Léo Loden, T26 : Fugue en rave mineure


Titre : Léo Loden, T26 : Fugue en rave mineure
Scénariste : Loïc Nicoloff
Dessinateur : Serge Carrère
Parution : Janvier 2019


Leo Loden est un personnage que j’ai découvert il y a plus de vingt ans. Une connaissance l’époque avait amené un album de la série lors d’un stage sportif. J’avais ainsi réalisé que Christophe Arleston pouvait scénariser des histoires qui n’étaient pas immergées dans un univers de fantasy. En effet, Lanfeust de Troy était la série reine à l’époque. Pour en revenir au détective marseillais, j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre ses aventures et suis depuis devenu un lecteur fidèle de chaque nouvelle parution de la série éponyme. Malgré une baisse de qualité depuis quelques tomes, je découvre toujours avec curiosité et envie chaque enquête de Leo, de son sympathique oncle et de sa volcanique compagne. C’est donc dans cet état d’esprit que je me suis plongé dans la lecture de Fugue en rave mineure.

Une histoire sans surprise

Ce vingt-sixième opus de Leo Loden marque un tournant dans la série. En effet, Arleston n’est plus en charge du scénario. La transition se fait en douceur avec Nicoloff, ce dernier étant déjà présent sur la couverture des opus précédents. Serge Carrère reste en charge des dessins. Je ne m’attendais donc pas une rupture radicale du ton et de l’esprit de la série. Ce sentiment s’est confirmé après avoir découvert l’histoire.

L’histoire part d’un point de départ relativement classique. Un adolescent a disparu. Fugue ? Enlèvement ? Alors que les deux parents séparés se rejettent la faute, Leo se voit embauché pour mener l’enquête. L’enjeu est simple et on peut supposer que le fil conducteur sera prévisible. Néanmoins nul doute que la quête de ce lycéen va donner lieu à des moments croustillants et divertissants…

L’enquête menée par Leo n’est qu’un prétexte à une lecture agréable et légère. Le principal attrait de la série réside dans la personnalité de ses personnages. Leo est finalement le plus fade du casting régulier. Sa conjointe, Marlène, est un volcan en éruption permanent. La gestion de leur quotidien de couple est toujours source de moments hauts en couleur. Dans cet opus, le point de friction est la garde de leurs deux jumeaux. Quand les deux parents ont eu une vie professionnelle chargée, l’organisation n’est pas toujours simple ! L’oncle Loco est le partenaire de Léo. Cet ancien marin qui a bourlingué sur toutes les mers du monde est toujours partant pour boire un verre et déguster un gueuleton quel que soit la tension de l’intrigue à ce moment-là. Ses anecdotes, son recul et son côté décalé en font mon personnage préféré. Je pourrais également citer Amadeus, Huggy les bons tuyaux de la série ou encore Ivan, touche russe souvent utile pour régler les petits problèmes. Tout ce petit monde fait partie du casting récurrent de la série. De la qualité de leur utilisation dépend souvent la qualité du tome.

L’histoire est donc sans surprise. Je dois avouer que je me suis peu intéressé au devenir de ce jeune adolescent et se famille apparemment dysfonctionnelle. Les rebondissements sont prévisibles et se succèdent de manière régulière. La lecture n’est pas pour autant désagréable car les temps morts sont rares. Les interventions des différents seconds rôles relèvent un petit peu le plat qui seraient un petit peu fade sans eux. Loco reste toujours le plus drôle de la bande même si son humour et ses interventions sont plus « pantouflardes » que dans les premiers tomes. Marlène est vraiment en retrait. C’est dommage car la vie de famille de Léo peut être un support intéressant à des moments rigolos. L’ensemble reste moyen. Cet opus s’inscrit dans la lignée de la série mais ne sort pas du lot.

Les dessins de Serge Carrère s’associent toujours aussi bien au rythme et au ton du scénario. Ils mettent en valeur les événements et offrent une lecture qui conviendra à toute la famille. Leo Loden est une série grand public et le travail du dessinateur sur les illustrations s’inscrit parfaitement dans cet esprit. Je dois bien dire que j’aurais du mal à suivre les enquêtes du détective marseillais sans le trait né de la plume de Carrère.

Pour conclure, Fugue en rave mineure est une nouvelle aventure sans surprise de Leo Loden. J’ai pris plaisir à retrouver des personnages qui me sont sympathiques mais rien dans l’histoire ne m’a réellement marqué. Il s’agit d’une lecture légère, grand public qui conviendra à un lecteur sans attente particulière. Un moment sympathique mais pas plus…

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