Love blog


Titre : Love Blog
Scénaristes : Gally & Obion
Dessinateurs : Gally & Obion
Parution : Juin 2010


Gally et Obion, deux auteurs de BD, s’aiment et l’ont fait savoir sur un blog, le « Love Blog ». Quelques temps après est publié le contenu du blog au format papier, avec quelques inédits en prime. Certes, cette démarche est de plus en plus utilisée (l’éditeur publie un contenu qui a déjà ses fans) mais ici la particularité est d’avoir deux dessinateurs différents parlant de leur sexualité commune. D’un côté Gally, que je connaissais par son blog et son livre « Mon gras et moi ». De l’autre Obion, qui a dessiné l’un des « Donjons » avec talent.  Continuer la lecture de « Love blog »

Un crayon dans le cœur


Titre : Un Crayon dans le Cœur
Scénariste : Laurel
Dessinatrice : Laurel
Parution : Septembre 2009


Laurel est une auteure de BD qui a ouvert dès 2003 un blog sur lequel elle raconte les péripéties de sa vie. Devenue un des symboles de la réussite des blogs, elle a publié sous forme de recueil une partie de ses notes sous le nom « un crayon dans le cœur ». Lisant régulièrement le blog de Laurel et l’appréciant, je me suis laissé tenté par cette BD au format poche (format A6).  Continuer la lecture de « Un crayon dans le cœur »

Carnets de thèse


Titre : Carnets de thèse
Scénariste : Tiphaine Rivière
Dessinatrice : Tiphaine Rivière
Parution : Mars 2015


Passé par une thèse (dont elle n’a visiblement pas vu le bout), Tiphaine Rivière change de voie et nous propose « Carnets de thèse », un livre à charge contre le système doctoral en lettres. Au travers de Jeanne, elle narre son expérience : la difficulté de travailler seule, de ne pas être rémunérée, d’être considérée… Ce pavé de 200 pages est paru aux éditions du Seuil. C’est une adaptation du blog « Le bureau 14 de la Sorbonne ». Continuer la lecture de « Carnets de thèse »

Sexe, amour et déconfiture


Titre : Sexe, amour et déconfiture
Scénariste : Fabrice Tarrin
Dessinateur : Fabrice Tarrin
Parution : Avril 2012


Après avoir fait ses armes dans la bande-dessinée jeunesse, Fabrice Tarrin s’est trouvé un nouveau public plus adulte avec son blog. Il s’y représente en lémurien et y narre des anecdotes de sa vie présente ou passée, plus ou moins romancées. La particularité de Tarrin est de développer divers ouvrages et séries avec les mêmes personnages mais des univers assez différents. De même, ces livres sont publiés chez des éditeurs distincts.  Continuer la lecture de « Sexe, amour et déconfiture »

Le guide du mauvais père, T3

LeGuideDuMauvaisPere3


Titre : Le guide du mauvais père, T3
Scénariste : Guy Delisle
Dessinateur : Guy Delisle
Parution : Janvier 2015


Après avoir obtenu le fauve d’or pour ses carnets de voyage (l’aboutissement étant Les Chroniques de Jérusalem), Guy Delisle s’est lancé dans une série bien moins sérieuse retraçant son quotidien d’homme au foyer qui s’occupe de ses deux enfants. Le tout est publié chez Shampooing, au format manga noir et blanc.

Le livre reprend des saynètes entre le père et son fils ou le père et sa fille. Le tout est essentiellement basé sur des dialogues où Guy Delisle est en décalage avec la personne qu’il a en face. Soit il tente des techniques d’éducation fumeuse, soit il traite ses enfants comme des adultes. La plupart du temps, il fait preuve de beaucoup mauvaise foi, d’où le titre de l’ouvrage !

On attend avec impatience une intégrale.

LeGuideDuMauvaisPere3aDans ce troisième tome, Guy Delisle ne faiblit pas. Les scènes sont drôles, toutes réussies et les dialogues truculents. Même si la mécanique est bien huilée, c’est un véritable plaisir de lecture. Hélas, le fait que seulement deux dessins (voire un seul) soient imprimés par page fait que l’ouvrage se lit très vite et on reste immanquablement sur sa faim. Comme pour les précédents, c’est le format choisi par l’éditeur pour ces recueils de blog qui est à blâmer. Tout ça se lit trop vite. À 10 euros le livre, on préférerait une intégrale plutôt que trois petits bouquins, quitte à avoir un livre plus grand ou plus épais.

Du coup, le dessin de Guy Delisle, plutôt agréable dans ses carnets de voyage, paraît ici plus limité, presque flemmard. Très peu de décors, des personnages statiques… C’est très limité, même si c’est efficace. Alors ce qui passe sur écran passe beaucoup moins sur papier. Clairement, des petites scènes animées et dialoguées seraient l’idéal. Le passé de Guy Delisle dans l’animation peut-il nous faire rêver ?

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Comme pour beaucoup d’ouvrages de cette collection, on ne peut qu’être rebuté devant la rapidité de lecture et l’aspect des dessins vite faits, en copier-coller. Malgré tout, il ne faut pas que cela cache l’humour percutant de l’auteur et la qualité constante de ses saynètes. Bref, un livre parfait à prendre en bibliothèque ou à se faire prêter. Pour l’acheter, c’est à vous de voir.

