À bord de l’Étoile Matutine

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Titre : À bord de l’Étoile Matutine
Scénariste : Riff Reb’s
Dessinateur : Riff Reb’s
Parution : Mai 2009


En 2009, Riff Reb’s publie « À bord de l’Étoile Matutine », librement adapté du roman de Pierre Mac Orlan. C’est le début d’une trilogie d’adaptation de romans et nouvelles maritimes, dont le point d’orgue sera « Le loup des mers », ouvrage puissant, véritable chef d’œuvre à la beauté plastique évidente. Paru trois ans plus tôt, « À bord de l’Étoile Matutine » laissait-il présager un tel succès ? Le tout est publié chez Soleil, dans la collection Noctambule pour pas moins d’une centaine de pages. Continuer la lecture de « À bord de l’Étoile Matutine »

Endurance

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Titre : Endurance
Scénariste : Pascal Bertho
Dessinateur : Marc-Antoine Boidin
Parution : Janvier 2009


Une fois les pôles Nord et Sud atteints, que restait-il aux explorateurs ? Et pourquoi pas traverser de mer à mer le pôle Sud ? C’est cette première tentative que narrent Marc-Antoine Boidin et Pascal Bertho dans « Endurance », du nom du bateau qui emmena cette expédition en pleine première Guerre Mondiale. Le tout est publié chez Delcourt dans la collection Mirages pour 130 pages d’aventure glaciale. Continuer la lecture de « Endurance »

Le vent dans les sables, T3 : La tentation du désert

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Titre : Le vent dans les sables, T3 : La tentation du désert
Scénariste : Michel Plessix
Dessinateur : Michel Plessix
Parution : Mars 2009


Michel Plessix a réussi le pari de s’approprier suffisamment les personnages de Kenneth Grahame pour pouvoir écrire sa propre série, « Le vent dans les sables ». Nos héros sont arrachés de leur environnement boisé et se retrouvent en plein Maghreb, complètement déboussolé par la culture différente des autochtones. Comme d’habitude, l’aventure s’est présentée par l’intermédiaire de Crapaud, incapable de rester en place… Le tout est toujours édité chez Delcourt pour une trentaine de pages de bande-dessinée scénarisée et dessinée par Michel Plessix.  Continuer la lecture de « Le vent dans les sables, T3 : La tentation du désert »

Je mourrai pas gibier

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Titre : Je mourrai pas gibier
Scénariste : Alfred
Dessinateur : Alfred
Parution : Janvier 2009


Mortagne. La campagne. Deux clans d’affrontent : ceux de la scierie et ceux du vignoble. Mais tous sont chasseurs et ne veulent pas mourir gibier. C’est dans ce contexte de cambrousse consanguine que se déroule le roman « Je mourrai pas gibier » de Guillaume Guéraud. Alfred l’adapte en bande-dessinée en 2009 chez Delcourt. Le tout pèse une centaine de pages. Continuer la lecture de « Je mourrai pas gibier »

Dieu en personne

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Titre : Dieu en personne
Scénariste : Marc-Antoine Mathieu
Dessinateur : Marc-Antoine Mathieu
Parution : Août 2009


Dieu est de retour ! Imaginez un monde gris, bétonné où personne ne croit plus en rien. Soudain, lors d’un recensement, quelqu’un déclare être Dieu. Que se passerait-il alors ? C’est ce qu’a imaginé Marc-Antoine Mathieu dans son ouvrage « Dieu en personne ». Sur plus de 120 pages, on va assister à la réaction de l’humanité face à son Créateur… Et l’humanité n’en ressortira pas grandie.  Continuer la lecture de « Dieu en personne »

Canoë Bay

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Titre : Canoë Bay
Scénariste : Tiburce Oger
Dessinateur : Patrick Prugne
Parution : Mars 2009


Patrick Prugne est un auteur que j’ai découvert en lisant « Frenchman ». Cet ouvrage est le meilleur que j’ai lu depuis bien longtemps. Il possédait toutes les qualités qu’on puisse attendre en ouvrant un album de bandes dessinées. Une fois ce bouquin terminé, j’ai cherché à découvrir les autres œuvres nées du travail de cet auteur. C’est de cette manière que j’ai découvert « Canoë Bay ». Cet opus est paru il y a environ trois ans. La version que je possède est éditée par la galerie Daniel Maghen. Il s’agit d’un superbe objet qui se compose de quasiment une centaine de pages. Les vingt dernières forment un cahier graphique décrivant le travail de Patrick Prugne sur les illustrations. Le prix du bouquin avoisine les dix-sept euros. Continuer la lecture de « Canoë Bay »

Bulles et nacelle

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Titre : Bulles & Nacelle
Scénariste : Renaud Dillies
Dessinateur : Renaud Dillies
Parution : Juin 2009


