Azimut, T2 : Que la belle meure


Titre : Azimut, T2 : Que la belle meure
Scénariste : Wilfrid Lupano
Dessinateur : Jean-Baptiste Andréae
Parution : Janvier 2014


Le premier tome de « Azimut » a été un véritable choc esthétique et narratif. Créatif, inventif, beau, surprenant… Les qualitatifs manquaient pour exprimer l’excellence de l’ouvrage. Difficile alors de transformer l’essai pour les auteurs tant la barre était mise haute. Avec « Que la belle meure », les auteurs reprennent leur histoire afin d’apporter des réponses à nos questions… trop rapidement ? Continuer la lecture de « Azimut, T2 : Que la belle meure »

Les Folies Bergère


Titre : Les Folies Bergère
Scénariste : Zidrou
Dessinateur : Francis Porcel
Parution : Septembre 2012


Ayant apprécié plusieurs titres de Zidrou ces dernières années, il me fallait remonter un peu plus loin afin de vérifier s’il n’existait pas quelques pépites dans son passé d’auteur. En tombant par hasard sur « Les folies bergère », je n’ai pas hésité à me procurer l’ouvrage. Au programme : la Première Guerre Mondiale. Zidrou est ici accompagné par Porcel au dessin pour 90 pages publiées chez Dargaud. Continuer la lecture de « Les Folies Bergère »

Azimut, T1 : Les aventuriers du temps perdu


Titre : Azimut, T1 : Les aventuriers du temps perdu
Scénariste : Wilfrid Lupano
Dessinateur : Jean-Baptiste Andréae
Parution : Avril 2012


Récemment est sorti le 4ème tome de la série « Azimut ». Curieusement, je n’en avais jamais entendu parler. C’était pourtant Lupano qui était à la manœuvre au scénario. Démarré en 2012, alors que l’auteur va exploser (« Le singe d’Hartlepool » sort, puis ce seront « Les vieux fourneaux »), cette bande dessinée présente une facette très différente : un monde imaginaire, fantastique… Un monde d’aventure aux accents rétro. Au dessin, Andréae que je ne connaissais pas, fait preuve d’une patte graphique remarquable. Comment ai-je pu passer à côté de cet ouvrage ?

Deux auteurs au diapason

Dès la couverture, le ton est donné. Très réussie graphiquement, élégante et stylisée, elle fait partie d’un ensemble travaillé dans les moindres détails. Et même s’il y a une femme peu habillée dessus, elle donne le ton de l’ouvrage : d’autres petits bonhommes étranges ornent la page.

Dans sa façon de créer un univers fantasmé, « Azimut » pourrait être classé dans la catégorie héroïc-fantasy. Mais il n’en possède pas réellement les codes. Après ce premier opus, difficile de savoir où l’on va. La multiplicité des intrigues (malgré un fil rouge net) et des personnages empêche de saisir pleinement le dessein des auteurs. Ainsi, on évite tous les écueils d’une quête un peu artificielle, du vieux sage qui conseille le petit jeune… « Azimut » possède une originalité évidente, une personnalité assez rare pour être signalée. Ainsi, on sent que l’histoire est avant tout tourné vers la perte du Nord qui donne son nom à l’ouvrage.

La densité de l’ouvrage force le respect. On a bien besoin de le relire pour se remettre les scènes en tête. Malgré tout, on se laisse porter sans peine dans l’univers imaginé par les auteurs. Le monde, complexe, paraît pourtant limpide. L’écriture de Lupano est remarquable de subtilité : il sait nous expliquer les autres sans paraître démonstratif ou didactique. Les informations importantes sont livrées naturellement. Ce qui n’a pas besoin d’être expliqué ne l’est pas.

Au-delà de l’univers, les dialogues se révèlent particulièrement réussis. De nombreuses trouvailles et jeux de mots parsèment l’ouvrage. Une sorte de connivence s’installe entre le lecteur et les auteurs. C’est un ouvrage plein de facétie !

La narration est magnifiquement servie par le dessin de Jean-Baptiste Andréae. Son trait est très beau, mis délicatement en couleurs. Le style qu’il adopte est parfaitement adapté à l’histoire. Il crée cet univers d’Azimut avec toutes cette galerie de personnages graphiquement marquants. Les décors ne sont pas en reste, mais il faut avouer que ce sont avant tout les créatures et les machines qui impressionnent.

Ce premier tome est remarquable. Tout est au diapason pour démarrer une grande série d’aventure : un univers très original, un beau graphisme, stylisé avec du caractère, de l’humour subtil, de l’aventure… Les deux auteurs travaillent au diapason et aboutissent à un ouvrage doté d’une personnalité très affirmée. Chapeau les artistes !

