Azimut, T2 : Que la belle meure


Titre : Azimut, T2 : Que la belle meure
Scénariste : Wilfrid Lupano
Dessinateur : Jean-Baptiste Andréae
Parution : Janvier 2014


Le premier tome de « Azimut » a été un véritable choc esthétique et narratif. Créatif, inventif, beau, surprenant… Les qualitatifs manquaient pour exprimer l’excellence de l’ouvrage. Difficile alors de transformer l’essai pour les auteurs tant la barre était mise haute. Avec « Que la belle meure », les auteurs reprennent leur histoire afin d’apporter des réponses à nos questions… trop rapidement ? Continuer la lecture de « Azimut, T2 : Que la belle meure »

Azimut, T1 : Les aventuriers du temps perdu


Titre : Azimut, T1 : Les aventuriers du temps perdu
Scénariste : Wilfrid Lupano
Dessinateur : Jean-Baptiste Andréae
Parution : Avril 2012


Récemment est sorti le 4ème tome de la série « Azimut ». Curieusement, je n’en avais jamais entendu parler. C’était pourtant Lupano qui était à la manœuvre au scénario. Démarré en 2012, alors que l’auteur va exploser (« Le singe d’Hartlepool » sort, puis ce seront « Les vieux fourneaux »), cette bande dessinée présente une facette très différente : un monde imaginaire, fantastique… Un monde d’aventure aux accents rétro. Au dessin, Andréae que je ne connaissais pas, fait preuve d’une patte graphique remarquable. Comment ai-je pu passer à côté de cet ouvrage ?

Deux auteurs au diapason

Dès la couverture, le ton est donné. Très réussie graphiquement, élégante et stylisée, elle fait partie d’un ensemble travaillé dans les moindres détails. Et même s’il y a une femme peu habillée dessus, elle donne le ton de l’ouvrage : d’autres petits bonhommes étranges ornent la page.

Dans sa façon de créer un univers fantasmé, « Azimut » pourrait être classé dans la catégorie héroïc-fantasy. Mais il n’en possède pas réellement les codes. Après ce premier opus, difficile de savoir où l’on va. La multiplicité des intrigues (malgré un fil rouge net) et des personnages empêche de saisir pleinement le dessein des auteurs. Ainsi, on évite tous les écueils d’une quête un peu artificielle, du vieux sage qui conseille le petit jeune… « Azimut » possède une originalité évidente, une personnalité assez rare pour être signalée. Ainsi, on sent que l’histoire est avant tout tourné vers la perte du Nord qui donne son nom à l’ouvrage.

La densité de l’ouvrage force le respect. On a bien besoin de le relire pour se remettre les scènes en tête. Malgré tout, on se laisse porter sans peine dans l’univers imaginé par les auteurs. Le monde, complexe, paraît pourtant limpide. L’écriture de Lupano est remarquable de subtilité : il sait nous expliquer les autres sans paraître démonstratif ou didactique. Les informations importantes sont livrées naturellement. Ce qui n’a pas besoin d’être expliqué ne l’est pas.

Au-delà de l’univers, les dialogues se révèlent particulièrement réussis. De nombreuses trouvailles et jeux de mots parsèment l’ouvrage. Une sorte de connivence s’installe entre le lecteur et les auteurs. C’est un ouvrage plein de facétie !

La narration est magnifiquement servie par le dessin de Jean-Baptiste Andréae. Son trait est très beau, mis délicatement en couleurs. Le style qu’il adopte est parfaitement adapté à l’histoire. Il crée cet univers d’Azimut avec toutes cette galerie de personnages graphiquement marquants. Les décors ne sont pas en reste, mais il faut avouer que ce sont avant tout les créatures et les machines qui impressionnent.

Ce premier tome est remarquable. Tout est au diapason pour démarrer une grande série d’aventure : un univers très original, un beau graphisme, stylisé avec du caractère, de l’humour subtil, de l’aventure… Les deux auteurs travaillent au diapason et aboutissent à un ouvrage doté d’une personnalité très affirmée. Chapeau les artistes !

