont de grands ados qui ont toujours eu beaucoup de mal à faire leur deuil de cette époque. « Une vie sans Barjot » raconte la dernière nuit de Mathieu dans sa ville natale avant son départ pour les études à la capitale. Le tout pèse une soixantaine de pages et est paru chez Futuropolis.

La soirée commence par un concert dans un bar. Tout le monde semble plus ou moins se connaître. Bienvenue en province, symbole de la banlieue dans le livre. En effet, Mathieu vient d’avoir son bac et son passage à l’âge adulte sera la montée à la capitale. Il va donc perdre ses amis et… Noémie, la fille dont il est secrètement amoureux depuis des années.

La fin de l’adolescence en une soirée.

UneVieSansBarjot1C’est un récit sur l’adolescence qui nous est proposé. Mathieu et ses copains sont suffisamment attachants pour nous tenir en haleine, eux qui écument les fins de soirée pour retrouver Noémie. Au final, « Une vie sans Barjot » ne raconte pas grand-chose et fait fonctionner pas mal de clichés. Mais cette ambiance de déambulation nocturne ne laisse pas indifférent. La fin casse d’ailleurs un peu cette sensation de fin d’époque. Dommage.

La narration est ainsi purement chronologique et son rythme adopte celui des héros. Peu d’ellipses, tout se suit et forme un tout. Le découpage en quatre bandes des planches renforce cette impression de temporalité. On marche avec les personnages, on attend avec eux… En cela, « Une vie sans Barjot » forme un tout parfaitement cohérent avec son sujet !

Le dessin de Stéphane Oiry est vraiment adapté au récit. Je ne connaissais pas ce dessinateur, mais son trait m’a conquis. Son dessin tout en noirs est parfaitement mis en valeur par une colorisation en bichromie qui permet un découpage des scènes. Beaucoup sont bleues (pour l’extérieur) et les changements vers le jaune ou le rouge apportent un contraste intéressant.

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« Une vie sans Barjot » est une bande-dessinée sympa. Loin d’être révolutionnaire dans son propos ou dans son ambition, elle fait le travail. Elle rappellera certains souvenirs aux nostalgiques qui regrettent encore cette fille à qui ils n’ont pas su déclarer leur flamme…

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