T’inquiète


Titre : T’inquiète
Scénaristes : Guillaume Bouzard, Fabcaro, B-Gnet, Gillier Rochier, Fabrice Erre
Dessinateurs : Guillaume Bouzard, Fabcaro, B-Gnet, Gillier Rochier, Fabrice Erre
Parution : Janvier 2024


Pendant la pandémie, la fine fleur de l’humour en bande-dessinée se retrouve et monte un projet de bande-dessinée façon cadavre exquis. Au programme : Bouzard, Fabcaro, B-Gnet, Gilles Rochier et Fabrice Erre, rien que ça ! Dans cet ouvrage fictionnel, ce sont pourtant bien leurs alter-egos qu’ils mettent en scène. Le tout est paru chez 6 pieds sous terre, un éditeur parfaitement adapté à ce genre d’ouvrage qui semble provenir des âges anciens du fanzinat. Le livre pèse 160 pages.

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Zeropedia, T2 : Volume 2


Titre : Zeropedia, T2 : Volume 2
Scénariste : Fabcaro
Dessinateur : Julien/CDM
Parution : Avril 2022


Prévu a priori en un seul tome sorti en 2018, « Zéropedia » nous revient en 2022 pour de nouvelles fiches scientifiques décalées. Il faut bien avouer que le format choisi se prêtait particulièrement à une suite, et c’est d’ailleurs ainsi que je concluais ma chronique du précédent. Le tout est publié chez Dargaud pour 108 pages au format carré.

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Moon river


Titre : Moon river
Scénariste : Fabcaro
Dessinateur : Fabcaro
Parution : Septembre 2021


Chaque nouvelle sortie de Fabcaro est désormais attendue avec impatience. « Moon river », le dernier né paru chez 6 pieds sous terre se paie le luxe de paraître dans un format façon « beau livre » des plus élégants. Sa couverture noire fait référence au roman noir, dont l’ouvrage s’inspire. Enfin, « s’inspire »… Connaissant Fabcaro, on est plus dans la parodie que dans l’hommage.

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Zéropédia


Titre : Zéropédia, tout sur tout (et réciproquement)
Scénariste : Fabcaro
Dessinateur : Julien/cdm
Parution : Mai 2018


J’ai beau acheter quasiment tous les bouquins de Fabcaro, j’étais passé à côté de « Zéropédia » publié en 2018. En plus, il s’est associé à Julien/cdm, un auteur dont j’apprécie l’œuvre et le dessin. Cet ouvrage au format carré est une vraie/fausse encyclopédie (l’allusion à Wikipédia est assez limpide) sur des sujets variés. Étant donné le pédigré des deux auteurs, le tout se révèlera forcément sous le trait de l’humour et de l’absurde. L’ensemble pèse 108 pages et est publié chez Dargaud.

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Formica


Titre : Formica
Scénariste : Fabcaro
Dessinateur : Fabcaro
Parution : Septembre 2019


Depuis « Zaï Zaï Zaï Zaï », chaque sortie d’un nouvel ouvrage de Fabcaro est un événement. Après que ses éditeurs aient réédité de nombreux ouvrages et après un « Pause » où l’auteur expliquait la pression qui lui était tombé dessus d’un coup, voilà « Formica ». Ce livre est une histoire longue sur une famille qui ne trouve pas de sujet de conversation au repas du dimanche midi. Si l’angoisse des repas de famille a depuis longtemps été décrite par Fabcaro, « Formica » est plutôt dans la lignée d’un « Et si l’amour, c’était d’aimer ? » Le tout paraît chez 6 pieds sous terre.

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Moins qu’hier (plus que demain)


Titre : Moins qu’hier (plus que demain)
Scénariste : Fabcaro
Dessinateur : Fabcaro
Parution : Mai 2018


Fabcaro inaugure, avec « Moins qu’hier (plus que demain) » une nouvelle collection chez Glénat, baptisé Glénaaarg ! Bâtie sur les cendres du magazine Aaarg. Quoi de mieux que cet auteur, prolifique et à la mode, pour lancer cela ? On essaiera de faire abstraction du bandeau « par l’auteur de Zaï Zaï Zaï Zaï » (pourtant décrié par le dessinateur…) et on se réjouira de ce livre qui doit, après un « Et si l’amour, c’était aimer ? » très réussi. Continuer la lecture de « Moins qu’hier (plus que demain) »

Et si l’amour c’était d’aimer ?