Le loup en slip se les gèle méchamment


Titre : Le loup en slip se les gèle méchamment
Scénariste : Wilfrid Lupano
Dessinateur : Mayanna Itoïz
Parution : Novembre 2017


Je vous ai déjà conté le bonheur procuré par ma rencontre avec Le Loup en slip. C’est donc avec enthousiasme que je me suis plongé dans la nouvelle aventure de ce héros pas comme les autres. Cette dernière s’intitule Le loup en slip se les gèle. La couverture nous présente le loup au regard et au rictus bien mécontent sous une chute de neige. Pour ceux qui ne le saurait pas encore, cette série est un spin off de la série Les vieux fourneaux. Mais je vous rassure, la lecture de cet opus ne nécessite aucun prérequis issu de sa série « cousine ». Lupano est scénariste des deux sagas. C’est Itoïz qui est chargé de mettre en image les pérégrinations de ce loup en slip. J’avais été conquis par son travail lors de la lecture du premier tome, j’étais donc impatient de me plonger à nouveau dans son univers. Continuer la lecture de « Le loup en slip se les gèle méchamment »

Le loup en slip


Titre : Le loup en slip
Scénariste : Wilfrid Lupano
Dessinateur : Mayanna Itoïz
Parution : Novembre 2016


Le loup en slip… Voilà un titre qui ne peut qu’intriguer ! Je dois avouer que je suis tombé sous le charme dès mon premier regard sur cette couverture qui ne laisse pas indifférent ! Le ton enfantin de l’illustration accentuait le caractère unique dégagé par cet album présentant un loup en slip ! Néanmoins, je me dois d’être parfaitement honnête avec vous, ce canidé en sous-vêtement ne m’était pas tout à fait inconnu. Il s’agit d’un personnage périphérique de la splendide et hilarante série Les Vieux Fourneaux. Mon attrait pour cette nouvelle lecture avait donc été immédiatement éveillé par mon affection pour les personnages nés de la collaboration de Wilfrid Lupano et Paul Cauuet. Continuer la lecture de « Le loup en slip »

Les vieux fourneaux, T4 : La magicienne


Titre : Les vieux fourneaux, T4 : La magicienne
Scénariste : Wilfrid Lupano
Dessinateur : Paul Cauuet
Parution : Novembre 2017


Avec trois premiers tomes tous aussi réussis les uns que les autres et un film dans les tuyaux, « Les vieux fourneaux » est la belle surprise de ces dernières années en bande dessinée. Voilà que le quatrième tome débarque, intitulé « La magicienne ». L’occasion de parler un peu de politique ? Continuer la lecture de « Les vieux fourneaux, T4 : La magicienne »

Les vieux fourneaux, T3 : Celui qui part


Titre : Les vieux fourneau, T3 : Ceux qui partent
Scénariste : Wilfrid Lupano
Dessinateur : Paul Cauuet
Parution : Novembre 2015


Depuis ma rencontre avec Pierrot, Antoine et Mimile, je guette chacune de leurs nouvelles aventures contées dans la série Les Vieux Fourneaux. Ce trio d’amis aux cheveux blancs et aux visages ridés est autant attachant que drôle. Ayant déjà lu les deux premiers tomes de la saga, je me suis naturellement plongé dans le troisième intitulé Celui qui part. Sur la couverte de fond vert, on découvre un Mimile aérien sous les yeux de ses deux acolytes. Continuer la lecture de « Les vieux fourneaux, T3 : Celui qui part »

Les vieux fourneaux, T2 : Bonny and Pierrot


Titre : Les vieux fourneaux, T2 : Bonny and Pierrot
Scénariste : Wilfrid Lupano
Dessinateur : Paul Cauuet
Parution : Octobre 2014


Les Vieux Fourneaux avait été accompagné de nombreux éloges lors de la sortie de son premier tome il y a quelques années. Malgré l’enthousiasme général, je n’avais pas fait d’efforts particuliers pour partir à la rencontre de ce trio de petits vieux : Pierrot, Mimile et Antoine. Néanmoins, la lecture de nombreux articles flatteurs à l’égard de chaque nouveau tome de la série, je me suis naturellement décidé à m’offrir le premier des aventures de ses héros « expérimentés ». Je suis tombé sous le charme et me suis empressé de me procurer la suite de leurs pérégrinations. Ma critique d’aujourd’hui porte sur le deuxième de la saga intitulé Bonny and Pierrot. Continuer la lecture de « Les vieux fourneaux, T2 : Bonny and Pierrot »