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note3

Seule pour toujours – Liz Prince

SeulePourToujours


Titre : Seule pour toujours
Scénariste : Liz Prince
Dessinateur : Liz Prince
Parution : Février 2015


Publier sous forme papier des blogs est devenu un fléau dans l’édition. Les éditeurs sans servent pour faire paraître des livres à moindre frais puisque les pages sont déjà dessinées. Et si certains blogs s’adaptent parfaitement à l’exercice, la plupart révèle leur médiocrité une fois les notes alignées dans un même livre. Liz Prince voit donc une série de notes de blog sortir chez Ça et Là, le tout pour douze euros.

Liz Prince n’a pas de chance. Elle est garçon manqué, aime le punk et les hipsters et reste désespérément seule. Du coup, elle console avec ses chats. Voilà le pitch de ces notes qui montre combien la jeune femme a du mal à draguer ou, plus original, à se laisser draguer. Il faut dire que son amour de la barbe tend à l’obsession.

Un côté blog qui dessert le propos.

SeulePourToujours2Les notes varient de format. Beaucoup de pages uniques, mais également des strips, voire même trois/quatre pages de suite. Le tout est avant tout construit sur l’idée d’une chute, qui montre souvent Liz désespérée et… seule.

Si l’humour de Liz Prince nous fait sourire, le côté recueil de blog le dessert. En effet, les situations et effets comiques se répètent, entraînant forcément une lassitude. Si une petite note publiée sur un blog fonctionne, sur papier c’est moins le cas. De plus, on évite mal le remplissage avec des anecdotes sans intérêt ou déjà-vu. En soit, le livre nous fait découvrir une auteure. Mais cela donne avant tout envie de lire son blog plus que de lire ses livres.

Niveau dessin, c’est underground. En noir et blanc, avec un trait très simple, Liz Prince joue tout sur l’expressivité des personnages. Cela fait le travail, mais c’est quand même un peu léger. Des trames sont parfois ajoutées donnant un peu de volume à l’ensemble.

SeulePourToujours1

« Seule pour toujours » ne fait pas une bonne publicité à l’auteure. Le dessin n’est pas transcendant et l’aspect répétitif cache l’humour plutôt réussi. Et après avoir lu le livre, je n’avais pas forcément envie de me lancer dans les autres ouvrages de Liz Prince. IL faut arrêter de publier pour publier, ça ne sert pas toujours les auteurs. Dommage.

note2

Le jeu vidéo – Bastien Vivès

LeJeuVidéo


Titre : Le jeu vidéo
Scénariste : Bastien Vivès
Dessinateur : Bastien Vivès
Parution : Décembre 2011


Bastien Vivès a tenu ce qui était certainement l’un des meilleurs blogs BD de la blogosphère. Utilisant le copier-coller pour créer de longues conversations souvent absurdes, il a parfaitement su utiliser le principe du défilement vertical pour créer un effet de temporalité (renforcé par les cases muettes). Fin 2011, la collection Shampooing lui ouvre les portes avec la publication de ses notes de blog. Et là, curieusement, il est décidé de sortir pas moins de six volumes pesant près de 200 pages dont les parutions sont étalées sur un peu plus d’un an. A dix euros le bouquin, ça fait cher le recueil de blog… Trop pour moi qui décidais de les lire en bibliothèque. Surtout que l’aspect thématique des ouvrages est plus ou moins réussi. Intéressons-nous ici au jeu vidéo dans ce qui est le premier opus publié.

LeJeuVidéo1Le livre se présente sous un format poche rappelant le manga. Chaque page comporte deux dessins (voire même un seul pour des questions de mise en page) apposés verticalement. Chaque scène présente de nombreux copier-coller ou presque. Certaines modifications apparaissent entre deux cases parfois, mais cela reste léger. Cela explique la pagination, car il n’y a pas tant de scènes que ça. C’est clairement un choix d’édition et on comprend bien vite qu’avec un autre format, on aurait eu droit à un seul recueil à vingt euros.

Street fighter & joystick

Malgré cet effet de répétition, le lecteur en a pour son argent. Les nombreux dialogues rendent la lecture relativement lente et si on a l’impression de tourner les pages à toute vitesse, le bouquin nous occupe un certain temps. Pour « Le jeu vidéo », Bastien Vivès est très à l’aise et il n’y a pas vraiment de déchets dans ses histoires. La qualité des scènes est constante et on sourit beaucoup. Mieux vaut connaître un peu les années 90 car il en est beaucoup fait mention. On parle de joystick et de Street Fighter (visiblement un jeu qui a marqué l’auteur). L’aspect nostalgique est très présent, notamment dans les conflits générationnels.

Le dessin de Bastien Vivès est ici réussi, même si les copier-coller rendent l’exercice un peu biaisé. Son dessin ultra-dynamique fait de touches de noir est reconnaissable et remarquable. Cela reste quand même très statique. Il est cependant impressionnant de voir que l’auteur peut nous faire rire sans même utiliser les expressions de ses personnages…

LeJeuVidéo2

Si les choix éditoriaux sont contestables, la qualité de l’ouvrage ne l’est pas. Drôle et un brin nostalgique, « Le jeu vidéo » se lit avec grand plaisir et vous rappellera vos moments de jeunesse devant la console, un magazine sur les genoux, à essayer de faire un coup spécial jusqu’à l’épuisement.

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Note : 15/20