Châteaux Bordeaux, T8 : Le négociant


Titre : Châteaux Bordeaux, T8 : Le négociant
Scénariste : Éric Corbeyran
Dessinateur : Espé
Parution : Septembre 2017


Châteaux Bordeaux se rapproche petit à petit de son dénouement. Le dernier tome paru, Le négociant, est le huitième et avant-dernier de la saga. L’issue du parcours d’Alexandra s’approche de sa conclusion. Le travail conjoint d’Eric Corbeyran et d’Espé accompagne mes lectures depuis de nombreuses années maintenant. Je me suis attaché à son héroïne et au devenir de son domaine viticole, le Chêne courbe.

Une dimension didactique joliment construite

Lors de notre rencontre dans le premier épisode, Alexandra était une jeune femme exilée aux États-Unis. Elle faisait son retour dans la région bordelaise à l’occasion des obsèques de son père. A cette occasion, elle décide de ne pas galvauder le patrimoine familial en prenant les rênes de l’entreprise familiale. Le premier obstacle de sa démarche était sa méconnaissance absolue du milieu du vin. Ce ne sera pas le dernier…

Le fait qu’Alexandra s’avère aussi novice que moi dans cet univers bordelais m’a permis d’emboiter ses pas pour aller de découverte en découverte. Châteaux Bordeaux possède une dimension didactique joliment construite. Chaque opus s’intéresse à un aspect particulier du monde viticole. Cela permet au lecteur de suivre la chronologie qui mène du cep au consommateur. Ce huitième ouvrage s’intitulant Le négociant annonce clairement sa thématique. L’héroïne se rapproche du bout du chemin…

Cet album n’est pas le plus dense de la saga en termes de narration. J’ai eu le sentiment que les auteurs positionnaient leurs pions pour que tout soit prêt pour le bouquet final du dernier opus. Cela ne veut pas dire pour autant que la lecture est désagréable. Au contraire, j’ai apprécié de voir qu’Alexandra commençait à trouver son rythme de croisière et possédait suffisamment de soutien pour que les obstacles soient plus aisément contournés. Les révélations sont désormais plus nombreuses que les zones d’ombre. Cette évolution est inéluctable du fait de l’approche du dénouement. Mais la conséquence est que l’intensité dramatique a légèrement diminué par rapport aux premiers épisodes.

Depuis le début de ma critique j’évoque essentiellement une immersion dans le milieu viticole. Mais Châteaux Bordeaux n’est pas uniquement un travail universitaire sur cette thématique. Il s’agit avant tout du destin d’une femme au chevet de sa famille. Alexandra est une héroïne attachante pourvue d’une personnalité et d’un tempérament pleins de charme. Elle est le premier atout du plaisir de la lecture tant le lecteur est curieux de savoir quelles épreuves va-t-elle devoir surmonter pour mener à bien son projet. Malgré les tomes qui s’enchainent, jamais ma curiosité quant au devenir d’Alexandra n’a été atténuée. Pour cela je dois féliciter les auteurs de cette performance scénaristique.

Le travail d’illustration d’Espé s’inscrit dans la lignée de la saga. Son trait est précis et permet un voyage agréable au milieu des vignes. Son style met également en valeur l’aspect pédagogique de l’album. Je trouve les planches très jolies participant ainsi à la joie des retrouvailles entre Alexandra et le lecteur.

Pour conclure, Le négociant ne sort pas des sentiers battus et offre une suite sans surprise aux pérégrinations de l’héroïne. Cela n’empêche pas la lecture d’être plaisante. Elle a alimenté ma curiosité quant au dénouement de cette histoire. Alexandra arrivera-t-elle à produire le vin dont elle rêve ? Connaîtra-t-elle le succès ? Les réponses sont pour bientôt…

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