Titre : Et si l’amour c’était d’aimer ?
Scénariste : Fabcaro
Dessinateur : Fabcaro
Parution : Novembre 2017


On avait senti Fabcaro émoussé par le succès de « Zaï zaï zaï zaï ». Il racontait ses difficultés en termes de création d’en « Pause », un livre en roue libre où l’on retrouvait l’humour de l’auteur sans que cela soit transcendant. Avec « Et si l’amour, c’était d’aimer », le dessinateur reprend son entreprise de bande dessinée peu attirante au premier abord, comme une façon de se tirer dans le pied… Ce bouquin n’est rien d’autre qu’un roman photo… Dessiné ! Continuer la lecture de « Et si l’amour c’était d’aimer ? »

Carnet du Pérou

CarnetDuPerou


Titre : Carnet du Pérou, sur la route de Cuzco
Scénariste : Fabcaro
Dessinateur : Fabcaro
Parution : Octobre 2013


Lorsque « Carnet du Pérou » est sorti, j’ai pesté contre Fabcaro. Qu’est-ce qui avait piqué l’auteur pour partir dans un carnet de voyage ? Bien mal m’en a pris, puisque le dessinateur avait créé une supercherie avec ce livre. Il était temps de rattraper mon retard sur ce bouquin, publié logiquement chez 6 pieds sous terre. Continuer la lecture de « Carnet du Pérou »

Zaï zaï zaï zaï

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Titre : Zaï zaï zaï zaï
Scénariste : Fabcaro
Dessinateur : Fabcaro
Parution : Mai 2015


Je suis un grand fan de Fabcaro. Capable d’apprécier autant ses livres d’autodérision que ses strips ou encore ses ouvrages expérimentaux, je fus en joie en voyant un nouveau bouquin sortir, intitulé « Zaï zaï zaï zaï ». Un road-movie paraît-il… Devant les bonnes critiques unanimes et son prix au festival Quai des Bulles, je me le suis procuré, prêt à apprécier cet ouvrage. Le tout est paru chez 6 pieds sous terre pour une soixantaine de pages.

« Zaï zaï zaï zaï » est une auto-fiction. On retrouve Fabcaro au supermarché. Au moment de payer, il s’aperçoit qu’il n’a pas sa carte de fidélité. Commence alors une cavale rocambolesque…

Une cavale d’un nouveau genre.

ZaiZaiZaiZai3Si ce livre est assez différent formellement des autres ouvrages de Fabcaro, il en reprend pourtant toutes les caractéristiques : l’obsession du supermarché, le fonctionnement en strips, l’absurde, l’auto-dérision, le comique de répétition… Fabcaro fusionne le tout dans une aventure complètement absurde. Ainsi, chaque page propose un gag qui fait avancer l’histoire. Le côté extrêmement absurde ferait presque pencher la balance vers l’idée d’un ouvrage expérimental. Mais l’humour développé est grand public, pour peu qu’on soit ouvert aux incohérences voulues du récit. Si voir quelqu’un menacer un vigile avec un poireau ne vous fait pas sourire, vous pouvez passer votre chemin.

La cavale est bien évidemment un prétexte pour parler de tout et de rien. On retrouve  des gags sur l’auteur en lui-même, sur les supermarchés, sur la police, sur les journalistes… L’histoire est ainsi aussi décousue qu’elle est absurde. Et ce, jusqu’à un épilogue réussi. Et si, vu l’humour proposé, on accroche plus ou moins aux situations, on sourit souvent et on rit même de bon cœur devant certains gags.

Au-delà de la qualité intrinsèque de l’ouvrage (et de savoir s’il est drôle ou non), force est de constater que Fabcaro est un auteur qui possède une véritable patte en tant que scénariste. Quand on accroche à son humour, difficile de s’en détacher. On est loin d’un humour formaté et déjà entendu.

Concernant le dessin, Fabcaro délaisse son dessin humoristique pour un trait à la fois plus réaliste et encore plus relâché. Cela donne à son road movie une apparence de sérieux qui tranche encore plus avec l’absurde de l’histoire. Le choix est clairement payant. Fabcaro fait la part belle aux répétitions dans ses pages, mettant l’accent sur les dialogues. Le trait est relevé par une bichromie à la teinte jaune/verte un peu déstabilisante (et honnêtement assez moche). La teinte mise à part, la colorisation donne du volume au trait et reste pertinente.