Les onze mille vierges


Titre : Les onze mille vierges
Scénariste : Ralf König
Dessinateur : Ralf König
Parution : Mars 2016


Après avoir passé une grande partie de sa carrière à parler du milieu gay, Ralf König s’intéresse de plus en plus aux mythes religieux. Après la trilogie des « Types » (« Prototype », « Archétype », « Antitype »), voilà qu’il s’attarde sur le mythe de la sainte Ursule, protectrice de Cologne. L’occasion de se moquer du mythe et, au passage, des ecclésiastiques catholiques. Continuer la lecture de « Les onze mille vierges »

Je suis un autre


Titre : Je suis un autre
Scénariste : Rodolphe
Dessinateur : Gnoni
Parution : Janvier 2018


Pippo et Sylvio sont frères. Vivant sur une île baignée de soleil, les adolescents s’éveillent à leur sexualité. Enfin… Plus l’un que l’autre… Cette différence va les éloigner et créer une rivalité nouvelle lorsqu’une femme peintre vient s’installer sur l’île. Le tout est scénarisé par Rodolphe et dessiné par Gnoni, pour 140 pages chez Soleil. Continuer la lecture de « Je suis un autre »

Soucoupes


Titre : Soucoupes
Scénariste : Arnaud Le Gouëfflec
Dessinateur : Obion
Parution  : Avril 2015


Obion est devenu, avec l’atelier Mastodonte, le grand spécialiste des jeux de mots foireux. Mais en 2015, c’est au dessin qu’il se distingue en illustrant le scénario d’Arnaud Le Gouëfflec, « Soucoupes ». Un peu de SF, mais c’est avant tout l’histoire d’un homme qui nous est contée. Le tout est pas paru chez Glénat pour 86 pages. Continuer la lecture de « Soucoupes »

Écumes


Titre : Écumes
Scénariste : Ingrid Chabbert
Dessinatrice : Carole Maurel
Parution : Février 2017


Très productive ces dernières années, Carole Maurel se fraye une place dans nos bibliothèques grâce à son dessin tout en douceur. Avec « Écumes », elle s’adjoint une nouvelle fois à une scénariste et sur un sujet très féminin. Tirée de l’histoire personnelle d’Ingrid Chabbert, l’ouvrage raconte la difficile remontée de pente lors du deuil d’un enfant. Le tout est paru chez Steinkis et pèse 80 pages. Continuer la lecture de « Écumes »

Jardins sucrés


Titre : Jardins Sucrés
Scénariste : Lewis Trondheim
Dessinateur : Fabrice Parme
Parution : Novembre 2011


Lewis Trondheim a déjà montré sa capacité à faire de la bande-dessinée jeunesse avec de multiples ouvrages, notamment en collaboration avec Fabrice Parme. Ils ont ainsi réalisé ensemble la série du « Roi Catastrophe », excellente bande dessinée jeunesse. Ils remettent le couvert avec « Jardins sucrés », publié chez Shampooing (collection gérée par Trondheim lui-même et qui devait, à l’origine, faire de la BD jeunesse avant de s’en éloigner). Trondheim se charge du scénario pendant que Parme réalise le dessin.  Continuer la lecture de « Jardins sucrés »

Le voile noir


Titre : Le voile noir
Scénariste : Dodo
Dessinatrice : Cha
Parution : Janvier 2018


Les œuvres sur le départ des jeunes en Syrie se multiplient. « Le voile noir » ajoute une pierre à l’édifice de l’étude de ce phénomène. Scénarisé par Dodo et dessiné par Cha, l’ouvrage utilise un ton humoristique pour se différencier. N’y cherchez pas une analyse profonde des blessures causées par le départ d’un proche faire le djihad : le livre chercher avant tout à dénoncer les incohérences de la pensée des islamistes avec une bonne couche de féminisme de bon aloi. Le tout est paru chez Casterman. Continuer la lecture de « Le voile noir »

Mattéo, T4 : Quatrième époque (août-septembre 1936)


Titre : Mattéo, T4 : Quatrième époque (août-septembre 1936)
Scénariste : Jean-Pierre Gibrat
Dessinateur : Jean-Pierre Gibrat
Parution : Octobre 2017


Jean-Pierre Gibrat est un grand dessinateur. Son dessin tout en aquarelle fait la grande force de ses bande-dessinées. Côté scénario, c’est moins folichon. Les intrigues amoureuses mêlées aux grands événements de l’Histoire, souvent trop bavardes, peinent à passionner. « Mattéo » est certainement, sur ce plan-là, la plus réussie de ses séries. Le quatrième tome s’intéresse à la guerre d’Espagne pour 60 pages de lecture chez Futuropolis. Continuer la lecture de « Mattéo, T4 : Quatrième époque (août-septembre 1936) »