Blake et Mortimer, T27 : Le cri du Moloch


Titre : Blake et Mortimer, T27 : Le cri du Moloch
Scénariste : Jean Dufaux
Dessinateur : Christian Cailleaux
Parution : Novembre 2020


Blake et Mortimer est une série majeure de l’Histoire du neuvième art. L’œuvre née de la plume d’Edgar P. jacobs a ravi plusieurs générations de lecteurs. Depuis le décès de l’auteur belge, la saga a vu plusieurs scénaristes et dessinateurs continuer à donner vie aux aventures du légendaire duo britannique. Le vingt-septième opus s’intitule Le cri du moloch. Scénarisé par Jean Dufaux et dessiné par Christian Cailleaux et Étienne Schréder cet album s’inscrit dans la continuité de L’ondre Septimus publié en 2013.

Une toile narrative joliment tissée.

Mais qui sont Blake et Mortimer ? Peut-être que certains d’entre vous ne connaissent pas ces deux héros majeurs de la bande dessinée. Il s’agit de deux amis issus de deux milieux très différents. Blake est un militaire anglais travaillant pour les services secrets de sa Majesté. De son côté, Mortimer est un scientifique renommé toujours à l’affût d’une nouvelle découverte. Leurs aventures les ont bien souvent amenés à collaborer et à utiliser leurs nombreux talents pour surmonter les pires difficultés…

Je tiens à préciser que la lecture de Le cri du moloch nécessite à une connaissance récente de L’onde Septimus précédemment évoqué. L’histoire débute ou s’était arrêtée la précédente. Il me paraît compliqué de profiter pleinement de la lecture sans avoir en tête au moins de manière parcellaire les événements antérieurs. J’irai même jusqu’à conseiller la (re)lecture de La marque jaune pour maîtriser pleinement l’environnement mystérieux qui entoure l’onde Mega au centre de l’intrigue.

La science-fiction est au centre de la trame. Le moloch est un être venu d’ailleurs qui a le pouvoir de prendre possession de n’importe qui et dont la mission semble être de rédiger des instructions dans un langage inconnu. La thématique est classique est s’inscrit parfaitement dans l’atmosphère « old school » de la série. La touche mystérieuse apporté par ce curieux personnage est suffisamment bien dosée pour éveiller la curiosité sans pour autant tomber dans des excès qui mettraient en retrait l’enquête menée par les deux héros. Cet aspect de la narration est incontestablement une belle réussite.  

Dans la lignée des codes de la série, le scénario est dense. La toile narrative est joliment tissée. Les pistes sont nombreuses sans pour autant faire tomber la lecture dans une impression brouillonne et complexe. La curiosité est ainsi en permanence alimentée sans pour autant nous perdre ou nous lasser à cause d’une accumulation trop importante de rebondissements ou de révélations. Le talent des auteurs pour construire la structure est parfait, offrant ainsi une lecture captivante.

Le travail sur les illustrations s’inscrit parfaitement dans les traces de l’œuvre originale. La ligne claire est à l’honneur. La précision des décors est une des caractéristiques fortes de la série. Je trouve les planches très réussies et en adéquation parfaite avec l’histoire et le cahier des charges « historique » de la saga. Les couleurs s’inscrivent complètement dans la qualité globale de l’ensemble. Les dessins finalisent un ouvrage réussi et agréable.

Pour conclure, Le cri du moloch est un bon épisode qui s’inscrit pleinement dans la lignée de la série. Le travail produit par les auteurs offre une jolie suite à une icône de la saga : la marque jaune. Je pense que les adeptes du duo britannique seront ravis de les retrouver en pleine forme. Une chose est sûre, c’était le cas pour moi…

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