Ma révérence – Wilfrid Lupano & Rodguen

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Titre : Ma révérence
Scénariste : Wilfrid Lupano
Dessinateur : Rodguen
Parution : Septembre 2013


Ma révérence est un album que j’ai découvert en lisant une critique à son propos dans une revue. J’avais également l’occasion d’y découvrir les premières planches. Sans savoir exactement où je me plongeais, j’ai décidé de partir à la découverte de cet ouvrage né de la collaboration de Wilfrid Lupano et de Rodguen. Le premier se charge du scénario et le second du dessin. L’histoire se déroule sur près de cent trente pages. Il est édité chez Delcourt et son prix avoisine dix-sept euros. La couverture nous présente deux personnages. L’un est jeune et tient une immense peluche à la main. L’autre, plus âgé,  a le style de Dick Rivers et tient un flingue. On y voit aussi un fourgon blindé amené à être central dans l’intrigue.

La quatrième de couverture offre la mise en bouche suivante : « Depuis maintenant un mois, je bois mon café tous les matins à la brasserie des Sports, à côté de Bernard. Il est convoyeur de fonds… Bernard, c’est mon ticket pour les tropiques. Un beau jour, j’ai pris la décision ferme et définitive de m’emparer de tout l’argent que contient son camion et de tirer ma révérence… et ce jour-là, ma vie a changé. »

MaReverence2Ce bouquin est un « one shot ». Je ne connaissais donc pas ses personnages et ne devraient pas être amené les croiser dans une autre aventure bédéphile. Je supposais donc que l’histoire nous offrirait un départ et un dénouement, ce qui n’est pas désagréable. Son grand nombre de pages me laissait espérer une intrigue dense et des protagonistes travaillés. Bref, c’est plein d’optimisme que je partais à la rencontre de Vincent et de Gaby.

La narration est subjective. Les événements nous sont contés à travers le regard de Vincent. Il est un jeune trentenaire dont la vie a subi quelques sorties de route. Il s’est décidé à braquer un fourgon. Les raisons qui l’ont amené à cette extrémité sont distillées tout au long de l’histoire. Il possède un côté looser qui rend son projet peu réaliste. Ce sentiment s’intensifie au moment où j’ai découvert son complice alcoolique à la fiabilité peu convaincante. La trame se construit autour de ce duo assez réussi de prime abord. Je me suis rapidement attaché à Vincent. Ses cicatrices sont touchantes et font que je n’arrivais jamais vraiment à le voir comme un délinquant. Néanmoins, il est évident que le personnage le plus haut en couleur est Gaby. Il fait partie de ces copains auxquels on s’attache autant qu’on ne supporte pas l’immaturité. Il est de ces personnes qui sont des boulets qu’on se traîne sans jamais vouloir s’en séparer. Il est très réussi et je regrette qu’il ne prenne pas une place moins secondaire dans l’intrigue. Cela aurait permis à l’ensemble d’être plus drôle et également plus intéressant. En effet, Gaby possède des zones d’ombre que les autres choisissent de ne pas réellement explorer. C’est un choix qui se respecte mais que je regrette.

« Une réussite inégale. »

L’enjeu est donc le braquage d’un fourgon. Les pages nous rapprochent donc inéluctablement du moment où Vincent et Gaby devront assumer un acte qui les mettra au ban de la vie qu’il connaissait jusque-là. A l’aide de flashbacks, les auteurs nous font vivre le terreau qui a fait germer cette idée folle. Ces ruptures chronologiques sont régulièrement réparties et ont pour but apparent de relancer l’intérêt du lecteur. C’est une réussite inégale. En effet, certaines révélations influent profondément le regard porté sur les personnages. D’autres sont davantage des clichés sur la misère sociale et sont moins intéressants en n’apportant aucune dimension supplémentaire à l’histoire.