« Bulles et Nacelle »est un one-shot de 80 pages dessiné et scénarisé par Renaud Dillies (que je ne connaissais pas du tout). Sur la première page s’affiche le titre : « Les Aventures de Charlie la Souris ou les Vicissitudes du muridé solitaire ». On accompagne donc Charlie, une souris, qui vit seule dans sa maison. Il nous expose combien le fait d’être seul est agréable. On apprend ainsi sa vie, fait d’écriture et de guitare (Django Reinhardt en tête). Charlie semble vivre cette situation sans problème jusqu’au jour où Monsieur Solitude, un petit oiseau bleu vient le voir. Il dit qu’il apparaîtra à chaque fois que Charlie se sentira seul. Heureusement, l’arrivée du carnaval va pousser la petite souris à sortir de sa bulle.  Continuer la lecture de « Bulles et nacelle »

Madame désire ?

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Titre : Madame désire ?
Scénariste : Grégory Mardon
Dessinateur : Grégory Mardon
Parution : Août 2009


Depuis quelques années, la bande-dessinée érotique vit un nouveau souffle. Des ouvrages paraissent régulièrement, avec des styles graphiques très différents. Parfois, ils ne sont même pas réaliser pour émoustiller. Grégory Mardon, que je ne connaissais pas alors, réalise en 2009 le bien nommé « Madame Désir ». Paru dans la collection Fluide Glamour (le label coquin de Fluide Glacial), cet ouvrage oscille entre sexe explicite et finesse. Sombrera-t-il dans le vulgaire ou fera-t-il parti de ces fameux ouvrages qualifiés de porno chic ?  Continuer la lecture de « Madame désire ? »

Le feul

LeFeul


Titre : Le feul
T1 : Valnes
T2 : Les Brohms
T3 : L’héritage
Scénariste : Jean-Charles Gaudin
Dessinateur : Frédéric Peynet
Parutions : Avril 2005 – Janvier 2007 – Janvier 2009


On m’avait offert le premier tome du « Feul ». À l’époque, je me méfie des séries de fantasy aux démarrages sympathiques qui s’étiolent au fur et à mesure et ne donne pas suite à la série. Quelques occasions dénichées plus tard, me voilà avec les trois tomes en ma possession. C’est donc une série relativement courte (de nos jours) qui nous est proposée par Peynet (au scénario) et Gaudin (au dessin). Le tout est publié chez Soleil.

Des tribus, des coutumes, des conflits…

LeFeul2Dans un village reculé, les gens meurent de plus en plus à cause d’une maladie qu’ils baptisent le feul. Il semble que le mal vienne de la rivière. Et quand ils s’aperçoivent que la tribu en amont est atteinte du même mal, ils décident de s’unir et de remonter la rivière pour trouver l’origine du mal. Une peuplade empoisonnerait-elle à dessein le cours d’eau ?

Si le début de la série laisse présager un univers de fantasy assez classique, ce n’est pas vraiment le cas. Ainsi, si chaque tribu est différente physiquement, ce sont tous des humanoïdes. Et si le monde est peuplé de bestioles et de monstres effrayants, la magie est complètement absente. Ainsi, c’est avant tout un univers de tribus qui nous est proposé. Le monde n’est pas industrialisé et les gens vivent dans des huttes.

L’histoire insiste donc sur les différences de culture des tribus. Cela passe par les croyances, la sexualité ou la façon d’aborder les problèmes. Cet aspect est très réussi et développé, les auteurs cherchant à aborder le thème de la tolérance envers la différence à travers de nombreux dialogues entre les protagonistes. Ainsi, « Le feul » reprend un classique de la fantasy : un groupe de peuplades différentes qui doivent cohabiter.

La grande force du « Feul » tient dans sa case finale qui donne tout le sens à l’ouvrage. C’est particulièrement remarquable et j’ai mis du temps à m’en remettre. En cela, la série est singulière et le traitement par les auteurs incroyable. À la fermeture du troisième tome, il nous prend un irrésistible besoin de reprendre l’ensemble…

Le dessin assuré par Gaudin est de grande qualité. De nature classique, il propose un découpage toujours bien mené qui associe longues discussions et scènes d’action. La narration à la première personne, qui s’intercale dans les moments plus calmes, apporte un plus et permet à Gaudin de laisser parler son dessin. Et la couleur directe, aux tons très doux, sort des codes actuels du genre qui vise plutôt les couleurs vives et tape-à-l’œil. Cela donne un petit côté rétro pas désagréable aux ouvrages. Et vu le thème traité, c’est parfaitement adapté.

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« Le feul » est une série qui se lit aisément, avec des personnages forts et des tribus aux coutumes bien développés. Alors que l’on prend l’acceptation de la différence comme thème principal, les auteurs nous surprennent par une fin qui ajoute une couche supplémentaire de narration. Une belle série en trois tomes, bien pensée et bien réalisée. Du beau travail, à la fois classique et original.