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« Zaï zaï zaï zaï » est un beau condensé du savoir faire de Fabcaro. Il n’est pas rare de rire devant les péripéties de ce héros du quotidien. Rien que pour cela, l’ouvrage est réussi. Mais quand il faut parler d’autodérision et tacler les angoisses du quotidien franchouillard (karaoké et carte de fidélité de supermarché en tête), il reste l’un des auteurs les plus performants.

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note4

Z comme Don Diego, T2 : La loi du marché

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Titre : Z comme Don Diego
Scénariste : Fabcaro
Dessinateur : Fabrice Erre
Parution : Octobre 2012


Zorro est le héros de mon enfance. Je me rappelle des bons moments passés avec mes parents à regarder les aventures du célèbre justicier masqué. J’avais donc jaugé avec curiosité l’apparition du premier tome d’une nouvelle série intitulée « Z comme don Diego ». La découverte s’était avérée drôle et sympathique. C’est donc en confiance que je me suis offert l’opus suivant paru au mois d’octobre. Il s’intitule « La loi du marché » et nous présente un Zorro bardé de sponsors tel un pilote de Formule 1. Son père, le sergent Garcia, la señorita Sexoualidad ou encore Bernardo l’accompagnent au second plan.

Au-delà de la présence du célèbre Zorro, cet ouvrage possédait un autre atout évident lors de notre première rencontre. Cet aspect était la présence de Fabcaro sur la couverture. J’ai découvert ce scénariste par « Jean-Louis et son encyclopédie » et « Steve Lumour ». Il faisait ici état de son talent à tourner en dérision des personnages de « loser ». Il était donc curieux de voir exploiter le mythe de Zorro dans cet esprit-là. Le premier épisode avait répondu aux attentes, j’en espérais autant du second.

Un Don Diego opposé au héros télévisuel qu’il représente.

On retrouvait donc avec plaisir ce Don Diego maladroit et à l’opposé du charismatique héros télévisuel qu’il représente. On a du mal l’imaginer sauver qui que ce soit tant il a déjà du mal à garder son identité secrète. Nombre sont les gags à se construire sur cette dimension-là. Le justicier pourrait être démasqué des dizaines de fois. Mais ce cher sergent Garcia ne vaut pas mieux que lui. On rit avec bon cœur de la bêtise de tout ce beau monde. Il va sans dire que Don Diego ne se révèle dans ses tentatives de séduction. Son amour et sa bonne volonté ne sont pas reconnus par la señorita Sexoualidad qui pourtant ne brille ni par ses charmes ni par sa classe. Les auteurs arrivent à offrir de nombreux gags sur ce thème sans pour autant se répéter.

Afin d’éviter le côté routinier de ce type de série, Fabcaro décide d’intégrer un nouveau personnage qui apparaît anachronique avec l’univers de Zorro. Il s’agit de Wolverino. La parenté de ce dernier avec le héros des X-Men est évidente. Apparait donc un combat digne des geeks : Zorro contre Wolverino. Rapidement, le choc apparait déséquilibré tant la maladresse de Don Diego est battue à plate couture par l’efficacité de son concurrent aux lames acérées. On découvre donc le héros chercher un emploi plus classique tant sa dimension de justicier a pris du plomb dans l’aile. Cet aspect génère une nouvelle corde l’arc du scénariste et génère ainsi d’autres gags qui pour la plupart nous ravissent. L’album nous présente environ quatre-vingts strips dont la grande majorité fait mouche. On sourit souvent, on rigole de temps à autre. Bref, cet album est un condensé de bonne humeur qui chatouille sans effort nos zygomatiques.

Les dessins de Fabrice Erre collent parfaitement à l’esprit déluré du propos. Les traits tout en rondeur se prêtent au côté « cartoon » des situations. Les expressions graphiques des personnages sont caricaturales et excessives et participent ainsi au plaisir de la lecture. Les pages dégagent une bonne humeur évidente. On apprécie de suivre les courses effrénées du justicier dans ce village du Nouveau Mexique. Les décors sont suffisamment travaillés pour que le dépaysement soit réussi.

En conclusion, « La loi du marché » est un ouvrage des plus honnêtes. Rares sont les albums humoristiques à s’approprier de manière aussi réussie un univers existant. Rien n’est bâclé. Les auteurs montrent une affection certaine pour Zorro et lui rendent un bel hommage en le parodiant ainsi. Les rumeurs laissent entendre que cette série ne connaitra pas de troisième opus par la faute de nombre de ventes décevant. J’en suis triste. Mais cela ne m’empêche d’espérer que ce cher don Diego aura d’autres occasions de nous faire rire. Mais cela est une autre histoire… 

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note3