En débutant ma lecture, je l’ai trouvée originale. Les personnages, l’intrigue et l’univers me paraissaient être une base solide à un album de qualité. Hélas, je trouve que tous ces arguments se diluent au fur et à mesure que les pages défilent. Notre curiosité n’est pas relancée, notre intérêt n’est pas alimenté. Le ton devient plus lisse. Les rebondissements sont plus prévisibles. Bref, tout ne va pas dans le bon sens. Alors que le début m’avait vraiment séduit, j’avais un sentiment bien plus mitigé en refermant l’ouvrage.

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Concernant les dessins, j’ai du mal à me faire un avis définitif sur le trait de Rodguen. Certaines cases sont très réussies. Certains visages sont d’une réalité forte. Ils dégagent une intensité qui ne laisse pas indifférent. Par contre, à l’opposé, je trouve d’autres planches plus banales sans réelle identité graphique. Je dirai donc que la qualité des illustrations est inégale. Pour résumer, je ne suis pas tombé sous le charme mais serait curieux de découvrir un autre travail de ce dessinateur pour me faire une idée plus précise de son style.

En conclusion, Ma révérence ne m’a totalement conquis. L’album n’est pas dénué d’intérêt et d’idées. Mais la qualité inégale et irrégulière du propos fait que j’ai eu du mal à m’immerger dans l’histoire sur la durée. Je suis donc envieux d’une certaine manière des nombreux lecteurs enthousiastes à l’égard de cet ouvrage. En effet, cet opus possède des échos très favorables sur la toile. Comme quoi, les goûts et les couleurs…

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Note : 10/20

Le singe de Hartlepool – Wilfrid Lupano & Jérémie Moreau

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Titre : Le singe de Hartlepool
Scénariste : Wilfrid Lupano
Dessinateur : Jérémie Moreau
Parution : Septembre 2012


Pendant les guerres napoléoniennes, un navire français navigue près des côtes anglaises. A bord, un singe habillé d’un uniforme français fait office de mascotte. La haine de l’anglais est alors à son comble. Ainsi, le mousse, osant chantonner une mélodie en anglais, se voit jeté par-dessus bord… Quelques instants plus tard, c’est tout le navire qui sombre suite à un orage soudain. Seul rescapé : le singe. Celui-ci va se retrouver sur les côtes anglaises, près d’un village nommé Hartlepool. Les habitants vont alors décider de pendre ce Français.

lesingedehartlepool1Inspiré d’une histoire vraie (ou du moins d’une légende, difficile d’être certain de la véracité des faits), « Le singe de Hartlepool » est une véritable fable contre la bêtise humain en général et le nationalisme en particulier. N’ayant jamais vu un Français de leurs vies, les habitants vont trouver à se convaincre que ce singe est un être humain français. Quitte à faire appel à un ancien combattant sénile pour trouver des arguments…

Les auteurs, Wilfrid Lupano au scénario et Jérémie Moreau au dessin, ont décidé de jouer le jeu à fond. Ici, c’est une fable. La plupart des gens (ici, de véritables ploucs) sont complètement stupides et haineux. Seuls certains personnages parviennent à sortir de cet état de fait : certains enfants et le médecin, symbole de culture et donc de tolérance. Clairement, les auteurs font le choix d’une morale claire et affirmée et c’est tant mieux.

Le ton de l’album est clairement cynique. L’humour y est fortement présent malgré l’aspect dramatique de l’histoire. On rit souvent, voire même de bon cœur, devant les remarques des villageois. On rit de la bêtise humaine et à la fois, on s’en désespère.

« Bien qu’il ne parle pas, le singe est le personnage le plus complexe de l’histoire. »

Notre empathie est souvent requise dès que le singe apparaît. Victime innocente, subissant le courroux d’animaux se revendiquant intelligents, il est le personnage le plus complexe de l’histoire, bien qu’il ne parle pas. Et en cela, c’est la grande réussite de l’album. Les auteurs ont parfaitement su retranscrire la dualité des chimpanzés. Poussé dans ses retranchements, le singe est bestial, il mord jusqu’au sang, griffe, bref, lutte pour sa vie. Mais il est également parfois terriblement humain avec son regard perdu dans le vide. Éternelle victime de l’homme (enlevé à sa famille, puis pendu en Angleterre), il paraît pourtant bien plus humain que ses bourreaux.