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Canardo, T18 : La Fille Sans Visage

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Titre : Canardo, T18 : La Fille Sans Visage
Scénariste : Sokal
Dessinateur : Sokal
Parution : Février 2009


Je me suis récemment offert un opus d’une de mes séries de bandes dessinées préférées intitulée. Elle met en œuvre l’inspecteur Canardo. Cette série est composée d’une vingtaine d’albums. Le premier tome date de 1979. Cette série est écrite par Benoît Sokal. Il s’occupe à la fois du scénario et des dessins. Mon avis d’aujourd’hui porte sur le tome dix-huit intitulé « La fille sans visage ». Paru en février 2009, il est édité chez Casterman dans la collection « Ligne rouge ». Composé d’une petite cinquantaine de pages, il est vendu au prix de 10,40 euros.

L’histoire commence dans un bar dans lequel erre ce cher Canardo. Preux chevalier, il décide de raccompagner une jeune prostituée chez elle en tout bien tout honneur. Mais sur leur trajet, ils sont percutés par une voiture à toute vitesse. Il en résulte pour tous les deux de lourdes séquelles. Ils sont soignés dans une clinique de luxe. En effet, le responsable de l’accident est l’héritier du duché de Belgambourg. Afin d’éviter tout scandale, il a décidé de s’occuper de toute la rééducation de ses victimes. Le silence sur cette affaire est d’autant plus important que ce fils de bonne famille se révèle plutôt instable…

Tout d’abord, il faut que je décrive un petit peu la série pour ceux qui ne le connaissent pas. La première particularité est le fait que les personnages sont des animaux anthropomorphes. Comme son nom l’indique, Canardo est un canard. Mais on rencontre également des oiseaux, des chiens, des chats, des souris ou encore des cochons… Ce choix a pour conséquence de nous donner une impression directe sur chaque personnage. En effet, on a tendance à adapter l’image qu’on a d’un personnage à ses traits animaux.

Riche héritier et duchesse flippante.

Canardo est un inspecteur qui ne paye pas de mine. Plutôt trapu, le regard vague, il ne traine jamais sans son imperméable digne de Columbo. Son lieu de prédilection reste un bar mal famé dans lequel il a une ardoise longue comme un jour sans pain. On y rencontre maquereau, prostituées, alcooliques, drogués et toute autre bonne fréquentation. Il manque tellement de dynamisme et de charisme qu’on est toujours surpris de le voir résoudre les enquêtes qu’on lui confie.

Le thème de « La fille sans visage » est plutôt politique. En effet, on voit une personne connue qui cherche à gérer une situation de crise qui pourrait faire les choux gras dans la presse spécialisée. On découvre donc la duchesse gérer tout cela avec une main de fer et une froideur flippante. Parallèlement, on découvre les paparazzis guetter cette clinique où se rend si souvent ce riche héritier lubrique sous médicament. On est donc curieux de savoir si la vérité va éclater au grand jour et de connaître également jusqu’où la duchesse est prête à aller pour protéger l’image de son duché.

L’autre dimension politique apparaît dans la deuxième partie de l’histoire. Le duché qui nous intéresse est voisin de la Belgique. Les soucis de rattachement et d’indépendance touchant la Flandre et la Wallonie apparaissent au cours de la narration. Cela permet à l’intrigue de rebondir et ne la cantonne pas à une histoire d’accident malheureux. En ce sens, l’auteur arrive à nous offrir une trame assez dense qui nous captive du début à la fin. Elle cache quelques tiroirs qui suscitent notre attention. Sur ce plan, la narration est assez réussie. Mon seul petit bémol concerne une partie de la fin que je trouve un petit peu tirée par les cheveux. Néanmoins, cela ne gâche en rien le plaisir que j’ai pris à lire cet ouvrage.

Le plaisir de la lecture réside également dans la qualité des dessins. Je trouve le style très facile d’accès. De plus, les personnages sont tels qu’ils nous parlent tous à leur manière. On n’a aucun mal à croire à l’histoire et à s’y plonger. Certains regards sont impressionnants de justesse. De plus, Sokal utilise remarquablement les couleurs. D’une part, elles personnalisent parfaitement les protagonistes et d’autre part elles habillent remarquablement l’ambiance. Les dessins créent une atmosphère prenante et captivante.

Au final, j’ai donc passé un très bon moment en lisant cet opus. Il est à la hauteur des précédents de la série. Sur ce plan-là, Sokal est un auteur très talentueux. Cela fait trente ans qu’il nous décrit les aventures de Canardo sans jamais baisser de qualité. Je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans « La fille sans visage ». Vous passerez un bon moment de manière garantie. Bonne lecture…

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