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Outre une narration et un ton captivants, il faut avouer que le dessin est l’un des points forts de cet album. J’ai pleinement accroché au graphisme personnel et expressif de Jérémie Moreau. Il est en parfaite adéquation avec le propos, sachant se montrer expressif dans les moments les plus ridicules ou plus intimiste dans les passages les plus empathiques. Pour un premier album, c’est d’autant plus impressionnant. Un dessinateur que je suivrai avidement désormais.

« Le singe de Hartlepool » est un one-shot de qualité. Maîtrisé de bout en bout sur tous les points, il maîtrise le mélange des genres avec brio. A la fois écœuré, amusé et attristé, le lecteur repart avec le plein d’émotion ! 

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Note : 17/20

Les vieux fourneaux, T1 : Ceux qui restent – Wilfrid Lupano & Paul Cauuet

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Titre : Les vieux fourneaux, T1 : Ceux qui restent
Scénariste : Wilfrid Lupano
Dessinateur : Paul Cauuet
Parution : Avril 2014


 Wilfrid Lupano est l’un des scénaristes qui monte. For de plusieurs succès et sachant s’entourer de dessinateurs talentueux, il est devenu synonyme d’auteur à suivre. « Les vieux fourneaux » ne déroge pas à la règle. Dotée de critiques très positives et du Prix des libraires de bande dessinée 2014, il n’en fallait pas plus pour que je m’y intéresse. Il est accompagné au dessin par Paul Cauuet, que je ne connaissais pas. Le tout est publié chez Dargaud pour un total de 56 pages. Ce tome 1 est nommé « ceux qui restent ». Le succès de la série a, depuis, vu paraître une suite. Je précise tout de suite que ce premier tome se suffit à lui-même.

LesVieuxFourneaux1aLe titre de l’album est assez explicite : on s’intéresse ici à une bande de personnes âgées qui viennent rendre hommage à l’une de leur amie, décédée. Le thème de « vieux fourneaux » prend d’autant plus de sens lorsque l’on apprend qu’ils ont tous travaillé dans la même usine et ont montré un activisme syndical particulièrement important. Mais quand l’un d’eux pète les plombs lorsque le notaire dévoile certains secrets, ses copains se serrent les coudes pour lui éviter de faire une connerie.

« Des portraits plein de vie et de caractère. »

Trois grands thèmes viennent se télescoper dans cette série. La vieillesse bien évidemment, mais aussi l’amitié et la lutte des classes.  Au milieu de tout ça, la petite fille de Lucette vient apporter sa fraîcheur et son décalage par rapport à nos vieux bonhommes. Ces portraits sont plein de vie et cohérents, chacun ayant son caractère et, surtout, son histoire.

LesVieuxFourneaux1cDans cet album, chaque personnage est présenté de façon satisfaisante pour assouvir notre plaisir de lecture. Cependant, on sent que les auteurs en ont sous le pied. Ils savent éviter de produire trop de flashbacks inutiles et se concentre sur le présent. Sans être absolument le plus intéressant dans l’ouvrage, le fil rouge possède suffisamment de suspense pour nous donner envie de lire la suite. Mais ce sont bien les situations cocasses dues à l’âge des protagonistes qui font tout le sel du bouquin.

Au niveau du dessin, Paul Cauuet réalise un travail remarquable. Bien aidé par une couleur qui met en valeur son trait, il croque des personnages semi-réalistes souvent proches de la caricature.  Son dessin est à la fois riche et dynamique et le dessinateur excelle aussi bien dans les dessin des personnages que des décors. Une véritable découverte !

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« Les vieux fourneaux » est une bande-dessinée réussie. Doté de personnages hauts en couleur et d’un dessin parfaitement adapté, elle aurait pu être un one-shot percutant. Mais les auteurs ont préféré en faire une série. Espérons que la suite saura confirmer les qualités de ce premier tome drôle et attachant.

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Note : 16/20